ÉDITIONS ET TITRES DES PRINCIPAUX OUVRAGES CITÉS DANS LE TEXTE
Maxwell.
HOYLE ShERER
(capitaine).
Stocqvbler(J.-H.).
Viiusseux.
Maurbl (J.).
Mac Farlahe.
TnES (aUriboé à Macanlay).
Gdrwood.
Alison.
AnOHTME.
lAfe of hit Grâce tke diifte of WelRngUm.
3 vol. ifi-8°. Londres, 1852.
MitUary memoirt i^theduke ofWeliw^lon.
Londou, 4830, 2 vol. in-12.
The life of field marihtd ihe duke of TTeUin^-
ton. Loadon, 1853, 2 vol. ïd-S".
Military life of the duke of WeUmgUm. Pu-
blished in 18i1, io H. Chartes Knight's
store ofknowledge.
Leduc de WeUinfium.t vol. io-1S. Bruxelles,
A memoir of tke duke of Weltinglon. 1 vol.
in-IS. Londres, 1853.
Memmr ofthe duke of WeUmgUm. Publié par
le Timei les 15 et 16 septembre 1852.
Londres, chez Longman et Oomp.
The di^xiUkes of field mar$hal the duke of
Wellington. Londres, 4837, 12 vol. iii-8>.
Hiiiortf of Europe, etc. Paris, édU.de Baudry
en 10 vol. in-8°.
The mUitar^and poaiicidUfeof Arthur Wel-
letUy, by a dtizen of the world. 4 vol.
in-12. Londres, 4852.
OmpmgtCt of field marthal the duke of Wel-
lingtim. Paris, in-folio, sans date ni nom
d'auteur.
^vGoo^^lc
Comte Gkey> Charaeieraàa of lU ibdte of fVeUtxjton.
LondoD, 4853.
TuBS (John). WeUmgUmiam. London, 485S, 4 toL in-IS.
Warrem. Buunre de Clnde angtaiie. Bniielles, 8 vol.,
édit. de Waulers.
BiacHou BB Pbhhoem. Bîfloire de la conquête de flnde. Paris, 48iS,
6 Tol. iil-S°, Comle de Biorhstukha TabUan poétique et tlofiMifue de temfArt (HeuteDaDt-^oéral). bniamùque dm* Clnit. (Traduit par
H. Petit de BaroDcourt.) Paris, 48i2.
Dubois de JuiciGnY et Inde (coUectioo de XUnwer» jnttoreufiu). Rathoub ptavier}. Paris, 48ili, 4 vol. in-S°.
VicroiRKS ET congtifiTu Pu* une taàkté de militaires et de gens de DES FRANÇAIS. lettres. Paris, 1822, 33 vid. io-S'.
NapoUor. MitMiret de Napoléon. Paris, 4830, 9 vol.
Général Jouhi.
LOKDONBERRT
(sdjudant^néral de Wel-
lesley, ea 4809, sous le
nom de général Stewart).
Général Tbiebau.t.
AUGOTAT
(lieuteDant-colonel).
Le Noble.
Général KocH.
Maréchal BUbhont-
Thurs.
GAoéral SAMuzn.
Précii de tort de ta guerre. Paris, 1838,
2 vol. iii-8°.
Biitmre de la guerre de ta Pénhuaie. Pirit,
4 828, 2 vol. in^-.
Belaàm de Cexj>édiùm de Portugd. Paris,
Pr«cii det campagne* et de* néget dS^pagnt et de Port^tU de 4807 à 1841. Paris,
Mémmre* tur lei opéra&m* mitibùre* en Portugal, en 4809. Paris, 1821.
Mémoire* de JUowàui. Paris, 4848 à 48W, 7 vol. in*'.
Mémmrei du maréchal duc de Bagnue. Paris, 4866-4857, 9 vol. in-8».
Biitmre dm Ceiuulat et de [Erufire, éditkn Meline.
Ifutaire de ta guerre d^Etpagne et de Portugti. Puw, 48U, 1 vol. in^>.
^ïGoo'^ll
ifliiEt(Jalui). Hittaire de Im guerre d^Eiptgtu et dt Por-
tugal, etc..... TraducliOD avec des notes par A. de Beaiichamp. Pans, 1819, % vol.
iii-8>.
~- Mémoire lur kt ligtui de Torrèi-Vednu, etc.
Traduit par Gosselin. Paris, 1832.
— Journaux de* néga enlreprii par les ailiéi en
Espagne, etc. Paris, 4821, 1 vol. ilt8".
Ciimw Qit4tif»u remarquet servant à expbpur Ut
(adjudant-général de l'ar- mo6fiqiàoiU gwdé Us opératiomde tarmée oée de JotiB NooN). briumnujue pendant la courte campagne
if Espagne. (Ce ménooire est inséré dans f ouvrage du colood John Jones.) BONAPABTM (Joseph). Mévunres de Joseph, elc. annotés et mis eo ordre par le capitaine Du Casse. Paris, 186Sà18&i, 10 vol. in-8°.
It.B.Ua 'I Il hlwiirUBtiplM*!»! IMidH ekirilniHt
ttl taHud'tprta In Mtmtini inMllirfii ■urAial .Tnnla*.
fftMUnre du souUvement, de la guerre et de la rtvolutim fSEtpagne. (Traduit de l'espagnol par ViaFdot.)Pari8, 1 835, 5 vol. in-8°.
Histori/ of tke Penmsular war. London , 1828,6 vol. in-8-.
Bistoire de la guerre de la Pén'uuuU. Paris, 1829, i vol. in-12.
Memair amtKed ta an atlas conumang tA« plans oftbepriiuipalbaltles,àégti and affairt.^diiringdtewar m ihe SpanishpeHmsttla. London. James Wjld, 1 841 {ouvrage réd^ d'après tes pbi» ei tes notes de GaorgaHiirra;].
Journaux de* néges fats et soutenus par Us Françm* dans la PénintuU. Paris, 1836, 4wl.ia-8'.
IMa6on da négei et défenses de Badajox, OUwHféMdeCmi^io-MitgoreHiSU etlSIS.
Pirte, «SS7.
CoB»te Twâm.
G«D^ HlIlBAT.
(colood d'étalHnajor}.
Major BiLius.
^vGoo^^lc
StacTATBuii MiLiuiRE. Toow VU. Contenant des documents sur la
guerre d'Espagne.
Marédial Suchet. Mémoiru.
Capitaine Choux ara. CoiuidéTaiiant sur te» Ménunret du maréchid
Sucket, etc. Paris, f 838, 4 vol. in-8*.
Lapëne Campagne* de 1S13 et de 18U turCÈbrt,
(commandant de l'artille- UtPyré7iéetellaGttronne.Va.ria,\9i3. rie deTaupin k Toulouse).
Db Bbaucramp (A.). HUuùre det eampagnei deMtietdei%K. Paris, 1816,4 vol. in-S".
— ru: de Louit XVUl. Paris, 1 88», 2 toI. Ïd-»'.
— HitUnre de la campagne de iSH et de tares-
lauratum de ta monarcliie françaUe, 1815.
2 vol. in-S'.
Macibohk. Interetting facu, etc. Ixtndoa, 1817.
Pellot Mémoire sur ta campagne dite des Pyrénitt.
(commissaire des guerres). Bayonne, 1818, 1 v<^- in-8*.
CAPEncvE. HUtmre de ta Bettaura&m. Paris, 1831,
10 vd. in-8*.
— Let centjtfurt. Paris, 1 841 , 2 vol. in-8*. Bichon. HUtmre de France. Paris, 4838.
Thibaudeau. Le Cmndat et tEmtnre. Paris, 1 83S, 10 vol.
in-8».
Général DE VAUDOHCOntT. HuUnredetcampagnetdet8\ietde\S\i en France. Paris, 18S6, 6 vol. in-S*.
Général Kocb. Mémoiret pour servir à Chittaire de ta cum- ^e ife 1 81 4. Paris, 1819, 3 vol. în-8°.
Jaios Caiuochabl-&[tth flitloire abrégée det gu^rti dont ta Pai/t- (colonel ingénieur). Ah ont été te Uiéàtre, etc. Traduit de l'anglais par le capitaine Lagraoge. Liège, Général Johihi. Précit po&àque et miiitatre de la campagne de 1816. Paris, 1839.
— Sa correspondance avec le doc d'Eldùngeo.
^leetaleur miiiioire. Paris, 1841 .
(ducd').
Général Bbhtox.
Général Gourcàiid.
Slaréchal Grouchi.
Capi laine Sibobiie.
Colonel UETiifcs
■ la eamfoynt de 1845.
Docamaitâ médiu ti
Paris, 1840.
Campagne et bâtarde WaUrtoo.Bnaài^,
Préâs hutarvpu, mititaire etcri6/fue de* 6a-
la^t de Fleunu et de TVoteWoo. Paris,
Campagne de 1815. Paris, 1818 (suite de
l'ouvrage de Berton].
ObiervaUont tw la relation de ta campagne
de 1815, piUrtiéepar le générât Gourgaud.
Paris. 1839.
Hiitory i^lhe war m France and Belgium in
1815. London, 18(1, 3vol. in-S", allas.
Relation de ta campagne de 1815. Mémoire
(premer aide decanpde duSO juillet 18S9, inséré dans le lome IX
NeyeolSIS).
Maréchal GiBJiKD.
Vin LoBRnsELs.
des Mémàret de Napoléon (éditicHi citée
plus haut).
Quelque* doeamenu mr la battàiie de Wa-
l«rJoo. Paris, 1839.
Prèàt de la campagne de 1815. La Haye,
1849,4 vol.in-8'.
Getcfàchte dei Feldxagi von 1845, etc-
IITheilen, Berlin, 1837.
MiLiun WoGHBHBUTT. Aiuées 1845 et 4846.
Johahh Spoesghil.
Cbe W.
(général Huffling).
Getckkhte der zertrùmmerung det Itapoleoniicken Beeres, durch die Khlackt von Belle-AUiance. Braunschweig, 1843.
GcKhichte des Fetdxugi der eng^h-hanivriteh - niedertimUich - brawuehwàgieken Armée, wUer Herxog We^nglon, elc.
Stuttgart und Tubingen, 1847.
lEttmre de la campagne det arméet anglobalave et pmmen^et , 1845. Stuttgart ,
^'ïGoo'^lc
CîtMD».
Lbkxhnb fltSAuviH.
CnreAimium-.
Gmzot.
ItOlEBT PeEL.
RullE.
Gt^ooel Reu»fnmm Au».
EBimtitGB Retiew.
PMfif dMJattniéM dct At, f 6. H al 4S jrâi
1MK.Piri«, 1845.
WUiolàtçiM kiitorvjiu <l MÏlilalri, Paris,
1853, ? Td. iii-8*.
Cmi^ rfe Vérone. Paris, IMS, 9 vol. iii-8*.
Sir Robert PeeL {Revue àet deux-mmda,
1 5 mai 1 S56 et n~ suivanis-) MenuArt fnf itr Robert Peeî. LondoB, 1896,
part.I.
Butory of Baglaid. Trad. par CampMon.
; Parh, cbex Fume et C«np-, 13 vol, b^.
Hutmre it Angleterre. Paris, cbex ForM,
18i«, 13vDl.in-8*.
Papen ofEnfpmen. LoodoD, 1837, i»-i*.
Tht étfhmjOeu alMt«^GtiM*.BnlM.LM-
don, 18M,iii-8<>.
Année 1882.
AIWBXB IV 2.
IDPITIONB Et REC1IPICATI0NS.
Nous »0A& aUr.UHM À >n ordra de Napoléon le novvefieQt qD*eiéouUtledue deBagaastan jainlSU, dans le but de&ireleverlesîégp de Badajoa (1).
La publiealioa des JKrmvirei tiu duc deRaguteoom a donné la preaie que rinitiative de cette opération judideuseappartîentàltfanaoDt et non
^vGoo^^lc
i l'euperanr. Oa irome, «a «ftet. dau U tome IV, iw lettre dn 97 mail 814 par laquelle Soalt aocase réoeptioB au 4bc ds RagflM A'vat dépédw dn 16, aniooDçaiit le projet de ÔMttrfl dans 1« prenri«rs jOQn de juD l'armée de Portogal en marobe ponr dâirrer Badajoz.
