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LB8 GRISONS OCCUPÉS PAR l'aUTRICHE. 351
Le résident firaoçais , dans une note remise à la régence de Coire ^ répliqua en disant que le gouvernement de la République avait promis de respecter l'indépendance, la liberté et le vœu de la nation des Grisons ; qu'ainsi, il ne permettrait pas que cette indépendance^ cette liberté et ce vœu souffrissent la moindre atteinte.
Le sui&age populaire fut consulté ; onze communes votèrent pour la réunion ; quinze pour Tajournement ; trente-six contre la réunion. Les votes de la ville de Coire furent presque unanimes ; les esprits étaient très-animés; cette délibération ne fut point calme; elle donna lieu à quelques troubles; Topinion contraire à la réunion était exaspérée et violente *.
Florent Guyot déclara qu'il ne pouvait reconnaître comme véritable ce vote d un peuple égaré par les menées perfides d'une faction ^ qui avait vendu sa liberté et son bonheur aux ennemis.
Des mouvements désordonnés troublèrent plusieurs communes ^ et quelques partisans de la réunion et de la France furent maltraités ou chassés. Le résident français demanda satisfaction ; il ne l'obtint pas et se retira à Bregentz sur la rive orientale du lac de Constance.
Le Directoire donna ordre au général Schauenbourg d'entrer dans le pays des Grisons. Le cabinet de Vienne fit savoir qu'il regarderait cette invasion comme une déclaration de guerre ; un contre-ordre fut envoyé. Déjà un détachement autrichien s'était avancé par le Voralberg jusqu'à la frontière du pays des Grisons.
Une diète générale des Trois-Ligues fut convoquée