‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 18 sur 174 · AMBASSADE DR JOSEPH BONAPARTE · texte numérisé non relu

AMBASSADE DR JOSEPH BONAPARTE

ne souffrirait pas que le Pape chargeât du commandement de ses troupes un général autrichien. — « Ce fut un coup de foudre pour lui, » écrirait Tambassadeur".

Le secrétaire d'État était alors le cardinal Doria, iqui n'appartenait point à la faction autrichienne et qui était plutôt bienveillant pour les Français; mais comme il n'avait ni opinion ni volonté, et qu'il conservait tous les employés secondaires précédemment placés par les cardinaux Busca et Albani, le gouvernement était réellement entre leurs mains'; ils continuaient à pratiquer leur même politique d'autant plus hardiment qu'ils n'étaient point responsables.

Ainsi ils ne tenaient aucun compte des volontés du gouvernement français ou du général Bonaparte que faisait connaître l'ambassadeur. Vainement il demandait la mise en liberté des hommes qui étaient détenus pour leurs opinions poUtiques ou leurs manœuvres séditieuses ; bien plus , ils persistèrent à appeler le gé néral Provera au commandement des troupes romaines ; il vint à Rome.

Le général Bonaparte était encore à Milan. Il écrivit aussitôt à son frère* : — «Vous déclarerez présentement à la cour de Rome que si elle reçoit à son service aucun officier qui soit ou qui ait été au service de l'empereur, la guerre se trouvera déclarée. Si vingtquatre heures après la présentation de votre note, le général Provera n'est point sorti des États de Sa Sainteté, vous quitterez Rome. Dans votre conversation avec le Pape, vous lui ferez connaître que je viens d'envoyer trois mille hommes à Ancône, lesquels ne rétro-

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