L'eUndt anÎTant d'noe dépAche écrite le 3 juin par Berthier an àm deR!WMe,aUeate4)aeoe(if<aieia'iiBaniitpasâer«iiperear :
* Sa Majesté ne charge de tous b\n eonoattre, moBaleur le ma-
< réchal, qu'il est nécessaire que votre artillerie soit bieA rwnmtée et
• biea approvisionnée avant de faire aucnn moarement important ;
• qa'il faut qne votu ayez an moJBs iO pièces de eanom allalëes, avec
< leor apt^viaioanaDHnt, et qne vetre armée aeit parlaltMneBt re- I pesée et réorganisée. ■
Hblgré celte reconnoanditioB, le due de Ragnse se mit en marche dès qu'il eut réuni 38 piôoes. U umonça sa résolotion au major-génér»lle34iaai.LepriicedeNeirfcfa&telMrép(fflditle17: «Sa Majesté a TU avec peine que voas n'avez mené que • H fAhc» de caoon, il vovs en eftt fallu 60. ■
L'opà>atioB réutait néanncrins, et le duc de Ragwe fut oenplimaté au nom de l'empereur.
L'impartialité nous fiiit nn devoir de rectifier le sens de la phrase suivante (1):
( Néanmoins, comme si le duc de Raguse eAt craint de partager « avec le frtre de l'empereur une victoire qu'il jugeait certaine (Sala-
< manque], il résolut de prendre l'initiative avant l'arrivée de la cava-
< lerie de ramée du Nord et des secoprs amenés par Joseph, i
Les documenta publiés par le duc de Baguse permettent d'affirmer (pie le commandant de l'armée de Portngal ne reçut avis dn mouvement de Joseph que le lendemain de la bataille (Sa juillet, i midi).
Vainement il avait sollicité des secours de Tannée du Centre. Le 30 jun, Joseph lui avait feit écrire par Joordan qu'il ne devait rien attendre de Madrid • mais qu'on avait réitéré an duc de Dalmatie
< l'ordre de d'rriger le général Drooet snr la vallée du Tage, si lord
• Weniugton appelait à lui le général HUl. *
Jonrdan ajoutait : t comme il serait possible, le cas arrivant, que
< cet ordre ne fût pas exécuté assez promptement, Sa Majesté désire-
^vGoo^^lc
■ rait que vouM pro^toMtiex du mometii où tord Wd&ngton n'a pas U»i$et t tes forces réunie pour le combattre, >
Quelques jours après l'envoi de cette lettre, le roi, changeant d'avis, rassembla envircm 12,000 combattants (1), pour venir an secours du dnc de Ra{pise. Hais, au lieu d'informer immédiatement le chef de l'armée de Portugal de cette résolution, il attendit jusqu'au 21 , joor même de wa départ de Madrid. H expédia ses courriers par six voies diifêraites (2). Le premier n'arriva que le 23, à midi (3) : ■ Je n'ai abso- ( lument rien bu, dit Uarmont; j'ai complètement ignoré sa marche, ( et j'ai gémi de l'aveuglement de Joseph, qui refusait son concours à I mes opérations, sur le succès desquelles son saint était fondé. Si ( j'avais eu ce secours c'étaient de grandes chances de succès de < plus; et si j'avais été victorieux, quoique Joseph fât présent, je ne ( pense pas que ma gloire eût été moindre (i). »
Nous compléterons ces explications par l'extrait suivant de la réponse laite par le duc deRaguseàune lettre du U novembre 4813, par laquelle le ministre de la guerre demanda an maréchal des reoseignements justificatif sur sa conduite avant la bataille.
Cette réponse est datée de Bayonne, 19 novembre 1812.
■ L'empereur demande pourquoi je suis sorti de ma défensive du Duero, et pourquoi j'ai passé de la défensive à l'offensive.
■ J'ai repris l'offensive : 1° parce que j'avais acquis la certitude que je ne pouvais compter sur aucun renfort de l'armée dnN(H^; 2" parce qu'aucun secours de l'armée du Centre ne m'était ni [KtHnisni annoncé que dans le cas oh le général Hill se réunirait à Wellington ; 3" parce que l'armée de Galice avait passé l'Orbigo, que les milices portugaises avaient passé l'Ësla et qu'en différant peu de jours j'allais me trouver dans la nécessité de détacher un corps de six ou sept mille hommes et de cinq cents chevaux pour leur faire tête et me couvrir de ce cAté, ce qui m'aurait affaibli d'autant vis-à-vis de l'armée anglaise qui alors, sans doute, serait venue à moi; i° parce que les instructions écrites du roi, en date du 18 juin, dont je joins ici ca^, me prescrivaient d'attaquer lord 'Wellington si le g^éral Hill n'avait ooinlfaitsajonction avec luietqu'une lettre du maréchal Jourdau du
11) \ii\T\tteUrtaaU\itiiltldeJourdttBAMarmonl. {V\ Mtmetm diidue ie Kaguie, t. IV,p. Ml.tTS. \H nid., l. IV. p. u:.
^vGoo^^lc
30 juin (la dernière que j'aie reçue de Madrid), en m'exprimaiiL l'étoonemeot da roi sur ce que je n'avais pas eacore attaqué les Anglais, me ]M%ssait de le faire, dans la craiDte que le général Hill ne rejoignit kHd Wellington et que ma position ne s'empirAt.
• Je vais donner sur chacun de ces articles les explications nécessaires.
' 1° A l'ouverture de la campagne, le général CaSàrelli me fit les plus belles promesses ; et j'étais autorisé, d'après ses premières lettres, àeroîre que, dans le courant du mois de juin, je recevrais un poissant renfort de l'armée du Nord. Ce fut en grande partie l'obligation où j'élaîs de l'attendre, et d'autres circonstances que mon rapport a fait connaître, qui occasionnèrent alors la prise des forts de Salamanque. Les lettres des 20, S6 juin et i I juillet, du général Caffaretlî, en exagérant d'une manière ridicule la force des I»ndes, le danger d'un débarquement dont les cAtes étaient menacées (débarquement qui s'est réduit à peu près à rien, attendu que la flotte qui était en vue n'avait pas qoati^ cents hommes de troupes à bord), m'annoncèrent successivement la diminution des renforts qu'on devait m'envoyer; et enfin, par sa lettre du 26 juin, il m'aon<Hiça que je ne pouvais plus compter sur un seul homme d'inEanterie. La copie de cette lettre est ci-joinle; elle lèvera toute espèce de doute à cet égard. Restaient donc seulement b cavalerie et l'artillerie, dont la promesse n'avait pas discontinué, mais qui ne s'effectuait pas. Je crus cependant forlemrat à l'arrivée de ce dernier secours, et j'attendis ; mais je fus instruit bientAt qu'au lien de quatre régiments sur lesquels j'avais droit de compter, la légfon de gendarmerie avait ordre de rentrer en France et ne viendrait pas, et qœ le général Gaffarellî, qui voulait conserver près de lui un corps de cavalerie, j'ignore dans quel objet, gardait le 15* de chasseurs, et qu'enfin ce secours, si solennellement promis, se réduisait à ^x cents dtevaux des 1" hussards et 31" chasseurs, et huit pièces de canon, qui étaient réunies à Bni^os depuis le 1 5 juin, mais dont le départ, constamment annoncé, ne s'effectuait jamais. J'attendis encore, et tant que le retard à mon mouvement n'empirait pas ma situation ; mais, lorsque j'eus la certitude que l'avant^arde de l'armée de Galice était arrivée à Rio-Seco, et que, selon les apparences, j'aurais, sous peu de jours, sur les bras quinze mille hommes, de mauvaises troupes sans doute, mais qui me forceraient à un détachement de six à sept mille bnnmes et de cinq cents chevaux, je n'hésitai pas à négliger un secours de six cents chevaux, qui devenait nul, puisque j'étais obligé de l'opposer à l'armée de Galice, et qui, pour l'avoir attendu, me force-
rait i B'iftibtir de sis on sept mille bommes d'inSuterie. Le retard de l'arrivée de ces six cents chevaux était inexplicable, car le géalinA Gaffiirelli ne pouvait en foire aucun usage. Aucun obstacle ne s'opposait à leur arrivée à TalladoUd, et, quoiqu'ils n'en fossmit qo'i tKHS nnrekes, je tes attendais vainement depnis un mois. U ne ponvait donc y avoir que l'ineptie la plus complète ou l'intention formelle de ne trooiper dans tous mes calculs qui p6t ainsi retarda* sa mardie. L'une et l'antre hypothèse m'empécbaient égaleaMt de prévtdr quand «s délais auraient enfin an terme; mais le péril était li, et obaqnejonr le newlait f^s imminent. Je ne pouvais donc pas tarder ft ne décider ; Bsais, qnand même l'année de Galice tetél pas dft venir jnsqn'i flnî.taconservatioad'Astorga exigeait quejehitasaemesop^alifHis; car, quelque effort que le général Bonpet eftt lait pour approvisioRBer oMte place, H n'avait pu y réunir des vivres qae Jusqu'au 1 " m)4I. Celle i^ce était Uoqnée, et, po«r la délivrer, je ne pouvais pas foire an détadiement moindre de sept ou bait miHe hommes; mois ce détncfaenMDt ne pouvait être foit qu'après un succès sur les Augbis, et aprts les aroir éloigoés du I>nero, car ce détachement, hit avant, aurait mis l'armée de Portugal en péril; et, l'armée de Portugal baUae, ce détadiement, Jeté hors de sa ligne naturelle, eût été bim compromis. H foHait donc éloigow l'armée anglaise ponr foire le détacheoieat d'Astorga ; et, si l'on calcule qu'il follait bien compter sur hait à dix joers en opérations contre les Anglais, et que, de Salamanqne, il y a buM marches josqn'i Astorga, on peut ja^r qu'il n'y avait pas de temps i perdre, le 46 juillet, pour sauver une i^ace qui n'avait de vivrei que jusqu'au 1" août. Aussi, le 1 6 Juillet, n'ayant ancmie nouvelle dn départ de Sui^os des six cents chevaux et des hait pièces de canon de l'année du Nord, et, tout étant prM ponr mon paase^ du Duero, je l'effectuai le 17 au matin.
« S* La lettre du roi du f 8 juin m'annonce que les quatre mille bonnes que Sa Majesté faisait réunir dans la ISaadie se réonIraieBt au eomted'Erlon pour venir au secours de l'armée de Portugal, ai cehù^i était dans te cas de venir s'y réunir; mais celai-oi ne devait y venir qoè dans te cas où HiH rejoindrait Wellington : Hill n'avait pas r^int WeHi^on. Ainsi je n'avais rien à gagner à attendre, puisque je ne devais être renforcé que dans te cas oà l'armée ennemie aurait reçu on accroisseinent à peu près de même force.
■ Tout ce qui coaoente les mouvements de l'armée de Galice viest à'éOo expliqué plus haut, et u'a pas besoin de nouveaux dHsâk.
« i'Le lettre da roi est fbrmelle, elle me tnioe ta maithequaje
^vGoo^^lc
doM invre; il est da mon devw de ne pas m'en écarter- La Uttra da 30 juin du marécbal Jourdan, écrite aa nom du roi, devient [Jus pres- MMe; eUe par^ m'actwer de retard dans mes opérBtions.eUe me presse d'agir; ttabs donte qa'il était de nm devoir de le £dm. Les originaax de ces deax lettres soat entre mes nais», et 1«» co|;hw eo santti-jontes. Les craintes du roi, exiNrioiées dans la lettre du marécM lourdai^ que le cemte d'Erioa s'arrive pas en mâaie terni» que le géntoal HiU dans te basMa do Dweo, étaient eitréawneat fondées, et os ne pent doiriw qoe, ce cas arrivant, le comte d'&lOB, quelque jB i ii B U oeyi'il eât feuê, ne îtA arrivé qwnae jours après le géo^l ffill. En eïet, les Anglais avaieat fait r^blir en charpente, par un Mvail de ris aenwines et avec beaueoap de moyens, la coiqmre de qBatre-TtDgt-dîx-nenf pieds foite au pont d'Aicaetara; cette comnuitfcatioo entre les nains des Anglais donnait au géaéral HiH le moyen de veair d'AIbnera sur la Torœès en huit ou aenC marches, et le pont, pMvaat ftre détmit en on moment, était enlevé au comte d'Erion, qui n'av^l pas les moyens de le rétablir.' D'un autre côté, amnt l'ouverture da la eampaipte, le g^ral Hill avait fait ua coup de main sur le pcnt d'Almans, avait détruit les barques étions les tgtèi : il ne restait donc as eSBte d'Erlen d'autre passage que le pont de l'Arzolûspo, ou (fe wùrpartaHanidieimaisIa route qui conduit ai pont de l'Arzobitpo n'est pas praUcaUe pour l'arlillerie ; il eftt fallu la démoaier, et ce travail eât demandé plusieurs jours. S'il eût pris la route de la Hancbe, ea retard ett été beaucoup plus long. Enfin, aprè» avoir passé le Tage, il n'avait d'autre chemin à prendre, pour se rendre dans le bassin du Dnero, que celui du Guadarrama, afin d'être plus bellement en liaison avec l'armée de Portugal, et ce détour lui eût fait perdre encore plunenrs marches. Ainsi, soit par les obstacles que le pays présentait, soit par les détours qu'il était nécessairanent obligé de Ëiîre, il devait wriver longtemps après le général Hill; et cependant, que de chances encore, comme la difficulté de subsister dans le d^rt qu'il avait à traverser, etc., qw pouvaient arrêter sa marchel Rien n'était donc plus convenable que de faire en tonte bâte ce que le roi avait ordonné, c'està-dire d'agir avant que Hill n'eàt rejoint Wellington.
