‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 148 sur 174 · octobre 4799 , 2i vendémiaire an tiii · texte numérisé non relu

octobre 4799 , 2i vendémiaire an tiii

504 DESCENTE DES AlfaLAIS EU HOLLANDE.

hommes seulement. Le général Brane en avait vingtcinq mille en comptant Tarmée batave. Il prit position à Alkmaer, devant les Anglais campés dans les dunes; ils ne purent faire aucun progrès. Le ministère anglais avait compté sur une insurrection de la Hollande, mais il s'était mépris. Le gouvernement de la république batave était dévoué à la France et avait Fappui d'un parti nombreux. La ville d'Amsterdam s'émut d'un sentiment national, elle s'imposa de fortes sommes» leva des bataillons, arma ses batteries, se prépara à une énergique défense contre la marine anglaise qui aurait pu arriver jusqu'à ses murailles. Lorsque le duc d'York eut débarqué le reste de son armée et reçu les auxiliaires russes, il se trouva à la tète de quarante mille hommes; Brune fut contraint à quitter sa position d'Alkniaer; mais le lendemain 19 septembre l'armée anglaise fut moins heureuse; ses attaques furent repoussées, et le général Brune remporta une victoire où les Anglais perdirent trois mille hommes tués ou blessés, deux mille prisonniers, vingt-cinq canons et cinq drapeaux. Le duc d'York se retira dans les dunes. Une autre tentative n'eut pas plus de succès et lui coûta des pertes plus grandes. L'armée anglaise se trouvait ainsi bloquée sur ce rivage à l'entrée de l'hiver sans autre communication ni moyen d'approvisionnement que par la voie incertaine de la navigation, sous l'influence d'un climat humide et malsain. Le duc d'York fit proposer au général Brune une convention ou plutôt une capitulation ^ L'armée anglaise se rembarqua et huit mille prisonniers français furent rendus. L'Angleterre s'était

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