LES GRISONS OCCUPÉS PAR L*AUTR]CHE
pour le 1 2 septembre. L'attitude que les Autrichiens avaient prise donna courage et prépondérance au parti aristocratique. 1/ancien gouvernement fut rétal>Ii dans sa forme; les nobles bannis furent rappelés, et la puissante famille des Salis se retrouva à la tête du gçouvernement. Un d'eux fut chargé du commandement d'un corps destiné à la défense du territoire.
Le Directoire chargea ses plénipotentiaires, au congrès de Rastadt y de demander des explications au ministre d'Autriche, en offrant de régler de commun accord entre les deux puissances les questions relatives aux Grisons. — « Le territoire des ligues grises , répondit le comte de Lehrbach, est l'entrée la plus directe pour pénétrer dans les États héréditaires de Tempereur; les passages des montagnes sont des points de défense pour l'Italie et pour le Tyrol; les ligues grises sont donc le rempart des provinces autrichiennes; les livrer à la France ce serait lui donner la clef de TAutriche. La maison impériale a des liens intimes avec les ligues ; elle y possède, à titre de co-État, des domaines considérables. La charge honorifique d'échanson lui donne héréditairement place dans le gouvernement; Tévèque de Coire et l'abbé de Dissentis sont princes de l'empire d'Allemagne. La maison de Lichtenstein et d'autres maisons souveraines sont grands propriétaires dans le pays des Grisons. Sa Majesté impériale est donc tenue de s'acquitter fidèlement des obligations qui lui sont imposées par les traités et n'y manquera point; elle espère néanmoins que cet incident n'entraînera point une rupture avec la France. »
Les plénipotentiaires français se bornèrent à transmettre les explications au Directoire.
Pendant cet essai de négociation, le résident Florent