< L'empereur demande pourquoi je me suis permis de livrer bataille sans Tordre de mon général en chef ?
( La lettre du roi du 48 juin, celle du maréchal Jourdan du 30, prouvent que, loin de désobéir à mon général en chef, je n'ai bit qu'exécuter ses ordres.
I Enfin, l'empereur demande pourquoi je n'ai paa au mi»m re-
^vGoo^^lc
lardé de deux jours de donner bataille pour avoir les secours qiie je savais en mardie ?
■ La raison eu est simple : je ne comptais pas donner bataille le 23 juillet; c'est l'ennemi qui a attaqué, et, sans ma blessure, il n'yeo aurait pas en : ceci demande plus de développement.
« Je n'ai été instruit de l'itinéraire des six cents chevaux et de l'artillerie de l'armée du Nord que le 21 dans la soirée. Dans ce moment, presque toute l'année avait passé la Tonnes. Si j'eusse reçu cette nouvelle cinq heures plus tAt, il n'y a aucun doute que je n'eusse suspendo ce mouvement et que je n'eusse attendu dans le' camp d'Aldea-Rnbea l'arrivée de ce renfort ; mais, en ce moment , faire i^trograder toute l'armée eât été une chose mauvaise dans ropînion et inutile, puisque je pouvais également prendre position sur la rive gauche de la Termes, et d'autant mieux que ce pays est peu favorable à la cavalerie, dans laquelle j'étais inférieur; et ce mouvement rétrograde eût été contraire k la suite des opérations, puisqu'il me faisait abandonner l'avantage marqué que j'avais obtenu d'occuper sans combat le sommet du plateau qui sépare Alba de Tormès de Salamanque, plateau que je devais supposer qui me serait vigoureusement disputé, et où j'avais gagné l'ennemi de vitesse, plateau extrêmement important, puisque c'était par là seulement que je pouvais manœuvrer l'ennemi avec qndque apparence de succès, menacer sa communication avec Rodrigo et le forcer à sortir des positions qui entourent Salamanque; enfin arriver au but que je m'étais toujours proposé, de le combatlTe en marche. >
CONDUITE DES TROUPES BELGES A VrATBKLOO.
Quelques écrivains anglais ont accusé les troupes belges d'avoir manqué de courage à Waterloo. *Un régiment belge de 1,000 h — ""*' f dit Alison (dans son Histoire de (Europe, t. X, p. 468], à
[1)PlEMÏ30etl2}.
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c anit doDoé l'ordre de chaisier la cavalu-ie fràaçaûe, fut reça en ( arrivaDt sur les hautenrs par un feu si terrible, qu'il Gt votte face ■ et s'fflifuit, sans s'arrêter, jusqu'à Bruxelles, où soq arrivée inatten- < due répaadit l'épouvante. >
Mac Farlane, dans saVie duducde Wellington, a rencbéri sur cette calomnie en attriboant à tous les Belges la lâcheté qu'Alis(»i attribue seulement h un régiment : < On ne put jamais parvenir, dit-il, à mettre • 3,000 hwHmes de cavalerie belge en face de l'ennemi...; le duc auc nùt donné tous les régiments véritablement belges pour antant de I compagnies de Portugais. >
Les mêmes làllégations se retrouvent dans un ouvrage sur les opéroiiinu de ta cinquième lUvinon de tarmée anglaiie, — dans la relation de la campagne de 4816, par le capitaine Siborne, et dans un roman pc^Mdaire de T. Moore, Tkackeray, Vaxùty {air.
La nation belge s'était peu émue de ces allégations, infirmées par le témoignage des historiens les plus estimés de la campagne de 181».
Hais, dans la séance du 15 décembre 1854, an membre dn Parlement, le comte de Glengall, se permit de Ëiire |une allusion blessante ï la conduite des troupes belges, en recommandant au gouvernement dt ne pat enrôler de* atixt/iairei dont les pays qui, à Waterloo, ont vu leurs trottpes làckement abandonner leur drapeau.
Cette sortie inconvenante fiit aggravée par les commentaires injarieux du Morrmtg-Rerald, et d'autres journaux anglais.
Dès lors, il ne fut plos possible à la nation belge de garder le Silence.
Un historien militaire, H. le général Renard, chef du corps d'étatmajor, se fit l'organede l'indignation publique. Avec l'agrémentdu roi, il pnUîa, dans X Indépendance belge, trois lettres qui forment une réponse comi^ète et péremploire aux allégations de HH. Alison, Gleng^ et Mac Farlane.
I^e pays tout entier s'associa à cette énergique protestation. Les Chambres belges adressèrent des remerciements à l'auteur, et dans toutes les communes du royaume on ouvrit une souscription ponr lui oltir une épéecommémorative.
HAtons-noos d'ajouter que le peuple anglais lui-même, par l'oigne de lord Palmerston et de ses journaux les plus eslimables, a protesté contre les paroles inconsidérées de lord Glengall.
La calomnie est donc vaincue et c'est pourquoi nous n'y avons pas même fait allusion dans notre récit de la bataille de Waterloo.
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Ymô, da reste, eu quels termes les géBéran alliét ont nodu ^Htioe à la braTDore et & la lofMté de nos compatriotes.
« ...Noua avms pa apprécier vos vertus, disait Blodi»', en prenant
< congé des Belges ; vous êtes un peuple brave, loyal et noble. >
Le général Pïrch déveJi^>pa cette opinion dans sa proclamation do Si juin 18tS : < De tous les temps, dit-il, Us Belges se soot montrés « nn peaple brave, grâéreux et vaillant. Us ont soutenu cette brillante
< rép^tion, surtout à la bataille de la BeUe-AUiaaee, où ils ont ctfo- « battn avec tant d'intrépidité qu'ils ont étonné les armées alliées; la • souvenir de leur invincible courage ne sortira paA de la ooéaMiire ds
< SOS guerriers, i
Le général Hill, écrivit le 11 juillet 181&, au général Cba»aé,eoB- ■andant «m division néerlandaise : * dans le rapport q^ j'eus l'ho»- ( neur de &ire à S. E. le doc de Wellington, je 6s particaltèrettant ( mention de la conduite de votre division pendant la Journée du 18, ( et je ne manquai pas de ronarqner qu'elle se mit eu mouvement
■ pour repousser l'attaque de la garde impériale française ; mattieii' ( reosament, la rapport de S. E. était déjà envoyé à Lontfaes ifant t l'arrifée du nûen. Cependant je suis bien assaré que S. £. est in-
■ formée de la beUe conduite des troupes sous vos ordres dws ceUs t glorieuse joornée. »
Le duc de Wellington, enfin, chargea le baron Van der Cappelen de féliciter le roi GnHiaume, an sujet de la belle cond«itedes troupes néer- I^aises.La lettrede ce diplomate rendue publique, contîmt le passage suivant: tYfdtiafglQnitepmivdtamateUmerdelaviùeurdettrmifie*, c et ne trouvait pas d'éloges assez grands pour le prince d'Oranfe. ( qui avait si bien dirigé tons les mouvements pentoit la journée do ( 46, qu'il n'avait pu en besoin de lui envoyer des ordrae» *
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— Ml —
un» DB SIR I. HOORE SUR l'eXP^ITIOA DR LA C0R06MB.
Sir John Moore à lord CoMÛereagh.
Corogoe. te U JauTler IIM.
< Votre Seigseurie sait que si j'easse suivi mon opinion comme ^taire, j'aurais effectué ma retraita depnis Salamaoqae. Les armées espagnoles étaient alors battues; il n'y avait aucune Garce à laqurile nous pussions nous réunir; j'étais convaincu, par la nature du gouvernement et par la disposition des habitants, qu'ils Aa fémîent aucun eflbrt pour nous aider, ni pour favoriser la cause dans laquelle ils étaient engagés. Tont^ois. je savais qu'on ne voudrait jamais croire i l'apathie et à l'indifférence des Espagnols; que, si les Anglais se retinûent, la perte de celle cause leur serait imputée; qu'il était nécesiaire de se dévouer avec l'armée, pour convaincre le peuple anglais, aussi bien que le reste de l'Europe que les Espâgnds n'avaient ni le pouvoir ni le désir de faire aucun effort. Ce fut pour cette raison que je marchai sur Safaagun, Comme diversion, cette marche a réussi : j'ai attiré sur l'armée anglaise tout ce que les Français avaient de forces disponibles ; et les prétendues armées esp^noles nous (mt laissé poursuivre sans faire un seul mouvement pour fâvorisernotre retraite. *
fiTAT BB LA NATION £t DE l'aRMÉE PORTUGAISES AU DiBDT »E LA GUERRE n'ESPAtUtE.
Toici quelques extraits de lettres propres à faire connaître l'état de la naUon et de l'armée portugaises au début de la guerre d'Espagne.
Sir /. Cnuiock hnrJ. Moore.
M décembre IMS.
< M. Villiera et moi nous agissons de concert pour réveiller les Portugais et les ra{^ler au sentiment de leur situation. >
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Colonel Kemmt ànr J. Cradock.
Htm. m «cambra IMB.
1 On ne saurait dépeiodre l'apathie des Portugais. Le général .Leile est un homme à théories, et comme tons ses compatriotes un indolent. »
Crtuiock à nr J<An Moore.
< ..Je suis peinéde voir l'année portugaise et tout ce qui a rapport aux choses militaires dans le plus mauvais état possible... ■
Cradock à nOien.
s JiDTler Ud>.
■ Je suis prêt à agir avec la plus grande prudence ; mais quand Frère parle de troupes portugaises et de préparatifs, il bâtit réellement des diSteaux en Espagne. >
Cradock à lord CasUertagh.
f ... C'est un fait avéré que les régiments de cavalerie portugait sont sans chevaux, et, si je dois tout dire, que la moitié de leurs bataillons d'infanterie est sans armes et sans vêtements. 11 n'y a aucun moyen de régler tout ce qui a rapport aux vivres de l'armée; et mon opinion est que dans le cas d'une coloration on n'obtiendrait rien, quoique le Portugais paraisse bien disposé en faveur de la cause commune, qu'il y soit fidèle et que, dans de meilleures circonstances, il puisse devenir boa soldat. >
Le même ou même.
< On ne saurait compter sur les troupes portugaises dans l'état où elles sont. Si je disais qu'elles sont prêtes à se révolter ou à se mutiner, je crois que je parierais selon l'avis du général Beresford. Elles ne veulent pasétre commandées parleurs propres officiers, et nefontqw ce qui leur platl. >
Le même au même,
■ L'anarchie toujours persistante dans Oporto, rendra nul tout ce qu'on pourra entreprendre pour h défense; la populace est irritée au
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pnntqa'il serait trës-diflSdIe de dire qoel parti elle prendnùl, ù la ooDdmte des Anglais ne répondait pas à ses vues. >
Le même à Frère,
( Sans la force anglaise qoi est ici, l'autorité de la ré^nce serait méooaDue, et les scènes d'Oporto se renouvelleraieut dans Lisbwne. >
Le même aa même.
» mara itPt.
t La Tille entière d'Oporto, l'éfâqae mâme, qui est censé la goulemer, tout est entre les mains d'une populace féroce et intraitable, qui a déji commis les plus cruels excès. Je crains que le même esprit ne r^ne dans ce qu'on appelle l'armée portugaise. >
VmenàCraéKk.
IS férrier IM».
« Je doute (Hvsqoe que les sujets anglais puissent rester en sAreté ilisbonne. >
( La désertion qu'avait fait naître la première nomination d'oflS-
ciers anglais (dans l'armée portt^se) devint si forte et tant d'individus quittèrent le pays an moyen des vaisseaux aeglais pour se «Kistraire au service militaire, qu'il fallût défendre les embarquements parnnédit.
