‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 52 sur 174 · MISSION DE FRANÇOIS DE NEUFCHÀTEAU · texte numérisé non relu

MISSION DE FRANÇOIS DE NEUFCHÀTEAU

il avait été un moment honoré lui donnait assez d'ioiportance pour qu'il fût employé utilement dans les négociations. Il fut non pas envoyé au congrès , mais chargé de conférer avec le comte de Cohenzel. Le prétexte de cette mission était de réclamer une réparation authentique des procédés injurieux que le gouvernement autrichien avait eus à l'égard du général Bernadotte, ambassadeur de France. On avait déjà l'assurance que la cour d'Autriche ne chercherait pas dans cet incident un motif de rupture; il était probable qu'elle ne reconnaîtrait pas qu'il y eût de sa part aucune oCTense contre la France et son représentant. Mais, sous cette apparence, le but réel de la négociation était de traiter, avec le signataire de la paix de Campo-Formio, les questions dont le congrès s'occupait depuis six mois sans pouvoir les résoudre. En effet, il était évident que la solution dépendait d'un concert préalable entre la France et l'Autriche. Il s'agissait de mettre à exécution les articles secrets du traité et peut-être de réaliser certaines hypothèses , dont le général Bonaparte et le comte de Gobenzel s'étaient confidentiellement entretenus dans leurs conversations de Passeriano. Au moment où il avait été réglé que l'un et l'autre se retrouveraient au congrès de Rastadt , le Directoire s'était flatté que les affaires seraient aiusi terminées entre eux, puis imposées à la députation de l'empire.

Maintenant, quelle ressemblance pouvait-il y avoir entre les décisions du vainqueur de l'Italie déjà acceptées par le plénipotentiaire à qui il avait imposé la paix , et des conférences avec M. François de Neufchâteau. Elles ne furent pas tenues à Rastadt; un article de la Constitution interdisait au Directeur, qui venait

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