‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 98 sur 174 · LR8 GRISONS OCCUPÉS PAR L*AUTRICHE · texte numérisé non relu

LR8 GRISONS OCCUPÉS PAR L*AUTRICHE

Guyot n'avait point cessé d'encourager et d'exciter le parti démocratique, eu promettant l'appui de la France. Le 5 octobre, un rassemblement armé se forma à Mayenfeld; mais la population était contraire, elle cerna les conjurés et les désarma. Trois cents parvinrent à se réfugier en Suisse.

Florent Guyot demanda réparation des outrages faits aux Français qui s'étaient mêlés aux séditieux, et menaça la régence de l'entrée immédiate des troupes françaises, si elle ne prononçait pas sur-le-champ la réunion à la république helvétique. Il donnait en même temps sa parole d'honneur que l'empereur s'était engagé à ne pas soutenir les Grisons.

La régence ne fut pas intimidée et répondit avec fermeté. Il demanda une audience où, changeant de langage, il assura que le Directoire respecterait la constitution du pays. Offensé de Taccueil qu'il reçut, il quitta encore une fois les Grisons^ en écrivant une lettre injurieuse.

Cependant, le cabinet de Vienne encouragé par les hésitations du Directoire qui ne savait pas arrêter les démarches de ses agents, ni résister à l'impulsion du parti dont l'appui lui était nécessaire, mais qui, en même temps, s'efiErayait du renouvellement de la guerre, se résolut à braver son mécontentement. Le comte de Bellegarde occupa le territoire des Grisons* à la tête d'un fort détachement : c'était sur la demande formelle de la régence que ce secours lui était donné. Le général français qui commandait à Ragatz, sur la frontière de Saint-Gall et des Grisons, fit demander des explications, et le commandant autrichien

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