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des deux siècles suivans , îl n'y a guère que des ordonnances isolées qui puissent nous fournir des matériaux pour l'histoire du droit.
§ XII. Histoire de Vhistoire du Droit.
Nous pouvons dire ici que depuis l'époque où la connaissance du droit romaijQL se répandit, jusqu'à la renaissance de la science des antiquités , depuis Irnerius , qu'on regarde communément comme le premier, jusqu'à Polîtien , rien n'a été fait pour la seconde partie de l'histoire du droit, renfermée dans les limites qui seront tracées plus bas ( § XIX ) , quoique les glossateurs ne fussent pas tout-à-fait aussi ignorans qu'on se plaît quelquefois à le croire. Dans les temps modernes , depuis Politîen , et soit avant Gujas , soit entre lui et Thomasius, non-seulement des éditions d'ouvrages rares, ou mutilés et défigurés jusqu'alors , furent publiées par Sichard , Haloander, Zuichem, Taurelli, Gujas, Pithou, Leunclavius et Fabrot, mais encore des tables et des recueils furent faits par
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Augustînus^ PaulManuce, Labîtte, Sîgonîus, Brîsson, Pi^hîus, Giphanius, Freymon, en un mot, par des jurisconsultes et des antiquaires qui s'entr'aidèrent fraternellement dans leurs travaux. Godefroi-le- \ Jeune (Jacques) rendit surtout de grands services à l'histoire du droit par son petit Manuel , ses Fontes quatuor , et son excellent Commentaire sur le Code Théodosien. i
§ Xill. Cours spéciaux sur Vhistoire du
Droit.
C'est durant le cours seulement de la ; période la plus voisine de nous, depuis Thomasius , que l'histoire du droit commença à être considérée comme un élément de l'instruction que les élèves en droit pouvaient recevoir dans les Universités d'Allemagne. Thomasius , en effet, qui se croyait appelé à opérer une réforme dans les parties les plus disparates du savoir humain , s^ trouva conduit, au milieu des cours njouveaux qu41 fit le premier et souvent aussi le dernier, à porter ses regards suy
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l'histoire du droit romain , qui lui paraissait aussi propre à faire ressortir les vices de la jurisprudence romaine (i), que Thistoire de rÉglise et des hérésies , par Arnaud , qu'il estimait tapt, à montrer la théplogie dans toute sa nudité. Cette impulsion , jointe à ce que Schubart et Gravina avaient fait dans leurs écrits , donna naissance à une foule de manuels sur l'histoire du droit j par exemple , à celui de Bey er , à celui de Chrétien - Godefroi Hoffmann, qui comporte deux volumes in -4° avec les Appendices, et à ceux de Brunnquell et de Heineccius. L'Histoire de ce dernier , corrigée par Ritter 5 et les travaux fort peu juridiques d'Erne§ti , ont dqnné naissance eafin à l'ouvrage de Bach, auquel on a certainçment prodigué trop d'éloges.
(i) Nievijurisprudeniiœ Romance ex historiâ ejus deducii,
S XIV. Antiquités.
Heineccius destinait également à Thistoire intérieure du droit nonrÇi^leïpL^nt ses IflLSiitutes , msiis encore ses Antiquités, dans
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lesquelles il a suivi l'ordre des titres des Instîtutes, jusqu'à l'appendice placé à la suite du premier livre. Les passages des an-^ ciens y sont rapportés la plupart du temps , quoique l'aifteur n'en ait pas toujours tiré, à beaucoup près , un parti aussi avantageux qu'il autait pu le faire. Il fut puissamment aidé d%ns ce travail par l'édition des opuscules sur l'ancien droit romain, que Schulting avait publiée soi\s le titre de Jurisprudentia Anti-Juitinianea jûxxe qui peut induire en erreut* si l'on n'y ajoute pas le mot mmor, et faire penser que cette édition renferme aussi le Code et les Novelles de Théodose , ou bien même porter à croire qu'il est possible de s'en passer. Durant tout le cours du dix-septième et du dix-huitième siècle, il ne parut plus une seule édîtioq^ manuelle du Code , et ce fait seul établit une différence bien marquée entre eux et le seizième.