FERMETURE DE LA SOCIÉTÉ DES JACOBINS
contre eux. Des pamphlets étaient publiés contre la pentarchie, et de coati nuets efforts étaient essayés pour obtenir une émeute en agitant la populace. En même temps on apprenait que le club de Marseille avait brisé le buste de Barras et relevé le buste de Marat ; qu*à Bordeaux, des rixes s'étaient élevées à l'occasion d'un placard anarchiste qu'avaient déchiré quelques jeunes gens. La police était intervenue poqr la défense des Jacobins et avait ordonné de faire feu. Deux ci-^ toyens avaient été tués et il y avait eu un grand nombre de blessés. Les désordres continuèrent pendant plusieurs jours et il y eut encore d'autres meurtres commis sur des citoyens par des agents de police.
Le gouvernement fut obligé d'envoyer des troupes à Amiens pour y empêcher la guerre civile dans les rues. Le parterre avait demandé la reprise d'une comédie appelée V Intérieur d^un comité révolutionnaire^ qui , après le 9 thermidor à l'époque de la réaction , avait eu beaucoup de succès. La police en refusa la représentation. Les spectateurs, en sortant de la salle , parcoururent les rues en criant : « A bas les Jacobins! Vive la République! » Le lendemain, un rassemblement se forma devant l'hôtel de ville en répétant les mêmes clameurs. On tira des coups de fusil par les fenêtres; quelques personnes furent blessées; la garde nationale se réunit et demanda justice du commissaire de police qui avait tiré sur le rassemblement.
Telles étaient les conséquences de la résurrection des clubs; en butte à l'aversion publique, ils étaient protégés par les agents de l'autorité.
Le Direetoire se décida enfin à fermer le club de la rue du Bac. Le 1 2 août au matin , un détachement de