• Beresfbrd prévint la désertion pendant quelque temps, en condamnant les déserteurs i un travail pénible et en offrant des récompenses aax gens de la campagne qui les ramenaient ; mais la fatigue et la n^re la rendirent très-fréquente au commencement de la campagne -, l'exécution de 19 coupables ne parvint pas même à la faire cesser. La cavalerie, qui n'avait jamais servi à grand'cfaose, était presque ré> dnite à rien : les hommes étaient malades et découragés, les chevaux poussife. I — NAnBB, t IX, p. f I &.
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SITUATION DE l'aRHÉB ANGUISB AVAHT BT APRÈS TALATEKA. Sir Arlhur Welletley à lord Cattiertagk.
Abrult), 21 juin UM-
Htlobd,
t Lorsque je vous écrivis dernièrenBent, j'avais l'espoir que doos serions ea marche avant cette époque, mais l'aident n'est pas encore arrivé. Les choses en sont où elles étaient le 17. Les Français continuent leor retraite; Sébastiani s'est r^lié sur Tolède. Vésegas s'est porté en avant, et Guesta a fixé son quartier générd àTnnîHo, le19. Je crains que vous ne pensiez que j'ai retardé imitilesent ma mardw depuis mon arrivée sur le Tage ; mais il était et il est encore impossible de marcher sans aident Les officiers et les soldats sont dans la plus grande détresse, et le manque d'ai^ent cause ^w désordres dont j'ai souvent occasion de me plaindre; nous ne pouvons plus même obtenir que le pays nons Goumisse des vivres, ou qu'il mette à notre disposition les ressources nécessaires pour transporter, soit par terre, soit par mer, nos propres approvisionnements. *
Lord WeUingWn au tnarquU de ffeUetley.
BidUai, sa Ktobre IBOS.
■ ... Jusqu'au 9i aoAt, les boaunos et les cbevmx ne reçureat point leurs ratioM régulièrement. L'insuffisaw» et la naiiv^Be qualité des vivres furent telles, que je trouva convenable ds donner tm soldats U moitié de ce qu'on retient ordinairement pour leur noorribtre.
t Les cavaliers étaient Corcés d'aller cherober au loin le toamft nécessaire i leurs chevaux ; ils trouvaievt 1* plus souvent du bM oi du riz, nourriture fort malsaine. Une des conséquences de cet état de choses fol que l'année, outre les pertes occasionnées par de conli-
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wtc famcDi, perdit éan» le court «spoee de cinq
« L'innée an^blae KiefUtjaiuiSDi'viaiiâe ailée, lii rk,iiiTit« de ee qa'on pritaid avoir été envojé -de SénHs pour son usage, excepté ces nisérables ratioBS dont }'ai parléi EOe M tira anevii vnaiafgB de let traraux ; et le soi'disant magasin de qaitre cent taille rations de tusouH n'a jamais existé. Ce sont des foito notaires qse persMine ne peut contester, car, officiers et soldats, tons serriraîeBt de témoins. J'affirme à Votre Excellence qu'on a payé non -seulement les (ditjels fournis à l'année sous mes ordres, mais encore les vidlles delta de l'armée de w I. Hoore ; j'ai demandé en outre avec Instance aux agents eqiagBols et aux juntes que Von fit savoir anx bilntants que te gouvememeot anglais ferait droit i toutes les rédlanations motivées.
« QaaHtàla pirtque les fliffiGàersgéBéraax espagnols ont priseaax opérations, U f a beanooiipdecliaBe*t[ae je n'approuvepcMBl; qnel-
qnes-anes sont contraires à ce que j'espérais, d'autres en opposition avec des conventions- positives.
« Il flM convenu enbre le général Cue^ et an, le 41 Jidllet,qittle généra Vénegas {ipà était sons ses ordres) marcberairt par 'Trenbleque, Ocana et Puert« Dnenoi, sw A r ganday pits de Madrid, ob H devait être le 22 et le 83 juillet, pendant que les années combinées seraient 4 Talavera et àËscala. Cette convention ne fiit pas observée, «iSenréanItaqnelœ années combinées forent engagées avec tontes kn fopees de r«aneiiiî. On n'a assné que c'était la fonte ctmtrde ipri avait «DBlnMandé le» or^bw de Cuesta; m ni Vi^i^as ni la Junte ne DOQSprévflinntdeofittéréBohition. Jeneferaiascune autre ^diservatton «wbe praeédé ; Il ne suEBra de constater que le général Vénegas n'a pas «xécMé le pkn d'opérations cMcerté avec moi.
« Gnesu eoovint le 9 aoAt qu'il resterait ft Tatavem, penduf qoe je marcherais h 3 contre Soult. Dans mon opinion, il quitta cette ville sans raison suffisante; dans mon opinion encore, il ne devait pas la
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quitter sans mOD consentement, puisqu'il avait missioD de protégo' mes bftpiUux. Je ne vois pas que si le général CnesU fàt resté i Talavera, l'issue de la campagne eût été diOérente. Quand Soolt eut ajouté trente-quatre mille hommes aux forces qui nous étaient appâtées dans rEstramadore, l'équilibre iiit rompu, et il deviot nécessaire de battre en retraite au delà du Tage; si, en ce moment, d'après nos conditions, le général Cuesta avait gardé le poste de Talavo?, j'aurais pu faire évacuer mon hôpital, ou. du moins, connaître l'exacte sitoaticm de tous les individus qu'on y avait laissés ; et je pense qu'on eAt évité bien des dîBScultés.
t A l'égard du refus d'exécuter les mouvements que j'avais recommandés, je suis persuadé que si le général [Basseconr avait été détaché vers Plasencia le 30 juillet, et si les troupes avaient &it leur devoir, Soult aurait été arrSté sur le Tietar, au moins assez longtemps pour me permettre de proléger le passage du Tage à Almaraz; et, dans cette éventualité encore, l'hâpital eût été sauvé.
( BassecournesemitenmarchequeleS, etlanotedeH-deGaray m'apprend que le général Cuesta trouva œ mouvement inutile.
K En considérant quelle était alors (le i) notre situation, il me parut évident que les années combinées devaient se retirer au ddà du Tage, et que le moindre délai les exposerait à être coupées du seul point de retraite qui leur restât. Une bataille, même hrareose dans cette sUnation, n'eût pas amélioré nos a&îres.
( Hais ce changement, au lieu d'accroître la difficulté que nous ^>roavions à trouver des vivres, aurait dû la faire cesser, si la junte de Séville avait pris ses mesures pour subvenir aux besMns de l'armée anglaise, conformément à ma lettre du 1 6 juillet : ce changement consistait à quitter l'offensive pour la défensive. La marche étant rétrograde, si l'on eût préparé et envoyé des vivres, l'armée les aurait reçus sur la route, et bien plus tôt encore que si elle avait suivi sa première direction. Ces vivres arrivèrent, il est vrai ; mais, comme ils étaient des* tinés à l'armée espagnole, nous les laissâmes passer, quoique doos mourussions de faim.
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f Le manqae de magasins, l'apathie et la mauvaise volonté des antorités et dn pea[de espagocd furent cause que l'axée portugaise souffrit beaucoup, par soitedu manqae de vivres et d'argent.
c Jusqu'à ce qu'on ait remédié aux maax dont j'ai raison de me idaindre, jusqu'à ce que je voie établir des magasins pour l'armée, et adopter un bon système d'approvisionnement, jusqu'à ce qu'il y ail une armée sur les efforts de laquelle je puisse compter, et qu'elle sut commandée par des officiers capables et désireux d'exécuter les opérations arrêtées de commun accord, je ne puis m'engager dans aucune entreprise avec les armées espagnoles. >
Lord Welle^y à M. Canning.
atjm», 1 leptcmbre 1809-
I II doit être évident, maintenant, qu'aucune alliance ne saurait prot^^ l'Espagne contre l'inévitable r^ultat de ses désordres intérieurs et de sa foiblesse comme nation. Elle doit amender et renforcer son gouvernement; elle doit améliorer radmini8tration.de ses ressources, la composition et la discipline de ses armées, avant qu'elle soit capable de tirer quelque profit d'un secours étranger. L'Espagne s'est montrée dâoyale envers nous, parce qu'elle l'a été envers ellemême. Jusqu'à ce que l'on ait opéré quelque grand changement dans l'organisation des moyens et des ressources de l'Espagne, ainsi que dans la formation de ses armées, aucune coopération avec les troupes espagnoles ne peut offrir la moindre garantie. >
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LETTHES DE WELLIKGTON SUR DIVERS' SUJETS.
1*. Sur la difficulté d'obtanlr. des vivma 5b- /. Cndotk mmaréchal Beretfœd
f Vous ne pouvez vous faire une idée de la difliculté que nous avoDS à pous procurer des vivres. C'est pour moi un sujet contiDnel d'inquiétude que d'envoyer la cavalerie au Tourrage; rien n'est usure au delà d'un jour. Le pays ne peut pas seulement fournir de la paille. — J'ai prié H. ViUiers de demander à la régence qu'elle envoyât ici un fondé de pouvoirs pour nous procurerdes vivres, si tontefois OB en peut trouver. J'agirai comme les Français et ferai des réqnisiticmsià; cette différence près que nous payerons tout au prix la plut élevé. »
Wellington, à Charlei Stuart.
ciTtiw, 1 M«rtn' Ull.
( Hilheiireasement des réponses etdesrapports de la junte des vivres ne sont pas des vivres. Je n'ai jamais adressé uneptainle lU goarementent portugais que je n'aie reçu poar réponse des volnoesde
2>. Campagne de 1809.
WtUington à lard Coittereagk .
LiibsDBC, U airil 1)
( J'ai l'intention de marcher contre rarmée de Soult anssilM qw j'aurai pris quelques dispositions pour défendre le Tage, et auMÏ
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pour arrêter les progrès de Victor, dans le cas oà îl s'avancerait peadant mon absence. ¥atlaxfaeniB de préfiirence ce dentier de ooBcert ifec Cuesta, si Sonit n'était en possessÏMi d'une proTÎnce fertile et delà ville d'Oporlo, qne l'on doit chercher à Ini enlever, i . . •
3*. Wellington se plaint du pea de canflanoe que lai témoigne le gouTernemtmt anglais.
Au ocmOe de LaerpaoL
CeMrIca, le I« uAl IRIO-
( L'imporlunité avec laquelle je sollicite des ministres de Sa Majesté de pwler leur attention sur la guerre de la Péninsule sera, je Te^re. mon excuse de vous prendre quelques instants pour vous hâte part de mes sentiments parlieulîers sur ce sujet.
< Rien ne peut m'étre plus désagréable que les opératioDS qui ont eu Ijen Tannée dernière, et il est évident que la continuation da même système de prudence me Tera perdre le peu de réputation que j'ai acquise, ainsi que la bonne opinion du peuple de ce pays. Rien donc ne serait plus désirable pour moi personnellement que de voir abandonner tout d'un coup cette guerre, ou de la voir continuer avec une force suffisante pour enlever à l'ennemi tout espoir de résistance.
< Dans l'un et l'autre cas, les censures dont m'accablent les ignorants de notre propre pays aussi bien que ceux d'ici, et les gens que je suis obligé de contraindre à se remuer pour proléger leurs personnes et leurs propriétés, retomberaient sur le gouvernement. Hais, comme je vois qu'en fin de compte il y a plus d'une chance de succès, ti nous pouvons conserver notre position dans ce pays, quoiqu'il n'y en ait probablement aucune d'après notre syst^e de défmse drconspect, je ne remplirais pas mon devoir envers le gouvernement si je ne l'instroisais de la situation réelle des affaires, et si je ne le pressais , même jusqu'à £tre importun, de foire de plus grands eR)rts.
t J'avoue qu'il m'a semblé jusque dans ces derniers temps que le gouvernement lui-même n'avait pas foi dans les mesures qu'il avait prises peor ce pays, et il i^est pas arrivé d'Angletare un senl officier qui ne m'aitdit qu'on s'attendait généralement au prochain embarqBe-
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ment de l'année ; j'ai m4|De entendu dire par qudques-Qos que celle opuùtHi était celle de plusieurs ministres du roi. i
4°. SouBoription en fayeur des Portuf^s malheorenx.
Àtt comte de UeerpooL
f ero-Hatro, la 7 octobre IBW.
