‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 155 sur 174 · BATAILLE D*ABOUKIR · texte numérisé non relu

BATAILLE D*ABOUKIR

tentative d^assaut coûtait la vie à des généraux , à des officiers supérieurs connus et aimés de toute Tannée. Le dernier assaut fut donné le 10 mai et n*eut pas une plus heureuse issue.

Cependant le général Bonaparte avait appris que le gouvernement ottoman préparait une expédition et qu*une armée nombreuse devait être bientôt débarquée fiur les côtes d*Égypte. Il savait aussi que les tribus arabes, fanatisées par des prophètes , étaient en mouvement sur la frontière. Il n'y avait plus d'illusion à se faire sur une marche vers Constantinople; ces Druses, ces Maronites, ces Kourdes, qu'il avait espéré insurger et entraîner avec son armée, s'étaient soulevés contre lui. Aucune espérance ne restait de prendre Saint- Jean d'Acre ; l'armée était découragée jusqu'au mécontentement; le prestige de son bonheur et de sa gloire s'effaçait : il n'y avait donc plus à hésiter; il fallait revenir en Egypte.

Après avoir repoussé plusieurs sorties , l'armée leva le siège, et le 17 mai, elle reprit la funeste route qu'elle avait suivie si inutilement. Une proclamation où le général la félicitait de ses victoires ne pouvait diminuer ses plaintes, mais elle restait patiente et disciplinée. Le 14 juin 1799, le quartier général était an Caire.

Le 12 juillet, cent voiles turques avaient mouillé à Aboukir. I^ débarquement avait commencé et le fort avait été pris. Mais plusieurs jours s'écoulèrent sans que l'ennemi marchât en avant. Il se fortifiait et attendait les renforts que devaient lui amener les mamelukes qu'on avait vus reparaître commandés par Mourad-bey.

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