LIVRB I. SOURCES DU DROIT GERMANIQUE
qu'il a été publié entre l'an 502, époque à laquelle Goudebaud promet celte publication, et Tan 516, date de la mort du roi.
Le droit romain que nous présente le Papien, est bien mêlé» bien altéré. L'exemple le plus frappant de ces altérations est celui-ci : le wergeld ou composition germanique est introduit parmi les Romains. Après avoir mentionné les tarifs, le fl25J rédacteur ajoute : « Hoc ex prœcepto domni régis convenit observari*. »
Bibliographie Dtj§ l*^ — Bluhme a édité la loi Gombette dans les Leges de Pertz (t. III, pp. 525-578). Cette édition a été vivement critiquée par Rom. Hubé dans la Rev, hist. de droit franc, t. XIII, p. 209 et suiv., et par Boretius dans Hist, Zeitschrift, t. XXÎ, 1869, p. 9. Ces articles sont à lire. On y verra notamment comment une édhion ancienne, qu'on croit démodée, se peut recommander par des mérites qu'on ne lui soupçonnerait pas. C'est la vieille édition de du Tillet, qui, en face de Pédition de Bluhme, garde^ d'après Hubé et Boretius, une valeur considérable. En voici le titre : Aurei venerandœque œtatis libelli Salicam legem continentes, item Leges Burgundionum, Alamannorum, Saxonum, Paris, 1573. Bluhme a répondu aux critiques qui lui avaient été adressées, dans une brochure intitulée : Die neueste Ausgabe der lex [Burgundionum zur Abwehr, dans Literaturbericht, p. 236. — Une édition qui a pour base celle de Bluhme a été donnée par Binding dans Fontes rerum Bernensium, Berne, t. l«r, 1880-1882, pp. 90-134. -^ Y dlenim-Smiih, La loi Gombette, Reproduction de tous les manuscrits, Paris, 1889-1890, 14fasc. in-4». — La dernière édition a été donnée par M. L. R. de Salis, Leges Burgundionum dans les Monumenta Germanise historica, Leges, Sectio I, Leges nationum Germanie carum, t. II, Pars I, Hannoverœ, 1892, in-4^.
Bluhme, Das west^burgundisches Reich und Recht, dans Bekker et Muther, Jahrbuch des gemeinen Rechts, 1. 1*', 1857, p. 48 et suiv. — Jahn, Geschichte der Burgundionen, 1874, t. II. — Brunner, Deutsche Rechtsgeschichte, t. I*',
1 Sa r les autres lois barbares que je n'étodîe pas ici, ▼oici quelques reoseigaemeuts bibliographiques sommaires : la loi des Lombards, très importante (commentée en Italie jusqu*eQ plein moyen &ge, encore citée dans le royaume de Naples an milieu du xvi« siècle), est imprimée dans les Leges de PertE, t. IV ; la loi des Bavarois, celle des Frisons et celle des Alamans daus le tome IH, publié en 1863; puis, de nouveau, celle des Mamans, par Lehmano, dans les mômes Monumenta, série io-4«, Hannoverœ, 1888. La loi des Auglo-Saxons a été publiée par Scbmid, en 1858 (2« édition), et, plus exactement, par Liebermaoo, Die Gesetze der Angelsacheen^ (Halle A. S., 1898-1899, 2 fasc. io-fol.); celle des Thurioges, par Gaupp, en 1834, et par F. de RicMbofen dans Pertz,; t. V, p. 103 et suir. Enfin, il est toujours commode, quoiqu'un peu périlleux, de se reporter au Corpus juris Germanici de Walter.
BIBLIOGRAPHIE DBS LOIS BUROONDES.
^887, § 44, pp. 332-339. -— R. Dareste, La loi Gombette, in-4« (Extrait du Journal des Savants, juillet 1891). — H. Beauae, Les faramanni Burgondes dans la loi Gambette (Présenté à f Académie des Siences, belles-lettres et arts de Lyon, 27 juin 1893), ia-4». — Zeumer, Zur Textkritik und Ge- Sckichte der lex Burgundionum dans Neues ArchiVf t. XXV, livr. 2, Leipzig, 1900, pp. 257-290.
Bibliographie du § 2. — Barkow, Lex Romana Burgundionum^ Gryphiswaldis, 1826. ^ La dernière édition du Papien a été donnée par Bluhme, dans Pertz, Leg,, t III, p. 179 et suiv. Reproduction dans Fontes rerum Bemensium, t. !•', Berne, 1880-1882, pp. 135-i52. -^
Savigny, Geschichte des rôm. Rechts im Mittelalter^ t. II, §§ 3 à 1 1 . — Giraud, Histoire du droit romain, Paris, 1841, pp. 397-399. — Ginoul- .\.;^
biac. Des recueils de droit romain dans la Gaule sous la domination des '~ f^
Barbares, dans Revue historique de droit français et étranger^ 2» année, . r^
1856, pp. 539-585. — Bluhme, Ûber den burgundischen Papianus, dans /^
Bekker et Muther, Jahrbuch des gemeinen deutschen Rechts^ t. Il, 1858, -;i\
p. 197 et suiv. — Brunner, ouvrage cité, t. 1», § 49. ^l