‹ Histoire du droit criminel de l'EspagneChapitre 6 sur 87 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

négliger absolument des appuis semblables , ont demande' à i'Inquisilion un instrumenlum regni bien plus puissant encore, en présence duquel devaient tomber presque partout l<^s liberlés des provinces et les privilèges de l'aristocratie, fondés sur des traditions anciennes et respectées.

On ne saurait donc nous opposer TEspagne comme donnant un démenti formel aux lois générales de l'histoire; les mêmes évoluiions s'y sont accomplies sous des formes originales et particulières h ce pays.

On a cru pouvoir encore attribuer a TEspngne d'autres institutions sui generis. On a prétendu que les privilèges aristocratiques, qui se sont défendus avec tant d'opiniâtreté contre le pouvoir royal, n'avaient pas une couleur entièrement féodale comme en France et en Angleterre. Sur ce point, il faut distinguer. Quelques-uns des caractères féodaux ont pu ne pas se rencontrer en Cas^ tille; mais ils se retrouvent à peu près tous en Aragon.

La féodalité , établissant un lien hiérarchique entre les diverses classes, donna à l'aristocratie aragonaise une cohésion très-forte qui n'exista pas au même degré dans l'aristocratie castillane. Les grands de Gastille, dont quelques-uns possédaient des provinces entières, étaient plus puissants individuellement que les /?ico5-Jïom6r^5 d'Aragon. Mais ceux-ci, pris en corps, étaient plus forts et plus

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