Avril
dans son vaste territoire. Sa situation élait toutefois très-précaire. Le général Berthîer, pendant qu'il commandait Tarmée d'Italie, ayant en même temps mission (l'être trésorier pour l'expédition d'Egypte et de pressurer la péninsule, demanda une contribution d'un million aux Lucquois*. Cependant, la constitution aristocratique subsistait toujours. Le sénat cherchait à prévenir sa ruine; il célébrait des fêtes en Tbonneur de la liberté ; il envoyait des agents* à Paris, afin d'obtenir sa conservation.
Le sort de la république deLucques fut enfin décidé. Le général Serrurier y entra avec six mille hommes', et mit aussitôt le scellé sur les caisses publiques. Les soldats et même les habitants de Lucques furent désarmés; l'argenterie et les chevaux des nobles furent mis en réquisition. Les détenus politiques furent libérés. Une contribution de deux millions fut exigée, ainsi qu'une réquisition pour l'habillement de iarmée.
Le 1 5 janvier, le sénat déclara que la noblesse était abolie et proclama la souveraineté du peuple. En même temps, il promit de présenter une nouvelle constitution; mais les révolutionnaires déclarèrent qu'ils n'en voulaient pas d'autre que la constitution française. Serrurier leur donna satisfaction; ils eurent, ainsi que les autres républiques, un directoire et deux conseils, nommés d'abord par le général. Un autre parti eût préféré la réunion à la république cisalpine.
Le général Serrurier avait une autre mission à remplir. Une division napolitaine venait de débarquer à