« Lestroupes ennemies ont, commeàrordinaîre, abtméœ qu'elles ne pouvaient enlever ; il ne reste plus rien. Si donc le réanltat de h campagne était que l'ennemi SU obligé de se retirer du Portugal, il est bien à craindre que la plus grande misère n'accable les «^stricts que l'année ennemie a traversés, et qu'il m'est impossible de secourir. Dans d'autres occasions , les riches habitants de la Grande-Bretagne, et surtout ceui de Londres, sont venus au secours des peuples étrangers frappés de calamités que leur infligeait soit la Providence, soit un ennemi puissant et cruel. Le peuple portugais a éprouvé les effets généreux de cette disposition charitable des sujets da Sa Majesté, et jamais il n'y eut de circonstance oîi ces secours aient été plus mérités, soit que l'on considère les souffrances du peuple, ou que l'on envisage sa fidélité à la cause qu'il a embrassée , ou son attachement aux sujets de Sa Majesté. Je d^are qu'il n'y a pas d'exemple qu'un Portugais, même de la plus basse classe, ait en avec l'ennemi des rapports contraires i son devoir envers son souverain ou aux ordres qu'on avait donnés.
f Permettez-moi donc de recommander à la protectiim de Votre Sôgneurie les malheureux qui ont le plus souffert de l'invasion de l'ennemi, et de vous prier d'examiner les moyens d'attirer sur eux les bienveillantes dispositions des sujets de Sa Majesté dans le moment, qui , j'espère , n'est pas bien loin, oîi l'ennemi sera forcé d'évacuer le pays. .
5<>. Retraite de Maaséns.
Aa eomU de VmerpooL
« Je suis aflligé d'avoir à ajouter à ce rapport que la conduite de l'ennemi, pendant toute sa retraile, a été marquée par des actes d'une
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iHurfaarie qu'on a rarauent égalée et qu'on n'a jamais surpassée. Dan» les villes de Torres-Noras, de Thomar et de Pernes, où les quartiers généraux et quelques-uns de ses corps avaient séjourné pendant quatre mois et où les habitants étaient restés, se fiant à la promesse qui leur avait été Ëiite qu'ils ne seraient pas maltraités, il a pillé et détruit un grand nombre de maisons la noit même de soa départ; il a brûlé ensuite toutes les villes et tous les villages qu'il a traversés. Lecotiveat d'AIcobaca a été incendié d'après un ordre émané du grand quartier général. Le palais de l'év^e et la ville entière de Leyria où le générai Dronet avait eu son quartier ^néral, ont éprouvé le même sort; il n'y a pas un habitant du pays, de quelque classe ou de quelque rang qu'il soit qui, ayant eu des rapports ou des a&ires avec l'armée française, n'ait eu à s'en repentir ou à s'en plaindre. Voilà de quelle manière ont été tenues et remplies les promesses et les assurances données par la proclamation du général en chef, qui disait aux babitantsdu Portugal > qu'il n'était pas venu à la tête d'une puissante armée de 4 \ 0,000 hommes pour leur Taire la guerre, mais pour jeter les Ao^is à la mer. * Il faut espérer que l'exemple de ce qui est arrivé dans ce pays apprendra au peuple, ainsi qu'à celui des autres pays, quel fond l'on doit Caire sur de telles promesses et de telles assurances. >
6°. Evacuation du Portugal par l'armée anglaise.
A CkonorabU G. Berkeley, ctce-ainira/.
celarico, le » mirt leil.
■ Comme je sais qne les ministres actuek se plaignent des dépenses de la guerre dans la Péninsule , que leurs antagonistes déclarent qu'ils en retireront l'armée anglaise et que la conduite des Espagnols fournit de bonnes raisons pour prendre ce parti , je crois qu'il est de mon devoir de n'être pas pris au dépourvu pour obéir à cet ordre s'il m'est donné, et d'être en état d'y obéir sans exposer aux insultes de la populace de Lisbonne le ministre du roi, moî.même et ceux des offiders et des sujets de Sa Majesté qui résident ici. D'après ce motif, j'ai résolu que les bagages des régiments resteraient embarqués sur les transports ou autrement. Les commandants des régiments ont reçu l'ordre d'envoyer chacun à Lisbonne un oQicier de leurs corps pour foire oet arrangement el détruire les bagages qu'on jugera inutilrâ. Je vous s^ai obligé de vouloir bien, en attendant, approprier les bAli-
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ments ds tr&DBport poar 7 mettre le bagage d'iu, de desx <n de trois batailknis appsrlenaiit à la même diviBion. >
7>. Opinion de Wellington sur ronthoaslasinB popatairs.
Au Ëeutenant générai lard N. BentmcL
-c ISlt.
■ L'eiitboiuiaBiiiednpeupleestanetrèa-bellecfaoBeetfigiiKlrien8flr le pa[Her ; mais je n'ai jamais va qu'il ait produit autre chose que le désordre. Eu FraDce, ce qu'on appelait enthonsisBme, c'était le pouvoir et la tyrannie agissant par l'intermédiaire des sociétés populaires, qui ont fini par bouleverser l'Europe et par établir la pins formidable et la plus épouvanlable tyrannie qui ait jamais existé. En Espagne, l'enthoosiasme du peuple s'évapore en vivat et en vanteries impuissantes. Cet enthousiasme a empêché qu'on essayât même de discipliner les années, et son inflnesce pernicieuse a toujours élé allouée depuis comme une excuse pour la profonde ignorance des oESciers, riodiscipline et la mauvaise conduite des troupes.
• Je vous recommande donc sérieusement, quelque part que vous alliez, de ne vous fier en rien à l'enthousiasme du peuple. Dmmez-luî un gouvemnnent fort, juste et bon, s'il est possible ; mais surtout un gouvernement fort qui le contraigne à iaire son devoir envers lui-même et envers le pays, et laites que les mesures de finances nécessaires pour entretenir une année marchent de concert avec les mesures pour la lever. >
&>. Insuffisance du traitement de Wellin^n.
^u comte Bathursl.
«■drli, le U joAt IBI*.
■ Il y a plus de trois ans que je reçois le truitemrat ordinaire de coHBDandaat en chef, 10 livres par jour, assujetti à div«ws dédootioMS, entre autres celle de la taxe du revenu , ce qui le réduit k raviron 8 gninées. Mais il sera nécessaire que le gouvernement nie dôme une paye supplémentaire, comme indemnité de table, on à tout autre lilre, ou qu'il m'autorise à mettre k sa charge quelques-unes des dépenses, telles que les aumftnes que je suis obligé de faire dans l'étal actuel du pays; autrement je serai ruiné.
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f U D'est peul-étre pas convenable que je parle des antres pajs, mais je crois qu'il n'y en a aucun oùuncoi]]niaiidanteaclief,ayantîea chaires que j'ai, soit aussi mal payé qne je le suis. 11 est de fait, autan t du moins que j'ai pu m'en instruire, qu'il n'y a pas d'exemple d'un officia anglais chargé d'un commandement non interrampa qui ait reçu seulement 10 florins par jour, et encore avec des déductions. Tous reçoiTent soit une allocation d'an gouvernement, outre le traitement de conunandant en chef, soit une allocation soua toute autre démMuinattoD : mais je doute que leur peine et leur responsabilité, ainsi que leurs dépenses , aient jamais égalé les miennes,
« Néanmcnns, je n'aurais pas parlé de tout cela, sachant que le public aujourd'hui veut être bien servi, au meilleur marché possible, û je ne me trouvais dans une position qui m'oblige à Taire des dépenses que je ne puis acquitter sans un grand préjudice pour mùméme. •
9°. InsuccËBde l'attaque de Bargoe.
Au eomU de Livetjmcd.
Cludad-lodrlKO, Is 23 novtnbri ISII.
■ Je vois qu'on est déjà disposé à attaquer le gouvernement, parce que le siège de Bui^os a échoué. Le gouvernement n'a pas eu à s'occuper du siège. C'est une opération entièrement de mon fait. Quant aux moyens, U en existait de très-considérables à Madrid et à Santander pour le siège de la plus forte place. Ce qui manquait dans ces deux endroits, c'étaient les moyens de transporter l'artillerie et les munitions sur le lieu où l'on devait les employer.
1 En Angleterre, le peuple, heureux comme il l'est à tons les égards, riche en ressources de tout genre, ayant k sa disposition des routes excellentes, voudra à pdne croire que des résultats importants ont soBveot dépendu de 50 ou 60 mules, plus ou moins, ou de quelques bottes de paille ponr les nourrir : cependant rien n'est plus réd, quoiqu'on ne veuille pas y croire. Je it'ai pas trouvé les moyens d'enuBeser même un seul canon de Madrid. M*" est un homme qui se pique de vaincre tous les obstacles; il sait le temps qu'il lui a fattu pour DOIS envoyer environ cent barils de pondre et qoeh^ues cent miâecartoaches. Quant aux deux canons qu'il tftcba de nousfeirepar-
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venir, je ftis oUigé d'enToyer nos animanx pour les traîner, et nous éproinftmes de grands enibarraH par l'absence de ces aumaax dans les marches altérieures de l'année, i
10'. JSmbarras euaoités k Wellington par le ^uvernement anglaie.
Aa coUmel Torreni,
Nln, Is n JuKrler IBIl.
< Quant à la dernière partie de votre lettre relative à la dilBcnlté de mettre de c6té et d'éloigner de l'armée en campagne les officiers généraux qui ont acquis avec honneur leur grade, il est imposâUe de la conàlier avec la première partie , où vous parlez de la responsabilité ou plutôt de la haine qui s'attacherait à celui qui ftterait leur emploi aux officiers trouvés ou crus incapables de faire an service actif. Je demande qu'on ne m'envoie point d'officiers généraux; etqoand on en enverra que je ne jt^erai pas bons pour leur emploi, je demande qu'ils soient rappelés. Je supporterai alors la responsabilité ou U haine du retrait de leurs fonctions.
< Quelle position est donc la mienne? U m'est impossible d'empêcher qu'on envoie des hommes incapables à l'année; et quand je me plains qu'on en envoie, c'est moi qui suis responsable ! Assurément la responsabilité ou la haine de l'éloignement de pareilles personnes doit s'attacher à la t difficulté de les mettre de cftté, > et non i cdni à qui il apparient officiellement de représenter qu'elles ne sont pas capables de remplir leur emploi. •
11°. Milice anglaise.
^ comte Bolfcurfl.
■ Je suis tout à fait hors d'état de vous donner un avis sur le sqjet de votre lettre du 1 1 , n'ayant jamais en sous mes ordres plus d'un régiment de milice ai^laise. J'ai trouvé, toutefois, la milice si complètement dépourvue d'économie intérieure, de discipline et de subordination réelles, que, quelque bien disciplinés que soient les soldats qui la composent sous le report de l'exercice et des manoeuvres, je doute fortqu'unenombrensearméedemilicepuissejamaii servir en campagne.
^vGoo^^lc
antniiieiit que pour on effort momentané. Mon ofnnion est que les oFficiers de milice ont tous les défauts des officiers de la ligne, mais i un l»en [dos haut degré, indépendamment de ceux qui leur sont particubers. *
ROTES ET DOCUIIEHTS PROPRES A PAIRE CONHAITHE L &TAT DE LA PÉNIHSULE DE 1808 A 1814.
M. Slttort à M. Canning.
* n n'y a pas de plan codçq en commun et conséquenunent pas de concert (hns l'action. Aucune province ne partagerait avec une autre les secours que lui accorde la Grande-Bretagne, alors même qu'elle B'aorait pas besoin de ce qui lui est donné. *
Le n^me au même.
t Tons les canons anglais destinés à la Galice ont été envoyés, par méprise, dans les Asturies; le secours a été distribué d'une manière absuide et tout est en désordre. ■
WeUiagtm à tord liverpooL
I MTTtlr 1811.
1 Les divers événements de la guerre vous auront prouvé que l'on ne peut foire aucun calcul sur les opérations dans lesquelles les troupes esfNignides sont engagées. >
WeWngUm à tord lÀserpoot.
at ttnitr 1811.
t l'ai des raiswis de croire qne Badajoz manque entièrement d* lines, qwnqoe depuis un an on s'attoide à un siège. >
^vGoot^lc
Le wUme OM mime.
a Htiiti iBii.
* L'eipérience m'a appris à ne mettre aucune confiance dans les efforts des troupes espagnoles, malgré les nombreuses preuves de bravoure qu'elles ont données...
< La brigade portugaise ne s'est pas beaucoup mieux conduite que les antres troupes (à Albuera).
• Le brigadier général Haddea fit lotft an monde pour les engager à charger, mais vainement. *
Le même aumême.
T mil IBII.
t Le nombre des forces portugaises est beaucoup réduit ; je ne sais quelle mesure recommander qui ait le pouvoir de les augmenter. Le gouvernement actuel de Portugal rejette ou néglige toutes celles qu'on lui préseate; si par hasard il ea adopte une, dle«st si mfd exécutée qa'elle ae sert à rien, t
Géttér(UGr<AamàiordLmrfoU.
