‹ Histoire du droit civil françaisChapitre 326 sur 648 · LIVRE tll. LA FAMILLE · texte numérisé non relu

LIVRE tll. LA FAMILLE

ces trop commodes unions en imposant, sous peine de nullité, à partir du 1" janvier 1857, une résidence en Ecosse de vingt et un jours, à l'un des contractants *.

Ces mariages dont on a tant parlé ne sont point une invention du droit écossais : ils s'expliquent, comme presque toutes les bizarreries juridiques, par la persistance d'un- état ancien qui s'est maintenu sous une forme particulièrement piquante et originale.

Le maréchal-ferrant et son registre ne sont pas, bien entendu, nécessaires par eux-mêmes à l'existence du mariage : ils ne sont qu'un moyen de preuve. Un Ecossais et une Ecossaise échangèrent tout simplement, en 1804, une déclaration écrite constatant qu'ils se prenaient pour mari et pour femme : en 1811, les tribunaux écossais reconnurent l'existence de ce mariage*. Cette décision est conforme à l'ancienne jurisprudence canonique. Elle est fondée en doctrine, et la doctrine elle-même est parfaitement consciente de ses origines '.

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