DESCENTE DES ANGLAIS EN HOLLANDE
SouvaroY avait été contraint de continuer sa retraite par le pays des Grisons. La rive gauche du Rhin , depuis sa source jusqu'à Constance , était occupée par l'armée deMasséna^
— « Une bataille de quinze jours sur une ligne de soixante lieues de développement contre trois armées combinées, conduites par des généraux de grande réputation y occupant des positions réputées inexpugna. blés : telles ont été les opérations de Tarmée d*Helvétie. » — Ainsi était résumé le rapport que faisait le général Masséna. C'est un des plus beaux récits de guerre qui se puisse lire; là se trouvent les noms de tous les généraux qui, depuis, ont tant ajouté à cette première illustration. Masséna s'y complaisait à faire valoir le courage de ses soldats et la vaillance habile des chefs qui les commandaient: Soult, Oudînot, Gudin, Molitor, Gazan, Mortier, Lecourbe; un chef d'eseadron d'artillerie légère est mentionné d'une manière toute particulière, il s'appelait Foy.
La Suisse était entièrement délivrée; les passages des Alpes et des Apennins n'étaient plus menacés : l'archiduc ne pouvait plus risquer de s'avancer au delà du Rhin; mais un danger plus imminent avait alarmé le gouvernement et l'opinion publique.
Les Anglais avaient fait une descente en Hollande ; un corps de dix-sept mille Russes devait se joindre à leur armée, que commandait le duc d'York. Un premier débarquement avait été effectué dans les derniers jours du mois d'août, sous les ordres de sir Ralph Abercromby; cette avant -garde était de quinze mille