AMENDE HONORABLE
L'amende honorable était de deux sortes : l'amende siclie et l'amende infiguris.
L'amende honorable sèche ne se faisait point en public, mais seulement en présence des juges et des parties intéressées.
Nous en trouvons un exemple dans les statuts de la faderne de Juncalas. Le coupable de certaines infractions à ces statuts était condamné à baiser la terre et à demander pardon à Dieu et aux assistants.
L'amende honorable tnjifpms se faisait publiquement et avec
un appareil ignominieux ; elle ëlait classée parmi les peines corporelles afflictives et infamantes. C'était, en général, une peine accessoire prononcée pour les crimes qui avaient causé un grand scandale public. L'exécuteur de la haute justice conduisait le condamné devant la porte deTéglise principale, en chemise, tête et pieds nus, une corde au cou, un fagot sur les épaules, une torche à la main, et l'obligeait à demander pardon à Dieu, au roi et h la justice.
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Le mot bannissement vient de ban, te proclamation, v C'est sur la place publique que la condamnation à quitter le pays était prononcée. La loi salique portait que les parents du défunt pouvaient demander au juge que le meurtier n'habitât pas parmi les hommes, tant qu'il n'avait point fait réparation à la famille de la victime. Les chartes et les fors de Bigorre mentionnent plusieurs cas de bannissement.
Il existait une grande différence entre le bannissement perpétuel et le bannissement à temps. La première peine, assimilée à la déportation chez les Romains, emportait la mort civile. Le for d'Azun recommande aux juges de purger le pays et de rejeter bien loin [pargaran et getaran) les malfaiteurs, et il prononce la confiscation de tous les biens contre ceux qui recevront les bannis et leur procureront asile.
L'abstention de certains lieux était ordonnée quelquefois pour un temps déterminé. On trouve notamment dans les coutumes de Tartas que le coupable doit être mis hors de la vicomte pendant un an : (cdeu estar ung an for la vescontat. t?