CHAPITRE VI
f. Coolraventions de poKce. Règlements. — II. CabareU. — III. Charivaris. — IV. Goebes. Couvre-feu. — V. Jeux et divertissements publics. — VI. Filles de mauvaise vie. — VII. Processions.
COTTTBAVBNTIOTIS DK POLICE. REGLKMEHTS.
Charleiuagne avait tenté de rëgier d'une manière générale la police d'un empire trop vaste pour ses faibles successeurs. Après la mort de ce grand homme, les seigneurs féodaux s'emparèrent du droit d'exercer la police sur leurs terres. Les communes affranchies voulurent à leur tour s'administrer ellesmêmes, et prirent des mesures pour maintenir le bon ordre et la sûreté publique. Les consuls firent des règlements, délibérés . ou approuvés sur la place publique par le peuple assemblé; les agents chargés de veiller à leur observation portèrent, comme nous l'avons dit, des noms différents selon les contrées : pairoutllés en Azun, messiers en Baréges, etc. Le seigneur et les communes avaient intérêt à faire respecter ces statuts locaux, dont l'infraction entraînait des amendes partagées souvent entre le seigneur et la petite république formée par les villages de la vallée. L'étude de ces règlements ne peut occuper qu'une petite place dans l'histoire du droit en Bigorre; ce serait une mine abondante pour ceux qui voudraient s'occuper de l'histoire des mœurs pyrénéennes.