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cber les soldats français de piller leurs compatriotes. Excités ùûtàt par le besoia, tantôt par la veDgeance, ils étaient plus à craindre que reonemi(t). Pour mettre un terme à leurs bri- ^ndages le duc de Dalmatie fit fusiller, en 1815, un officier ^ mérite qui avait permis à ses hommes de dévaster les mai- «na de Sarre.
^rsqu'oQ voit de pareils méfaits, commis par les soldats ^ nations les plus civilisées, on comprend que l'influence des {(éDérauK et la rigueur des lois militaires aient été impuissantes dans certains cas à prévenir le sac des villes.
Si Wellington pouvait être rendu responsable des excès qui signalèrent la prise de Ciudad-Rodrigo, de Badajoz et de Saiul-S^astien, nous citerions pour atténuer ses torts la conduite des troupes française-s et les ordres donnés par les généraux de l'empereur, dans des circonstances où le général anglais eût été sans doute moins cruel et moins implacable. Qui ne se rappelle tes exécutions sanglantes ordonnées par Mnrat après l'insurrection de Madrid, — le sac d'Ëvora, auquel Loison est redevable d'une si triste célébrité, et la conduite barbare du même général à Guarda et à Atalaya (s) ; — le pillage de Médina, par les troupes de Mouton, après la bataille de Rio-Seco (3) ; — le sac de Cordoue (*), par l'armée de Dupont; — l'incendie de Manresa, par les troupes de Macdonald; — les exécutions barbares de Duhesme, en Cata-
(l| Uptnsdi. 2M et IS5| citequalques irilude tlolaocc oommlipartsitolctaU lmii;ii), prliclpilrinrat ^Di le trijitd'ïlreiliDlMurguet; •nom f:<Dil>iloiM.<lii-ll,il«n']' pouvoir
• parler renMe. Il cil du malai eonitiDl que de» téotraui frani^alt, animât d'uni Juile
• qnJ.errini i;i et II «lolgnft de l> roule, te monlralenl Inientlblri lui appel i reltârt) et ■ MirtBODlraDoeideleuracliBri. • Voir lUMlli ItKrvecrlleparClirke, les Julllel 1BI3, 1 Jfitrk : • Si Kjeitt! impCrlale, dit l'auteur de celle lettre, apprendra avec beaucoup de
• PclK le*d«iordre( qui ont été cDinmlt aurle lerrllolre Irancjli. ■
(DTsIrJOMH.t.I.P 31
(n TOiÉNO, t. I, p. 313, dapi ton Impartiale Htileirt du gutmi i/t la Péniniuli, fait nn laMeiDtflrajaat dea borrcuriqul accoRipaintrrBt l'ealrM deimnçalldant cette illle.
(t; Celte tljte. bien qu'elle n'eût pan raJt réilsUuce aux rraDi;ala, fut traitée auiil cruelle- »ati|Miiiaro. — VoIrTOliao.t. I,p. lïletïn.
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logne (i ) ; — Mataro si crueilemeat traitée (>), et phiaieurs villages réduits en cendres par ce même gén^L; — raSo, ta condaite bariiare de Lannes qui, trois jours après la capîUUation de Sarragosse, fît arrêter nuitamment don Basilio Boggiero auprès du lit de Palafbx malade! Ce courageux patiiote fut traÎDé dans la rue, tué à coups de baïonnettes et jeté dans l'Èt»re avec don Santiago-Sas, expédié de la même manière(3).
Après la bataille d'Ucles, les troupes de Victor commireot dans la ville de ce nom des horreurs qui rappellent les massacres des terroristes. Soixant&-neuf des principuix habitants, quelques religieuses, des prêtres et des moines, appartenant aux plus illustres familles de la Manche, liés deux à deux, furent insultés, puis ég<Nr^ jusqu'au dernier {*).
En 1809, les troupes françaises massacrèrrat plusieurs milliers d'individus dans Oporto (s) et, la même année, le duc de Dalmatie fit livrer aux Sasunes les bourgs de Moreotaa et de Cobriera sur le Minho , pour punir les paysans de certains méfaits commis durant la campagne. Wellingtim écrivit à propos de ces actes de représailles : « La route suivie « par les Français est marquée par ta fumée des villages « auxquels ils mettent le feu (s). »
L'année suivante, la ville de Leyria et le couvent d*A)eo-
(I) ID IBIO, Augereia déplofi dan* celte mfnie protlDce ni pu leilDltdeli luarre.
(1) VolrToiixo, t. t.p.lis.
Oi TOKÙio,i.ii,p.IMeli;£».
|()TODiN0,l.ll,p.21T.
(5) IL cttjuitc Je dire que celle cniauliï Cal provoquée par II Ji TlUe, kl Hldati frinçalt ipercunDl aur l'une dn plicei pub miridei qac Itt rorlugali tvilenl pr[i, et loiqueli Iti aiiii gue,eto...Cei mallieureai Tinlsnl encore!
