‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 66 sur 174 · LES FRANÇAIS ENTRENT A NAPLBS · texte numérisé non relu

LES FRANÇAIS ENTRENT A NAPLBS

La conspiration républicaine ne s'endormait point; menacés par la fureur populaire i les chefs de cette raetion devenaient de plus en plus impatients de voir arriver les Français. Ils avaient promis au général Championnet de lui livrer le fort Saint-Ëlme. Le commandant était de leur parti , mais la garnison se corn» posait de lazzaroni très-exaltés; on trouva moyen d'introduire dans la forteresse un certain nombre de gens dévoués aux républicains qui désarmèrent les lazzaroni. Championnet fut informé qu'on avait tenu la promesse qui lui avait été faite.

Son armée s'était approchée jusqu'à Âversa. Une colonne y partie de Bénévent, traversa le passage des Fourches Caudines, mais non sans y éprouver une forte résistance. La division Broussier y perdit quatre cents hommes. — Le 21 janvier, vingt-deux mille Français étaient sous les murs de Naples et commencèrent l'attaque sur quatre points différents. La porte de Gapoue fut forcée et la colonne du général Duhesme entra dans la ville. Dès qu'il fut engagé dans les rues , une batterie de canons fut démasquée; des coups de fusil étaient tirés par les fenêtres. Le général Mounier fut tué. Il fallut se retirer après avoir perdu beaucoup de inonde. Mais le général Duhesme revint à la charge, en prenant plus de précautions , en brûlant les maisons à mesure qu'il avançait, et il s'établit dans la place de r^poue. Les autres colonnes avaient réussi dans leurs attaques» mais sans pénétrer dans l'intérieur de la ville.

Le général Championnet ne voulut point ruiner et incendier cette noble ville, ni sacrifier ses soldats dans une guerre des rues. Il écrivit une lettre aux autorités

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