LIVRE II. LES PERSONNES
colonicâs^ en français colonges. Nous possédons de petites constilutions qui régissaient, au moyen âge, ces colonges, notamment en Alsace. Elles sont pour Thistorien du plus haut intérêt. Quelques-unes de ces colonges subsistaient encore au xvm* siècle. Elles se signalaient par une organisation libre et par des franchises qui souvent portaient ombrage aux seigneurs dont elles relevaient *.
La loi Salique ne mentionne pas le colonus^ mais elle s'oc- [306] cupe du Bomanus tributarius*, qu'elle distingue du Romain, homo possessor. Ce Romanus tributarius, c'est le Romain non propriétaire, habitant la campagne, ordinairement colon. Ce mot tributarius se présente dans un texte wisigothique avec le sens très net de colon. Il y est question du partage des enfants dn tributarius^.