Milan, 44 novembre
AMBASSilDE DE JOSEPH BONAPARTE. 75
graderont que lorsque M. Provera et tous les autres officiera autrichiens auront quitté le territoire de Sa Sainteté.
i< Vous ferez connaître au secrétaire d'État que si Sa Sainteté se porte à faire exécuter aucun des détenus que vous avez réclamés, la république française , par représailles, fera arrêter les attenants du cardinal Busca et des autres cardinaux qui égarent la cour de Rome.
€ Si les circonstances sont telles que vous deviez quitter Rome, vous pouvez vous rendre à Florence ou à Ancone. Vous ne manquerez pas de faire connaître à Sa Sainteté et au secrétaire d'État, qu'à peine vous aurez quitté le territoire, vous déclarerez la réunion d'Ancône à la Cisalpine. Vous sentez que cette phrase doit se dire et non s'écrire. »
Le général Provera s'éloigna dans les vingt-quatre heures et se retira à Naples; la plupart des détenus politiques furent mis en liberté.
L'autorité du gouvernement pontifical ne subsistait plus. Rome était à la merci du Directoire et de l'armée d'Italie. Rien ne pouvait prévenir la révolution , prévue depuis longtemps et maintenant excitée et protégée; les séditieux et les conspirateurs agissaient ouvertement, grâce aux franchises que l'ambassadeur de France avait réclamées pour eux. Comme s'ils avaient eu besoin d'auxiliaires et d'instructeurs, le gouvernement français avait donné des passe-ports pour Rome au citoyen Rossignol et à quelques jacobins trop forcenés pour qu'on les gardât à Paris. Le ministre des relations extérieures les avait recommandés * au général