L'iDteurdM Campaign't of titt F. M. Iht duki of IfelllngUrt ifflrma que loult m Dwnda 1 •«• lolditt de n'«pirfner que Ici enfanti lu-deMoni de dU ui. non* n'iTona UouTfla cDDflnnillan de ce fait, qui n'eitpai Tralaemblablg,
(6) Lttirt du IH mal 1809, à lorit Caillertagh. WMMngtoD dit dan* cette lettre : ■ Francali ont plllâ et efoiçé lei pii^iiiii 1 leur f(Dta[]|«i et J'ai to blOD dei pensi ■ucroclieet >ui arbm aur lea deux ceiéi de la renie, qu'on n'aTilt traitée* alnal parce qu'ellca éUleot contralrei 1 t'Iavaalea de* Ftaoçala. >
ibtljnt*. loenUaHldan* ei pluileun de leur* ca arracM le* jeoi, la IM'
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btza, où se trouvaient enterrés plusieurs rois de Portugal, rureDt détruits sur un ordre émané du quartier géaàvl de Blttséna (i). Les troupes mirent en outre le feu à un grand BOOibre de villes et de villages pour couvrir leur retraite sur Giurda (t^. « La conduite de l'ennemi pendant toute cette re- < Uaite, écrivait Wellington (le li mars iSll), a été mar- « quée par des actes d'une bariiarîe qu'on a rarement égalée,
• etqn'on n'ajamais snrpasée. »
Un auteur français, le duc de.Raguse, cite à propos de la même campagne des traits de baHMrie que ne justiûent point la misWe des troupes, ni les cruelleB nécessités du ^slème àm réquiations.
o Pendant que l'armée étaitàSantarem, il se formait, dit-il, « des détachements d'hommes armés et sans armes pour «x- > plorer te pays et enlever tout ee qu'ils trouveraient. Ren-
• contraient-ils un Portugais, ils le saisissaientet le mutaient a à la torture pour obtenir de lui des indications et des révé- « lations sar les lieux où étaient cachées les subûstaneœ. On ■ pendait au rouge, c'était une promit menace; on pendait « au bleu, et puis la mort arrivait... »
Le chef de bataillon Guingret, de l'armée de Hasséna, complète ce témoignage par la révélation de faits inouïs (s) :
« Les femmes et les filles, dit-il, trouvées dans les cre- « vasses des ra(mtagnes étaient obligées d'assouvir les pas- « sionsles pins effrénées... Dans la mse où notre armée se « trouvait, les lois répressives, les règlements de police et ' de disciptine étaient tombés en désuétude ; on ne punissait
• gnm fftt l'insubordination; cucwe oiontrait-on parfois
(DToino.i.rr, p. 40.
W OB Cite pirUcDiltnmnit ledlobm, CoBd«lii «t llraDda do CwTo. Cm tUim <t«leat ■taodmHïi qiuDd lu rrttiQili j eairtrent,
W T. ir. p. t. Cet taiu •onl ïonOrméa par lea (énéraux relel et Kocb. auidna le» t, du mu. toïillqucmcnt iiltinCi, Dini i>luileur)Drdrci du )Duri lldUt tutoldili; • >a|ip*ht-muqiHTMuélMlMmmeielIranvilt. ■•
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« une indulgence condamnable... Une circonstance bien parti ticulière à cette guerre, et dont on n'a jamais parlé, c'est « qu'on a porté le dérèglement jusqu'à vendre des femmes « (prises à la maraude); on en a aussi troqué pour des che- « vaux de main. J'ai vu une partie de cartes où l'on jouait « une jeune fille contre un objet de luxe... On appliquait u les paysans à la question pour savoir où étaient les ca- « chettes... Le mal était si grand, qu'il rendait dos soldats « insensibles et cruels (i)... »
En 1810,Sucfaet, pour éviter le siège du château de Lérida, eut recours à un stratagème ingénieux, mais barbare. Après avoir pris la ville, il refoula tes femmes, les enfants et toute la population dans le cbâteau, puis il bombarda ces masses, livrées sans défense aux projectiles meurtriers. Ainsi qu'il l'avait prévu, le gouverneur se rendit presque aussitôt, vaincu par les cris et par les souffrances de tant de malheureuses victimes.
A Tarragone, il y eut des représailles sanglantes, dont Suchet rend compte dans les termes suivant : « Le cinquième « assaut, dit-il, a été suivi d'un massacre effivyable... Le a terrible exemple que je prévoyais avec regret, dans mon « dernier rapport, a eu lieu, et le souvenir ne s'en effacera « de longtemps de la mémoiredesEspagnols: 4,000 hommes n ont été tués dans les rues; parmi iO ou 12,000 qui este sayaient de se sauver en passant par dessus les murailles, a 1,000 ont été sabrés ou noyés. »
L'auteur des Mémoires de Joseph (t. V- p. 224) raconte en ces termes un drame sanglant qui eut Heu dans le petit bourg de Cbinchon, après l'affaire de Somo-Sierra : « Le 27' « léger, chargé de désarmer les communes voisines du théâtre « de la guerre, s'étant présenté à ses portes fut reçu à coups