Guiii, irciricr laii.
I Outre la répugnance que tes Espagnols ont mise à adopter quelques-unes des mesures les plus essentielles (pour la défense de la place), ils n'ont permis à nos gens d'exécuter le plan arrêté pour le retranchement de la partie gauche de la cortadura de San-Femando, qu'après des délais et des discussions trés-déplaisanles. •
Weltmgtoa à M. Forjat.
« Nous perdons un temps précieux à discuter des choses qui devraient déjà être exécutées. >
Le même au même.
ttn-ntgn, U octobre laiO.
( Si les vivres eussent été enlevés partout, les Français n'annùat pu rester ici une semaine.....
« Diaprés ce que je sais, ils poumnt même iBaiul«nir leur poûtim josqu'àce que la masse de l'armée vieeiie i, leur secours.
■ Il ast douloureux d'entrevoir tout ce que l'obatiiuitiaD et la sottise peuTent causer de mal. >
Le même aa même.
nn-nefro, 1" Dorcmbrc ISIO.
( Toute cette conduite doit être attribuée à la même cause, le désir d'éviter une mesure qui, bien qu'utile aux vrais intérêts du pays, dérangeait les habitudes iadolenteset la douce vie des habitants, et l'envie de jeter sur moi et sur le gouvernement anglais tout l'odieux de cette mesure. J'avais avoué dans ma proclamation que j'en étais l'auteur, et le gouvememeot pouvait se mettre à l'abri sous une telle déclaration, mais Uaen pour principe, toutrécemment il est vrai, derechercberla popularité, et il n'adoptera rien de cequi déplaît à la p(^ulace de Lisbonne. >
t Enoctobre481ï, les soldats anglo-portugais n'avaient pas reçu de paie depuis six mens ; mais les armées françaises du Sud, do Centre et de Portugal étaient arrià^es de toute ine aimée. ■ Napibs, t IX, p. 9».
L'armée de Suchet seule élaK régirii^vment payée. Cétait la seule aussi qui lût bien disciplinée.
E. V<ai§han ànr Charte» Stmrt.
Cidli, s Mût INI.
■ Les troupes espagnoles qui se troovenl en Catalogne et dans les antres provinces manquent de vivres, et le gouTeraernent ne pourvoit à leurs besoins que par les proclamations qu'il adresse aux intendants.
< Depuis que je m'occupe des aflàires d'Espagne, jamais je n'ai vu le siège du gouvernement dans une plus mauvaise situation. D existe ici naprorond sentiment de haine contre les Anglais, et le parti jacobin agit avec la plus extr£me violence, i
En 4613, i^<>rjax, ministre de la guerre du Portugal, écrivait à Wet- Caigiott : c Les Espagnols, par leur orgueil, ont nui au succès d'une < cause qui est celle de la liberté de l'Europe, t
M. Vaughan à M. Sluart.
Cadli, 17 Mtricr ISII.
(AudaloDsie). « Je suis affligé du peu d'eSbrts que îttat les Espa-
^vGoo^^lc
giuds, et ce qni m'afilige encore davanUge, c'est de penser qa'oo n'en obtiendra rien de plus. ■
Génénd Carrol à M. Stuart.
oiinim, M iTTii un.
< Plût àlNeuque les années espagnoles, ou, pour parler plus exactement, les cadres des années espagaoles, fussent sons le conunandement de Sa Seigneurie (Wellington)! Nous pourrions, dans ce cas, hire de grandes choses ; mais, hélas 1 notre orgueil semble augmenter avec nos malheors et ne saurait être égalé que par notre i^orance. *
Géaénd DoyU a» cotonet Boche.
U JnlB I8II.
< Est-il possible de concevoir rien d'aussi absurde, et je pourrais presque dire d'ausù înflinie que la conduite de la junte ou du capi- (aine général de Carthagène? On a 6té les fusils aux r^pments envoyés au secours de Tarragone, afin sans doute qu'îb ne pussent faire qu'une vaine parade de leur patriotisme. >
Centaine CodriagUmànr Charles Coium.
rini-nnan, IS ialBet lUl.
4 Je ne puis vous peindre toutes les difficultés que m'a susùtées la marine espagnole avec laquelle j'ai été en communication sur la c6te; sa conduite a été détestable, et, si j'en excepte la frégate VAitrée et b corvette la Paloma, les commandants des vaisseaux de l'État n'ont montré ni courage devant l'ennemi, ni humanité envers leurs cootpatrioles. 1
Le prince de Neujtk&tet au roi Joieph.
nrl>. Il ■irll 1811.
( On voit par les gazettes anglaises que les Cortis rassemblées dans l'Ile de Léon ne sont qu'une misérable canaille et des gens obscurs qui n'ont d'autres projeu que d'aller végéter dans les tavernes de Londres; il ne peut y avoir rien à Eaire avec des parûls hommes. •
aiiiM, en lUL
t ToDles les classes avaient unanimement refusé de payer une «»•
^vGoo^^lc
tribvlioB extraordinaire imposée sur toute la {Mrovince... L'armée déchirée par l'e^it de ftction était deveone odieuse au peuple. > — Naiikr, t. IX, p. S9.
Anton et CiUlagne, en IBII.
( L'esprit de résistance diminuait de jour en jour et se serait inhiUiblement éteint sans les succès de Wellington, sans le bruit de la prochaine arrivée d'une armée anglaise en Catalogne. * — Napieb, I. IX, p. SI .
« Le changement opéré dans les sentiments du peuple annonçait visiblement les progrès de l'invasion; l'enthousiasme était étooffé par la folie et la corruption des chefs qui, sans le vouloir, servaient la cause des Français. > — (Uéme écrivain.)
t Les troupes, réduites en nombre, manquaient de vivres, désertaient à l'ennemi, chose inconnue jusqu'alors en Catalogne... Les Français allaient librement d'un lieu à l'autre sans escorte, et les habitants des villes maritimes trafiquaient volontiers avec la garnison française de Barcelone, quand nî argent ni menaces ne parvenaient à faire fournir à l'escadre anglaise les clioses dont ^e avait besoin. > — Napieb, t. IX. p. 52.
• Le peuple trouvait le gouvernement des envahisseurs moins oppressif que le sien. > — Napier, I. IX, p..%7.
WeUmgtonà -..
tent-Vttn, Il ociobic I8ia.
• Les artilleurs ordenanzas commencent à déserter les ouvrages, quoiqu'ils soient nourris et soignés comme l'armée anglaise. *
Wellington h lordStuari.
cardia, 18 Jtnvier Mil.
., Depuis que je suis ici, j'ai toujours vu l'armée portugaise dans le Diéme embarras et les mêmes difficultés, et il est avéré qu'elle se fût débandée plus d'une fois si l'armée anglaise n'eût partagé avec elle ses vivres, ses munitions, son argent.
( S^ Majesté devrait sommer l'évéque d'Oporto de dire clairement
^vGoo^^lc
dans quel but U reiiise de coaeoHrîr aux mesares nécemires pour obteaiP de l'argenl et mettre le pays ai état de tottiau» la guerre. ■
Lettre de don ^lonio Rocea-
• Tant qne nous auroDs dans notre gouTernemeat (Catatogoe) des hommes avides, ignorants et perfides, il ne peut nous uri ver rien de bon. Il faudrait être fou pour espérer que notre situation s'anétiorenu >
Général comte Doyle att cocfnteàne BaSen.
>lpal (CiUKWne}, «ttD ISIl.
( Pourre2-vous croire que dan» cette ville, la sede tpà possède om fabrique d'armes, six mois se soient passés sans qu'on ait Sibriqné nn fnsU! .
SirEdtoardPeUm au tapilame Codr'mgUm, à bord lUt CaUdtm.
< L'indécision, l'inactivité et la désnnion nsible des cbeb eqngnols ont été les principales causes des tristes résultats de cette lutte si pénible; on les a remarqués principalement dans les derniers événements de la Catalogne, i
Capitaine Codrington au général, Laey.
18 r«Tri«r MU.
I Les juntes et les autorités municipales ont caché les fusils qu'elles avaient à leur disposition et ont refusé au peuple la permission d'attaquer l'ennemi. Pendant ce temps, la classe pauvre de la Catalogne, dont le cœur brûle du plus pur patriotisme, meurt de faim, et la dasse opulente fournit à l'ennemi du blé et autres provisions. •
Le générai Doyfe à Stuart.
[ Il y a un fort parti français dans Valence.
^vGoo^^lc
Le colonel Roeht h SuwL
CartbittM, 10 Juin isil-
' Depuis trois ans qu'on a ^Jjandonné l'armée de Uurcie Ji ellemâine, elle est resiée dans l'état misérable où elle était au commencement de la révolution... La chose du monde la plus agréable aux Espagnols, pour le moment, serait de pouvoir rester neutres, et de hisser l'AngleleiTe et la France poursuivre seides la guerre et en payer tous les frais. *
Jtf. Tuf^ter à ftr £r. WeUeiUy.
dd 31 >u 37 Jantler 1813.
• Mon opinion est que les gens placés à la tfile des affaires (dans les provinces de Valence et de Uurcie) sont disposés, en les laissant aBer si miséraMement, à se soumettre au joug français. >
Le général Craham à Stuart.
t L> mifèan partie de la pt^ulation est indifférente à ce qui arri- Tera... Les habitants aimeraient assez qu'on Rt tout pour eux sans qu'ils s'en meiasseot, et qu'on chassit l'ennemi afin qu'ils pussent dIeriKiiigcr des frâiMs à CfcMaaa. i
W6^ngio.i mi morfuif WeUettey.
Bclïjlau, le B iDÛt ISOe.
• ... Ces niesures sont aussi nécessaires à l'armée espagnole qu'à l'année anglaise.
• Ancnne tronpe ne peut rendre de bons services, si elle n'est pas régnUërement sustentée, et c'est une erreur de croire qu'un Espagnol, nn homme ou un animal de quelque pays que ce soit, puisse se livrer k ancone btigue s'il n'est pas nourri.
( Il est vrai que les troupes espagnoles réclament plus vivement lenr Donrriinre, et que, si elles ne la reçmvent pas rë^ièrement, elles sont i^uB tAt épuisées que les nôtres... Le plan d'opérations que je conseillerais à la nation espagn^e serait généralement de se tenir sur ladéfensive. H faut, tout en évitant les batailles rangées, qu'elle tire avantage de tous les points formidables que le pays lui offre pour se détendre et harasser l'emiemi. >
^vGoo^^lc
Welimgton au vkomle Castlerea^h.
l«rWi, le » M>ai IBO».
f D n'y a rien de pire que les officiers de l'armée espagnole, et il esl extraordinaire que, lorsqu'une nation s'est dévouée i fôïre la guerre, comme l'a fait la nation espagnole, eu y employant tous les moyens qu'elle a réunis dans ces deux dernières années, il y ait eu si peu de progrès accomplis dans les diverses parties du métier des armes, el que l'on y comprenne si peu tout ce qui regarde une année. Ce sool de vrais enfants dans l'art de la guerre ; ils ne font rien comme il lant, et ils ne savent que s'enfuir et se rassembler tumultueusement, comme dans l'état de nature-
* Je crois réellement qu'on doit attribuer en grande partie au gouvernement actuel de l'Espagne ce qu'il y a de défectueux dans le nombre, dans la composition, la discipline et l'activité de l'année- On a tenté de gouverner ie royaume en révolution en s'en tenant ani vieilles règles et aux vieux systèmes, à l'aide de ce que l'on appelle de t'enthousiasme ; mais ce n'est pas l'enthousiasme qui peut aider à accomplir quoi que ce soit ; ce n'est qu'une excuse pour le désordre qui règne partout, et pour le défaut de discipline et de subordination dans les armées.
• On est très-disposé k croire, en général^ que c'est l'enthousiasme qui a dirigé les Français dans leur révt^uUon, et qui a «ngendré tous les efforts qui leur ont fait presque conquérir le monde entier : mais en examinant les choses avec soin, on reconnaîtra que l'enthousiasme n'a été qu'un nom, et que la force seule a &it sm^ ces grandes ressources qui, sous le régime delà Terreur, arrêtèrent les alliés, et que la persévérance dans le système d'appliquer forcément tout le monde et toutes tes richesses au service de l'armée est la cause réelle qui leur a depuis fait conquérir l'Europe. >
WeUmgton au maréchal Beretford.
Bidaji», le B wplmbrc IKW.
« Nous nous trompons en croyant que ce qui manque aux armées portugaises et espagnoles, c'est de la discipline proprement dite.
