I" mars
amis des Français; enfin arrivèrent les troupes françaises.
Elles étaient commandées par le général Grouchy. A son approche les rebelles s'étaient dispersés ; le calme fut bientôt rétabli. Grouchy se montra modéré et humain. Mais avant son arrivée, Âcqui, déjà pillée par les rebelles, avait été livrée aux soldats. Un village où un officier français avait été massacré fut livré aux flammes. Le médecin, qui commandait l'autre bande , avait été fusillé à Alexandrie. La commission de gouvernement, de concert avec le général Grouchy, ne rechercha point les coupables. Cette foule populaire 11 avait pas apprécié le danger; elle s'était exaltée par (les nouvelles fausses et absurdes; l'épouvante avait promptement succédé à une folle présomption.
Quand la réunion eut été votée , la commission cessa ses fonctions et le Directoire envoya, pour installer Vautorité et les lois françaises , un commissaire , homme peu connu, ancien conventionneP. Il se nommait Musset. Avant la Révolution, il avait été prêtre. Par peur et par médiocrité de caractère , plus que par opinion, il avait toujours voté et quelquefois parlé comme les Montagnards.
Mais les temps avaient changé, et il se comporta dans cette mission en homme raisonnable et honnête , accordant sa confiance au parti français, c'est-à-dire aux modérés plutôt qu au parti italien révolutionnaire.
Le Piémont était conquis; Naples était au pouvoir «le l'armée française ; mais pour accomplir entièrement