novembre
écrivait au général Bonaparte pour le prier de le ser- \\r auprès du Directoire. Mais déjà ses relations avec son ancien chef n'étaient plus les mêmes ; il ne témoignait aucun désir de servir désormais sous ses ordres. — a Si on me donne ma retraite, je vous prie de vouloir bien employer à Tarmée d'Angleterre deux de mes aides de camp , qui serviront la République avec le même zèle et la même ardeur qui ont caractérisé toujours les troupes du Rhin.... Ils pourront^ comme moi j s'incliner devant les talents, mais jamais devant laudace. Quoique j'aie à me plaindre de vous, je m'en séparerai sans cesser d'avoir pour vos talents la plus grande estime. »
Le général Bonaparte ne s'offensa point de cette lettre, n répondit* : « Le Directoire s'empressera, à ce qu'il m'a assuré, de saisir les occasions de faire ce qui pourrait vous convenir. Il vous laissera le choix de prendre soit le commandement des îles ioniennes , soit une division de l'armée d'Angleterre, augmentée des troupes que vous aviez à l'armée de Sambre-et-Meuse, ou même une division territoriale, celle de Paris, par exemple. Personne ne fait plus de cas que moi de la pureté de vos principes , de la loyauté de votre caractère et des talents militaires que vous avez développés pendant le temps que nous avons servi ensemble. Vous seriez injuste si vous en doutiez un seul instant. Dans toutes les circonstances je compterai sur votre estime et votre amitié. »
Peu après le général Bonaparte lui écrivit : — a J'aurais fort désiré vous avoir avec moi en Angleterre, mais il paraît que le gouvernement croit votre présence