LIVRE m. LA FAMILLE
L'Eglise continue à tenir des registres de baptêmes et de mariages : ce sont des aïeux qu'une jeune postérité, représentée par les registres des municipalités, n'a point supprimés. On sait que, dans les communes du département de la Seine, à la suite des incendies allumés par la commune en 1871, les registres tenus par les ministres des différents cultes ont repris une valeur légale. Ils ont été utilisés pendant quelque temps pour suppléer aux actes de naissance détruits. Enfin, ils ont servi à la reconstitution des registres de Tétat civil*. C'est, à ma connaissance, la {464] seule circonstance où les registres modernes des paroisses aient joué, en ce siècle, un rôle officiel.
Bibliographie. — E. Egger, Observations historiques sur rinstitution qui correspondait chez les Athéniens à notre état civil, et explication de tinscription inédite d'une plaque de bronze provenant d* Athènes, dans Revue archéoL, nouvelle série, 2» année, t. IV, p. 169 et suiv. — Taillandier, Notice historique sur les anciens registres de Vétat civil à Paris^ dans Annuaire de la Société de l'histoire de France, 1847, p. 200 et suiv. — Harold de Fontenay, Recherches sur les actes de l'état civil aux xiv* et xv* siècles^ dans la BibL de l'Ecole des chartes, 6* série, t. V ; j'ai fait un grand usage de cet article. — Merlet, Des actes de l'état civil au xv* siècle et particulièrement de ceux de la Madeleine de Châteaudun, Chartres, 1857. — Loir, De l'état civil des nouveau-nés, Paris, 1865. — Chaverondier, Registres des baptêmes, mariages et sépultures de Montarcher, 1459-1S70 (Départ, de la Loire), dans Musée des Arch. départ,, 1878, p. 317 et suiv. — Lex, JEnregistrement des décès et des mariages au xiv* siècle, dans BibL de VEcole des chartes, t. Ll, p. 376. — Gaston Jèze, Les registres de naissance à Rome, Paris, 1894 (Extrait de la Revue gén. du droit).
i Voyez lois des 10-12 juillet IS^l, du 12 février 1872, des 13-22 février 1873, décret des 30-31 décembre 1873. Il ne faut pas chercher dans les Livret de raistm Torigine de dos registres de l'état civil; mais ils s'y rattachent de trop près pour D*eD pas dire ici un mot. On appelle Livres de raison les livres sur lesquels ua chef de famille consignait les événements les plus importants, intéressant la famille : tout naturellement les mariages, les naissances et les décès y jouaient le plus grand rôle. Quelquefois môme ces notes sont exclusivement consacrées à ces dernières constatations. Depuis une trentaioe d'années, on s'est beaucoup occupé des Livres de raison, assez répandus dans le midi de la France : tel de ces Livres de raison publié par M. de Hibbe constitue un petit tableau exquis d'une famille au xvi« siècle. Il fut question, en Tan VI, d*organiser légalement les Livres de famille ou Livres de raison. Voyez : Guigue, Le livre de raison d*un bourgeois de Lyon au xtv^ siècle; L. Guibert, dans Bulletin de la Société archéoL et hist. du Limousin, t. XXIX, pp. 232, 260, 264; de Ribbe, Une famille au xvr«sièclej 2* édiL, Paris, 1868; Denys d'Aussy^dans Hetme des quett. hist., 18* année, livr. 69, p. 239; Guibert, Nouveau recueil de registres de* mesliques limousins et marchais, Limoges et Paris, 1895-1903, 2 vol.