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(2) Daresle, Plaid cii>., I, p. 3o, note :0 et in Annuaire, 1882, p. 3, 4 ; Bruns, in Zeitschr. dev Savignystif. f. Rechtsgesck., I, p. 9 ; Schulthess, p. 118, iiij : Guiraud, p. 3i<j. Dareste (Plaid, civ., loc. cit.), cite à l'appui de celte solution nn testament grec rapporté par Sciuvola au Digeste, 1. 60, Mandait, X VU, 1. Mais il ne nous semble pas sûr d'argumenter d'un document qui, bien qu'écrit en grec, est plutôt inspiré du droit romain que du droit grec. Il n'est pas certain, d'ailleurs, qu'il s'agisse dans ce texte d'un tuteur. — La loi de Gortyne (IX, 1 et s.) accorde de même aux oncles paternels ou maternels de la patrôoque des pouvoirs d'administration fort étendus qui comprennent le droit de vendre et d'hypothéquer. Cf. Bùcheler et Zitelmann, p. i34et 160; Dareste, Haussoulier et Reinach, p. /177.
(3) Jsée. De Dicœog, her., Su.
(4) Platner, l'rocess, II, p. 287 ; Meier, Schœmann et Lipsius, p. 560, note 219.
maison paternelle de son pupille el d'avoir commis une illégalité en le faisant, que de l'avoir démolie pour agrandir son propre jardin, sans aucun respect pour les souvenirs de la famille qui pouvaient y être attachés. Quant à la règle nemo auctor in rem suam, elle n'est point appliquée dans le droit attique, ainsi que le prouve la possibilité pour le tuteur de louer pour son compte les biens du mineur. Du reste, la pluralité habituelle des tuteurs athéniens prévient l'inconvénient qu'aurait pu présenter l'application de cette règle. L'archonte n'intervient point, il est vrai, aussi directement dans l'acquisition que dans la location, mais sa surveillance peut cependant s'exercer aussi bien à propos de la première qu'à propos de la seconde de ces opérations *.
Le pouvoir d'aliéner qui appartient au tuteur comporte, à plus forte raison, celui d'hypothéquer les biens de son pupille. On a cependant prétendu que le tuteur n'avait pas ce droit, et l'on a invoqué à l'appui de cette manière de voir le passage de Démosthène dont nous avons déjà parlé 2, et où l'orateur reproche à Aphobos son tuteur d'avoir engagé des esclaves déjà donnés en antichrèse à son père psr Mceriadès, si; ■x'x r^i-tpa Saveîsxv-:'. K Mais, à notre avis, ce texte ne prouve nullement qu'une constitution d'hypothèque sur les biens du pupille fût prohibée par la loi, car il n'y est point question d'un pareil acte sur les biens de Démosthène lui-même, in res pupilli. Tout ce qui résulte de ce texte c'est, comme nous l'avons précédemment établi, que lorsqu'un débiteur a hypothéqué ses biens à un mineur, le tuteur agit sagement en s'opposant à ce qu'une nouvelle hypothèque soit prise sur ces mêmes biens, sans que cependant cette seconde hypothèque soit légalement prohibée. Quant à l'expression e\; -=x r^i-ipy. SxvEi-avT-., elle n'est qu'une
(i) Van den Es, p. 182 ; Sehullhess, p. 119 ; Guiraud, p. ;ig; Ciccotti,p. 119. (2) Démosthène, In Aphob., I, §§ 27, 28. V. supra, p. 23o. (?) Schiilthess, p. 120.