‹ Histoire du dix-neuvième siècle;Chapitre 66 sur 88 · DESASTRE DE MOSCOU. 59ÎJ · texte numérisé non relu

DESASTRE DE MOSCOU. 59ÎJ

ttès-vrai potir les maisons: un Russe avec Hne hache, construit si vite une maison! Mais les hommes (cent, deux cent mille pauvres), qu'allaient-Hs devenir à Feutrée du terrible hiver ? Avant la destructioo de deux: cent mille Françaiis, on allait tuer deux cent mille Russes !

Grand crime ! et tout cela pour faire un auPre crime, une atroce calomnie, pour faire croire aux bons Russes r ce Que Parmée franco-polonaise avait brûlé Moscou. » G'est-à-dire pour créer des haines éterndiles'.

Kutuzow, nous voyant enferméif là àpeu prèssans cavalerie, put, â son aise, prom^ener son armféeto^t autour, lui montrer le gouffre de flammes^ dire : c< "Voilà Touvrage des Français 1 »

C^était fout le contraire. L'Empereur voulait sauver Moscou, et d* abord y avait défendu le pillage. Il n'osa persister, et en cela il servit Eutuzow et se perdit lui-même. Car Moscou contenait encore desressources qu'on aurait pu sauver de Tincendie. De plus, le paysan, qui, malgré les Cosaques, attiré par le gain, apportait ses denrées, ne vint plus dès qu'il vil cet immense désordre, où Taveugle soldat le dépouillait lui-même, lui son salut, son nourricier.

L'Empereur permit tout. Pourquoi? Il savait que ces braves qui revenaient d'Espagne (tout au moins les plus vieux) n'étaient nullement contents de se voir traînés au bout du monde dans une expédition que

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