LIVRE II. LES PERSONNES
béiens riches de recevoir les ordres*. Les lois de l'Eglise défendaient aux clercs de porter les armes ; voilà pourquoi, sous les Mérovingiens, on ne pouvait être ordonné clerc sans la permission du roi ou de son représentant*. Ce principe qui subsistait au temps de Charlemagne' parait avoir disparu ensuite assez vite.
[269] L'esclave ou le colon ne pouvait entrer dans le clergé sans la permission de son maître^; ce consentement devait se manifester par l'affranchissement*. On retrouve au moyen âge cette nécessité de la permission du maître : le serf (l'ancien esclave) ne peut entrer dans les ordres sans la permission de son sei*
gneur *.