« Ellessont dépourvues de toute habitudeet de tout esprit militaires; il n'existe pas de commandement dans ces armées ; pas d'obéissance, pas de confiance mutuelle entre les officiers et les soldats ; mais ce qui leur manque par-dessus tout, c'est une f»me résolution, de la part
^vGoo^^lc
des supérieurs, d'obéir aux ordres qu'ils reçoivent, quoi qu'il arrive, — on la franchise de dire la vraie raison pour laquelle ils n'y obéissent pas.»
WfUingUm au comte de lAverpoot.
Bad«Joi, le H DoianbM ie09.
1 Voire Seigneurie verra, par ce que je lui exposerai dans la suite de celte lettre, qu'il est absolument i^ipossible que le gouvernement portugais supporte la dépense de cette augmentation de solde des officiers de l'année. Si je suis bien instruit de sa pensée, il sent la nécessilé de cette dépense, mais il ne veut pas donner d'ordre à cet égard avant d'être certain d'avoir les moyens d'y Ëiire face, etc. >
WeXngtm au major ginénU Stewart.
TiMD, la 17 léTrler isio-
( Les revers qu'on a éprouvés pendant tonte la guerre sont dus an caractère trop présonaplueux des Espagnob. Us n'ont en vue que le succès, et par suite néglig^t toute mesure propre à l'assurer. Jamais ils n'ont prévu une guerre prolongée, jamais ils ne s'y sont préparés, et tous ceux ou presque tous ceux qui ont eu à se mêler de leurs aigres, se sont imprégnés du même esprit et des mêmes sentiments.
c Sans faire attention aux énormes armées qui se répandeDtjonmellement en Espagne, ajoutées à celles qui s'y trouvaient aaparavant et qui étaient déjà supérieures en nombre aux alliés, — sans s'arrêter au lait qu'il n'y a maintenant d'autre armée en campagne que l'armée angbise, ils songent à des opérations ofiênsives appuyées sur Cadix, et regardent l'Ile de Léon plutU comme le camp retranché d'une armée (i peine roérite-t-il ce nom) que comme un poste fortifié à la possession duquel ils doivent tout sacrifier à l'avenir. >
WelUngton au lieutenant général fliU.
CeI«rlco, le )B mal MO.
t .. C'est une partie du système suivi par toutes les autorités espagnoles ponr nous engager à prendre part aux opérations éphémèros qu'ils vont entreprendre.
< On use de faux rapports et de supercheries de toute espèce, et en-
^vGoo^^lc
smle OD nous fait insulter par le peu|^ pour noos foira toît ce qu'oo pense géoéralement de notre conduite. Néanmoins rien de toat celn ne me fera dévier de la voie où je suis entré dans l'intérêt de la c»ase que je sers. ■
WeUingbm à M. N.....
t Dans cet état de cboses, je ne suis pas peu surpris que v(NU m'a- (h«8S4ez aussi légèrement des plaintes évidenUDent bob fondées, «t que vous donniez l'exempte d'un refus de logement à un «ffider, parce qo'îl est marié et qa'il a des enfants.
( Il n'est agréable à qui que ce soit d'avoir des étrangers logés chez soi -, il n'est pas non plus très-agréable à nous, qw ssaniee étrangers et qui avons de bonnes maisons dans notre pays, d'être obligés de quêter des logemeirts ici. Nous n'y sommes pas pour notre plaisir. C'est la situation de votre pays qui exige notre présence ; et vous, hoaune de bonne iâmîlle, ayant de la fortune et beaucoup à perdre, vous ne devriez pas être le premier h vous plaindre de notre présence panni vous.
< Je fais tout ce que je peux pour alléger les inconvénients dont tout le monde doit soulTrir.
• Nous payons toat ce que nous recevons à des prix fous et avec une ponctualité sans pareille, et j'ai établi pour règle de rechercher et de redresser les moindres torts que font les troupes sous mes ordres : c'est cequi aura lieu notamment pour le tort que vous accusez N "' de vous avoir fait par sa conduite ï l'égard de votre domestique, i
WeliâtgUm au comu ée lÀverpoU.
Mtljio. le !l Jéccmbre UIO.
■ Votre Seigneurie pensera peut-être que ce tableau de la situation de la Péninsule est bien triste ; mais elle peut compter qu'il est fidèle.
• L'état des affaires en Espagne est dû aux défauts du caractère nottonal, exagérés par les faui principes d'après lesqneb tontes les afiàires dn pays ont été condoites, d^MUs ^'tl a tentéde secouer te jaog de la France. Les Espagnols n'ont ni armée, ni moyeos d'en lever une ; ni pouvoir de discipliner cdie qu'ils lèrerùeat; ni ce qu'il {aadrait
^vGoo^^lc
Vi^iir armer, équifier, babiUerouwMUTirceqaipourraitétreraSBem-
Idé sous le nom iJ'ariBée.
* Mj^ guerredanslaPéqinsule,pourceqiiiregiiTdelesËgpagiuils,iiie /"But «ftckiic pas prao^ une tome réitère. U faut qu'elle se bonie à *^ Of»«ratioas de guérillas, eut lesquelles on oe peut établir des com- AnaaisoBS oosune sur les apératioiis de troupes régulières. >
'IFdburiai iM. Chi^Us Smart.
CirliiD, IB n (Uccmbra lalD.
« "Vous avez parfaitement raistm d'attirer toutes les fiautes du gou vemement au niaoqoe d'argent
« B pourrait y suppléer, j'en suis convaincu, par les moyens en swi pouvoir ; mais il ne veut rien taire, à moins d'y être contraint. Je suis ti'^s-sxtécontent du gouvernement, et s'il ne ohange pas otHnpIéteiDeBt de sysième, j'informerai nos ministres que la guerre ne peut marcher ^^^t, que les choses resteront dans l'état où elles sont *
WeUinglon à M. CHarla StuarL
CarUio. le H lidHer Uli.
* U y a quelque chose de très-ralra<H*diaaire dans la nature du P*^*H^e de la Péaimule. Je le crois réellement, surtout celui du Portuf^'> ■'eaiplîdeloyautéidans les meilleuresdispo&itions, et haïssant cor- «'AlecQeiil les Français; mais il y a dans sa conduite et dans ses habi- •ua«& mie ifldotenoe et même une imposibilité de se remuer, soit pour '^ pro|«8 sîirelé, soit pour cdle de son pays et de ses alliés, qui décon- '^^''^^'■kft tous nos calculs et tons nos efforts, i
Wet&iigUm h M. Chartes Sutart.
Ctrt>Ko,i« ISiUTicr IBII-
.* U doit être évident pour le patriarche et pour tous ceux qui con-
"^■aseiit la siUiatJon réelle des affaires en Portugal, que si le gouverne-
^'^t. ue fait pas de grands efforts pour mettre de niveau les ressources
. ^^ les dépenses nécessaires, tous les plans et les systèmes d'opéra-
*** se vaudront, car l'armée ne pourra en suivre aucun. En ce mo-
■ ^^» quoique tous les corps soient concentrés dans le voisinage de
~ xuagasins, avec, des moyens faciles de transport par le Tage, les
teMrs'
„Gooi^lc
troupes portugaises manquent souvent de vivres, parce qu'il n'y a pas d'argent pour payer les frais de transport ; et tons les départemoits de l'anDée portugaise, y compris les hftfûtaui, sont également dépourvus de fonds pour acquitter leurs dépens» indispensables et faire leur service. Cette pénurie et ces difficultés ont toujours existé depuis que je connais l'armée portugaise ; et il est notoire qu'elle se serait débandée plus d'mie fois, si elle n'avait reçu des secours en provisions et munitions de l'année anglaise. En désirant que Sa Majesté et le prince régent m'Aient le commandement de leurs armées. Son Émineoce l'èvéque d'Oporto cherche à se débarrasser d'une personne qui, dans sa conviction, ne peut ou ne veut pas remplir les devoirs de sa cbarge; en s'opposant à améliorer les ressources du pays, elle décile un changement d'opinion sur la guerre, un déùr de perdre les avantages qn'tm avait obtenus, et d'abandonner l'indépendance de son pays, ainsi que ta^protection des existences et des propriétés de ses compatriotes. >
Wet^um <m maréchal Btraford.
Cirlue, te U jiBTler Mit.
• ie dois faire observer que si personne ne veut rester dans une situation qui ne lui convient pas, et si tout le monde ne veut faire que ce qui lui plaît, nous avons entrepris une tâche au-dessus de nos forces. Bien que j'y sois accoutumé, je déclare que je n'ai ni la santé ni le courage de surmonter tous les embarras du service, traversé et contrarié comme il l'est par les besoins qu'éprouvent les armées espagnoles et portugaises, par l'obstination avec laquelle on continue à contrecarrer et à rendre inutiles toutes les mesures prises pour les mettre en bonne voie ou pour les sauver, et par les diiScultés semées sur notre chemin par notre propre gouvernement et par nos officiers. •
WelUngUm au marquis WetUtley.
ciTtiio, la » jiDiicT iBii.
< ...B n'y a ni subordination, ni discipline parmi les officiers et lessoldals de leurs armées; on n'a même pas essayé (et c'eût été en vain qu'on l'eût essayé) d'y établir l'une et l'autre. C'est, je crois, ce qui a été la cause de la lAcbe conduite dont nous avons été si souvent témoins chez les troupes espagnoles. Leur pays les a prises en haine ; et les habitants paisibles, dont un grand nombre détestaient les Fran-
^vGoo^^lc
9is pour les maux que ceux-ci leur avaient fâils, souhaitaient presque l'Èt^lissement du gouvernemenl de Joseph pour élre protégés contre ^ attentats de leurs propres troupes. U faut donc payer et faire vivre <%& armées si l'on veut en tirer quelque service ; or, quant à présent do iiutios, je ne vois d'antre chance pour qu'elles soient payées que de Kcourirà la bourse des ÀDglais. >
WeltingUm à M. Charles StuarL
• Halheureusement des réponses et des rapports de la junte sur les vivres ne sont pas des vivres ! Je n'ai jamais adressé une plainte au f^vememeat portugais que je n'aie reçu pour réponse des volumes de papier. >
WelUngUm au comte de lÀverpooL
loatao, I» IS iAr« Mil.
t Le .maréchal sir W. Beresford et moi nous avions pressé plusieurs fois les gouverneurs du royaume de prendre des mesures pour approvisionner régulièrement les troupes, et d'entret«iir des établissements pendant que l'année était dans ses cantcmnements sur le Rio Hayor. Ils n'eurent aucun égard à ces représentations, et quand l'armée dut aller en avant, les troupes portugaises n'avaient ni provisions, ni moyens de s'en iaire apporter. Elles avaient à traverser un pays ravagé et épuisé par l'ennemi. U est vrai, à la lettre, que la brigade du général Pack et celle du colonel Ashworth n'eurnil rien à manger pendant quatre jours, quoiqu'elles fussent constamment en niante et aux prises avec l'ennemi. Je fus obligé d'ordonner au commissaire général anglais de fournir des vivres aux troupes portugaises pour qu'elles ne monrussent pas de faim. U eu e^ résulté que les vi- *Ns destinés à l'armée anglaise sont épuisés, et que nous sommes oMigés de nous arrêter jusqu'à ce qu'il nous en arrive, ce qui aura lieu, je i'espère, aujourd'hui.
Weltinglon à M. Charles Sluarl.
Fombilro, le IB io»n 1811.
■ II est inutile de proposer aucune disposition sur ce point ou sur 'oot autre, si le gouvernement portugais n'en exécute aucune. Je ré-
^vGoo^^lc
p^ que les choses ne peuvent continuer à aller aÎQÙ. D laul que le sydènie du gouvernemenl soit radîcalemeot changé |iour l'ahineotih tion des troupes, ou bien je prierai le gouvememeiit de Sa Majesté de rétif» soD armée.
■ L'o[HBian dooaiuaBte de quelques membres du gouv^cemenl, c'est que les troupes portugaises n'ont beficuji que de peu de nourriture, et même qu'elles peuvent s'en passer tout à fait.
< Dans le nombre des bonnes qualités qu'elles possèdeot, dlesont surtout celle de supporter les privations avec paUence; mais cm ne peut pas faire le métier de soldat sans manger.
* Trois hommes de b brigade du général Pack sont morts de iaim nier en roule ; 4 50 autres environ sont tombés de faiblesse, et dans ce nombre beaucoup sont morts par la même cause- >
WelUngtmt au tteutenant général Graham.
^■nti-airlDlii, le iS nurl 1811.
