‹ Histoire du droit dans les Pyrénées (comté de Bigorre)Chapitre 56 sur 142 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

I. De la vente. — IL Capacilé pour acheler et pour vendre. — UI. Des cbo6e9 qui peuvent être vendues. — IV. Trmlitkm. Investiture. — V. Prii de la vente. — VI. Garantie. — VII. Rëaoiution de la vente. — VIII. Retrait lignager et retrait féodal.

DB LA VBHTB.

La forme de la vente , au moyen Âge , ressemble beaucoup à celle de la donation. M. Natalis de Wailly S après avoir fait remarquer que le mot iraditùmiê joint à celui de charta désigne une donation , ajoute : « Traditùmis charta s'entend aussi «d'un acte de vente; on a même employé les mots ees$io, largitio «et donatw. d Les donations, selon Noguès, se déguisaient souvent dans nos vallées sous le titre de vente, dans l'idée de les rendre plus stables et de les garantir contre les entreprises des héritiers coutumiers. Voici un genre de vente très-usité dans le pays : un héritier, âgé, infirme, sans enfants, vendait les biens dont il pouvait disposer à un frère ou à une sœur, sous la condition qu'il serait nourri, habillé et logé aux frais de Tacquéreur; que celui-ci payerait ses dettes pendant sa vie et les frais funéraires après sa mort.

Les ventes ordinaires étaient plus rares en Bigorre qu'ailleurs, parce que nulle part la conservation du bien patrimonial n'était plus en honneur. C'était un malheur, et presque une honte , que de vendre le champ de ses pères dans un pays

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dénué de commerce, et sans autre industrie que l'industrie agricole et pastorale.

Quant à la forme des actes de vente, nous ne pourrions que répéter ce que nous avons dit de la forme des actes de donation.

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