MISSION DE FRANÇOIS DE NEUPCHÂTEAU
offrait le consentement de l'Autriche à l'incorporation du Piémont à la France, sous la condition qu'elles abandonnerait toute l'Italie à la puissance de l'empereur. 11 livrait aussi les arrangements de TAUemasçrie au Directoire, pourvu qu'une grande partie de la Bavière fût attribuée à TAutriche. De semblables propos n'appartenaient pas à une véritable négociation; ils constataient seulement que Tune et l'autre puissance voulaient des choses impossibles
Après dix-huit conférences, François de Neufcliâ— teau signifia un ultimatum du Directoire et refusa do recevoir une note, qui en discutait les conditions; le comté de Côbenzel déchira la note et déclara que la eonférence était rompue *. Il quitta Rasladt et retourna à Yienne, laissant M. de Lehrbach comme représentant de l'Autriche au congrès. Afin de monti'er que les relations des deux pays né cessaient point d'être amicales, les présents d'usage furent remis au comte de Côbenzel. il reçut sur une boîte enrichie de diamants le portrait du 'général Bonaparte. Le Directoire ne prit pas garde que c'était' déjà le reconnaître comme souverain. Il fut l)ient6t manifesté que TAutriche se préparait à changer de système. A peine arrivé à Vienne, le comte de Côbenzel reçut la mission de se rendre ;i Berlin et à Saint-Pétersbourg.
' Les événements de la guerre venaient compliquer et compromettre les négociations, qui déjà ne semblaient plus destinées à conserver la paix sur le continent. Les Anglais avaient tenté une descente à Ostende. Après avoir jeté quehpies bombes dans la ville, ils avaient débarqué environ quatre mille hommes sur