‹ Histoire du droit dans les Pyrénées (comté de Bigorre)Chapitre 40 sur 142 · PUISSANCE PATERNELLE · texte numérisé non relu

PUISSANCE PATERNELLE

Les principes relatifs à la puissance paternelle étaient à peu près les mêmes dans les coutumes de nos régions pyrénéennes. Ils sont inspirés par le droit romain et le droit ecclésiastique.

Le père avait des devoirs a remplir envers ses enfants. Il

' L. Il, p. 160.

devait les nourrir, pourvu qu'ils ne fussent pas de mauvaise vie; le for de Navarre ajoute : «et pourvu aussi qu'ils fussent «obéissants, n II devait marier ses fdies et leur donner une dot. D'après le for de Navarre, cette obligation cessait lorsque la fille se conduisait mal.

Voici maintenant les droits du père sur la personne et les biens de ses fils et filles.

11 avait, ainsi que nous l'avons vu, le pouvoir, d'après les privilèges de Barëges, de châtier sa famille; ses enfants ne pouvaient travailler que pour la maison paternelle, et, s'ils la quittaient sans autorisation, tout ce qu'ils pouvaient gagner devait être rapporté et imputé sur leur part. Aussi en Baréges il était d'usage très-fréquent que le père consentit des actes d'émancipation de ses enfants, afin qu'ils devinssent capables d'acquérir des biens et d'en disposer.

D'après plusieurs fors de nos contrées le père jouissait de l'usufruit de tous les biens advenus par succession aux enfants qui étaient sous sa puissance; il perdait cet usufruit en cas de convoi.

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