LIVRE m. LA FAMILLE
années du xv* siècle, conservées non en original, mais dans une copie de 1415 (n. st.) *•
L*un des curés bourguignons dont nous avons les écritures n'inscrivait pas tous les mariages et toutes les sépultures, mai& simplement les cérémonies pour lesquelles il lui restait une question d'argent à régler. L'autre semble avoir été plus complet, mais ses préoccupations sont exactement les mômes.
L'usage de ces écritures se répandit peu à peu ' et tendit à rendre des services, non plus seulement aux curés, mais à tous.
Intervention de t autorité civile et du concile de Trente. — [462] A partir du xvi* siècle, Tautorité royale intervient et se préoccupe de la tenue des registres de paroisses. Le concile de Trente prend, de son côté, deux décisions générales d'une grande importance. Voici quelques détails.
En 1539, une ordonnance de François !•' établit des registres de baptêmes. Ce qui est dit à ce sujet est fort net; c*est depuis 1539 que les registres de baptêmes servirent à faire la preuve de l'âge d'une personne. « Ainsi sera fait registre, en forme de preuve, des baptêmes qui contiendront le temps et l'heure de la nativité, et par l'extrait dudit registre se pourra prouver le temps de majorité ou minorité et sera pleine foi à ceste fin '. »
L'article suivant veut que ces registres soient visés par ui> notaire pour plus de garantie, « afin qu'il n'y ait faute auxdils registres. »
La même ordonnance prescrit aussi la tenue de registres de décès, mais ces registres de décès n'ont plus du tout le même caractère. Il s'agit uniquement du décès des ecclésiastiques pourvus de bénéfices. La date de la mort pouvait, en ce cas, avoir beaucoup d'importance pratique à divers points de vue. Od
1 Cf. Harold de Footenay doot je reproduis souvent les expressions dans Bihl, d» fEcoU det charkt, 6* série, t. V, pp. 546, 547 ; Les, Enregittrement det décèt êl des tMriaget au xiv* tiécle, ibid., l LI, p. 376.
3 On conserve les actes de Tétat civil de Montarcber (Loire), pour les années 1464 et 1470. Ces curieux textes contiennent des mentions d'honoraires pour les enterrements. Je remarque quelque ciiose d'analogue à l'occasion d*un mariage. Rien de ce genre pour les baptêmes {Uutée des Archives départemenialetj Paris, 1878, pp. 311- 322, n* 135).
' Isambert, t. XII, p. 610.