‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 80 sur 174 · ABDICATION DU ROI CHARLES - EMMANUEL · texte numérisé non relu

ABDICATION DU ROI CHARLES - EMMANUEL

avec lui. Mais son espoir a été lâcliemenl trahi, et il ordonne aujourd'hui à son général de venger l'honneur de la grande nation» de ne plus croire à une cour infidèle à seô traités , et d assurer au Piémont la paix et le bonheur. .

a Tels sont les motifs de l'entrée de l'armée française en Piémont. — Tous les amis de la liberté sont mis sous la sauvegarde de l'armée française et invités à s*unir à elle. — Les propriétés, les personnes et le culte seront respectés. — L'armée piémontaise fait partie de Farmée française. Ceux qui s'opposeront à main armée à l'entrée des Français seront poursuivis à outrance. »

Les divisions Victor et Dessoles avaient passé le Tessin à Buffalora, étaient entrées à Novare par ruse et se trouvaient déjà devant Verceil; d'un autre côté, Suze, Coni, Alexandrie furent surpris et les garnisons faites prisonnières. Le général Montrichard poussa jusqu'à Asti, et plaça ses avant*postes à la Superga, sur cette longue montagne boisée qu'on appelle la colline de Turin.

Grouchy ordonna aux ambassadeurs de la France et de la Cisalpine de s'enfermer dans la citadelle. Cependant la guerre n'était point déclarée; cette marche soudaine de l'armée française avait été tellement inattendue que le gouvernement n'avait donné aucun ordre , et que les garnisons ne savaient pas si elles devaient se défendre. La forteresse de.Chivasso, voisine de Turin, avait été aussi surprise.

I^ général Grouchy n'en continuait pas moins à assurer le gouverneur de Turin qu'il s'agissait seulement de mesures de précaution , mais que si un seul ami de la liberté, soit français, soit piémontais , était

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