• La conduite des Espagnols dans toute celte expédition est conforme à ce que j'ai toujours remarqué. Us font marcher les troupes jour et nuit, sans vivres et sans repos, et ils injurient quiconque propose de s'arrêter un moment pour donner l'un et l'autre aui soldats affamés et harassés de fatigues. Ils atteignent l'ennemi dans un étattd qu'ils ne peuvent faire le moindre effort, ni suivre aucun pian, si tant est qu'il y ait un plan de formé ; alors quand arrive le moment de faction, ils sont tout à fait incapables de se mouvoir ; on dirait qu'ils ne sont là que pour être témoins de la destruction de leurs ^iés; puis le combat terminé, ils injurient ces alliés de ce qu'ils ne continuent pas à &ire, sans être soutenus, des efibrts au-dessus de la nature humaine. •
WeUmgUm h M. Charles Sluart.
t ... Je leur recommande de donner une altenlioD sérieuse à ta nature de la tâche qu'ils ont à remplir.
• La popularité, toute désirable qu'elle soit pour les individus, ne formera, ne nourrira, ni ne payera une armée ; elle ne la mettra pas en état de marclier et de combattre ; elle ne lui donnera pas l'énergie nécessaire pour des services longs et pénibles. Les ressources qn'on gouvernement sage doit se procurer à celte an, il faut qu'il les tire du
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peuple, noD par des mesures qui dooneront de la popularité à eeax (^ eatrepfBnoeot de gouvraner uo pays dans des cîreoDstADces critiques, mais par des mesures qui doivent avoir momentaiiéinebt uneifet contraire.
I L'enlboasiasnie du peuple pour un iodividu quelconque n'a jamais sauvé UD pays. U faut imposer à ce peuple des lois et des règle- Bients qui l'obligent à faire les sacrifices, et à payer les contributions nécessaires pour mettre le gouvernement en état de conduire la guerre àbMuiefis. >
Wei^tm h U. Charlet Sluort
TlUi-FormoM, le 11 mU IBII.
< Je VOUS prie d'informer le gouvernement portugais que je me propose d'écrire par le prochain paquebot aux minimes de Sa Majesté, que mon avis est qu'ils ne peuvent pas décidément continuera risquer une armée anglaise dans ce pays, quand le gouvernement portugais ne Ëiil d'efforts d'aucun genre pour la soutenir. >
Wd^bmàM. Charlet Stuarl.
• Hais 'je suis fermement d'avis, qu'à moins que le gouvernement portugais ne change tout à fuit de système, il sera impossible à l'af- ■née anglaise de rester dans le pays, si nous ne sommes pas en état de garder notre supériorité, et j'encourrais une responsabilité trèsgrave si je ne communiquais pas mon opinion aux ministres du régent. Y a4-il eu jusqu'à présent un magistrat puni ou destitué pour avoir n^ligé de remplir son devoir?
• AA-oa appcHlé le moindre changemeitt au vieux système qui permet à diaque benêt de faire oe qu'il veut, pourvu seulement qu'il crie vivat et qu'il se présente aui levers des membres du gooTcn-aernent A des ministres? A-t-on réellooent pris les mesures efficaces qni ont été recommandées, soit pour faire veoir au trésor de l'argent dwt m a tant besoin, soit pour lever des recrues pour l'armée et pour la mUice, afin de donner à la première une fmxe ég^e à SM MiBbre, ou pour obliger la dernière à bire son devoir?
t Une nouvelle invasion nous retrouverait exactement tels que nous élionsraanée demière.et je ne pense pas qu'il serait sAr d'eug^r l'al:-
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mée du roi HaDs ce pays après des circonstances aussi décourageantes, et après la connaissance que l'ennemi a acquise du pays, de ses routes, etc., etc. •
Wellington aa général sir B. Spencer, ckevatier du Bain.
• Je suis ailé hier à Albuera, et j'ai vu le champ de bataille. Nous occupioDS une très-bonne position, et je crois que nous aurions remporté une victoire complète, sans éprouver de grandes pertes, si les Espagnols avaient manœuvré; mais malheureusement ils ne le peuvent pas. >
WeUingUM h H. WetUttey.
EtTu, le U nal IBII.
■ ... Quelle pitié que les Espagnols ne s'appliquent pas sérieusanenl à discipliner leurs troupes ! Nous faisons maintenant tout ce que nous voulons des troupes portugaises ; nous les faisons manœuvrer sous le feu de l'ennemi comme les nAtres, et nous avons quelque conGanœ en elles ; mais ces.Esp3gnols ne font autre chose que de rester comme des thermes, et nous nous estimons très-heureux lorsqu'ils ne s'enfuient pas. *
Wellington au comte de Ltverpool.
• A Talavera, l'ennemi aurait été détruit, si nous avions pu mettre en mouvement l'armée espagnole; h Albuera, la chose la plus naturelle était de faire soutenir les Espagnols de la droite par les Espagnols qui se trouvaient près d'eux; mais tout mouvement de la part de ce corps eât amené une confiision inextricable : on fut dans la nécessité de faire venir les Anglais au secours de la droite, et c'ast ainsi que nos troupes essuyèrent de grandes perles. C'est la même raison, je crois, la difficulté et le danger de mettre en mouvement les troopes espagnoles, qui lit que le général La Pena ne vint pas au secours du général Graham à Barrosa. •
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WeliingUmaJ. VUliert.
■int, U nul Mil.
< Ces circonsUnces m'ont mis en discussion directe avec ce personnage, et je me suis plaint de Inî au prince dans une lettre écrHe à ce dernier an mois de décembre passé, lettre que j'envoyai ouverte à la régence : j'y disais que, selon moi, il n'y aurait aucun avantage pour lui à nous garder en même temps à son service le principal Souia et moi. Le prince a fait à cette lettre une réponse qui démontre que l'inlrigueesl opiniâtre à l'œuvre au Brésil. Tout cela cependant me saàH indifférent, de même qu'il m'est indifférait de savoir quels sont ceux qui gouvernent le royaume, si les choses n'avaient pas empiré de nuniëre à menacer l'existence du pays, dans le cas où les Français viendraient encore à l'envahir. Nous ne pouvons obtenir du gouvernement qu'il fasse la moindre chose.
< Tous les départements de l'armée sont pires qu'inutiles; l'armée est loin d'être complète ; nous n'avons vraiment pas 80,000 hommes de troupes portugaises en campagne; et il s'est présenté dernièrement des drconstancesquiontdémontré sibien le danger réel du système d'après lequel nous agissons, que je n'ai pu m'empécher de déclarer à notre gouvernement qu'à mon avis, on ne devrait pas y soumettre l'armée anglaise, si les Français parvenaient de nouveau à prendre le dessus dans le pays.
I Forjas a envoyé sa démission; H. Stuart ne si^ plus dans la régence; je n'ai plus de correspondance avec elle, et je pense que le pays est perdu, si nous ne pouvons pas rétaUir l'influence de la Grande-Brelagne (non celle de N'") dans les conseils du Brésil. Après tout ce que TOUS avez fait ici, cet exposé ne vous sera pas très-agréable; mais il est parfaitemenl vrai ; et je vous assure que je n'ai pas exagéré les conséquences qui résulteront, suivant toute apparence, de cet état de choses si les Français renouvellent leur attaque. Le pis est que je ne sais comment y remédier. L'éloîgnement du principal Souza du {onvemement ne suffirait plus maintenant, et je ne vois d'efficacité que dans un changement radical de système tant ici qu'au Brésil. ■
WetlmgUm au colonel Ganlon.
Qulnla da GtidIcIu. le 13 Jula IRII.
( Ces malheureux gouvernements de la Péninsule eu étaient venus à nn tel état de décrépitude, qu'il n'y avait, je crois, aucune aul(»ité
debouten Ësp^ne et ea Portugal avantqoeksPraiç^eiiseenteOTafai ces contrées. L'invasiiai française n'a pas amélioré cet étal de choses, et depuis œ qu'on appelle révolutioa en Espagne et restauration en Portugal, je ne sache pas qu'il y ait en d'aatre crime poni dans œs deux pays que odui d'être partisan des Français. Les nnéversaticHift dans les diarges , la négligence de tous les devoirs, la désc^issanoe aux ordres, l'inobssrTance des règlements, toutes choses qn, bien pins que les complots des partisans des Français, tendent au renversemeit des plans arrêtés pour les opérations militaires et à la niÊt d'an ËM engagé dans une guerre, ont passé inaperçues; et malles plaintes nombreases que le maréchal Beresford et moi nousavons formulées, je ne sache pas qu'ancnn individu ait été puni ou toÊmB privé de son emfrfoi. La canse de ce mal est dans le principe erroné d'après ieqad les gouTera»ts se sont conduits. Ils se sont figuré que le pins solide fondement de leur pouvoir était dans une popnlarité bawe et vulgaire, qui se manttestait par les cris de la populace de LidMiine , et par la présence régulière à leur lever, par les révérences et les courbettes des gens en place, dont le temps aurait dft être mknx enployé^ PoB obtenir ces niaises adulations, te goovmiemflBt en Portage, de mène que les divers gonvemements en Espagne , ont négligé de remplir le devoir essentiel de tout gouvernement, c'est-à-dire dti forcer tota cesx qui sont haut ptecés à foire leur devoir, d'ob il serait risolté que depuis longtemps ces pays auraient été hors de danger
t Outre les embarras de toute espèce qui noos environmat de toutes paru, j'ai encore à lutter amlre l'aneirane îAfattilié des deox nations, semblable k ceUe qn'on voit entre chien et chat. Ni le sent»ment du danger commun, ni l'intérêt commun, ni rira autre ne pest l'emporter sur ceHe inimitié, même chez les partictdiers.
« Nos transports, qui sont te grand levier du commissariat , se font en gnmde partie, UBon entièrement, par des mirieUers espagnols. Ponr obliger U. Kemedy, ils porter^ent probaMemaM une os deax ibis des vivres à m régime»! portugais; mais ih rinevsieBt rniem nous quitter et passer am. Français phitftt que de se voir flwoés i faire it ce service- >
Wellington au capitauie général don F. X, CatUmot.
Poittlègre. te U Juillet IRII.
I D est inutile de songer à des plans de coop^^rtion entre imb
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armée et crile de l'Espaigpe, fiits qui devraient être basés sur les opéntnoi actives et oiensîves de toutes les pwties des armées de chaque oalioD. Je m'abuserais ootHS^ne, je vous tromp^ais aimsi que les gDaveniements des deux pays, si j'eutrais daas votre idée; l'exécutic» d'an semblable plan me ferait courir le risque de perdre mon armée sans aucun résuilat. i
WellingUm à Son Excettewe Chartes Stuart.
roruum, ]« u JuIiim isii.
t J'espère bien que le temps n'e&l pas éloigné où l'armée anglaise, btiguée de tels procédés, fera partager à la nation anglaise le dégoût qu'ils doivent inspirer, ainsi que le désir d'abandonner à son sort un pays dont le gouvernement et les classes les plus élevées Tout traitée si indignement. >
Wd^ton au IrèfkonortMe H. Welleiteg.
Cislello-Brtnco, le I xoDl 1811.
« Les Espagnols ooblîent que c'est la folie et la trahison de hmra prqires généraux qui les ont mis dans l'étii où ils sont maintenaot. Noos ne leur rappelons pas assez souvent que la cause pour laquelle nous nous battons est essentiellement la leur, quelque grand qoe soit rintérét que nons y avons. Qui, malgré nos avis et nos suppHcatioDS, a perdu la bataille d'Ocana, et par suite TAndalousie ? Qni a livré traîtreusement Badajoz quand nous marchions k son secours? Est-ce nous qn'il faut blAmer, si les armées espagnoles sont dans m état tel qu'on* ne peut les mettre eu fece de l'ennemi, on si les CortèsoDt négligé de &ire leur devoir, si elles ont usurpé les pouvoirs du gouvernement exécutif, et perdu leur teBps en débats inutiles? Est-ce à nous la foiAe si la mauvaise administration des colonies américaines a privé l'Europe des espèces monnayées qu'elles fournissaient ordinairement, et si la Grande-Bretagne surtout est dans l'impossibililé de trouver de l'argent pour conduire ses propres opérations ou pour aider ses alliés?
< Examinez tout ce qui se passe en Espagne, et l'inexpérience et la folie des principaux personnages de ce pays vous sauteront aux yeux, J'ai informé N'"de mon intention d'attaquer Gudad-Rodrigo et du plan fD* j'avais formé pour cela ; lui seul a reçu cette confidence. Le succès dé-
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pendra surtout du temps pendant lequel je pourrai cadier mon projet à reonemi : or des femmes espagnoles de Portal^re ont appris le secret, et l'eanemi le saura bientôt ! Pourtant H*" est un de cenx qui valent le mieux parmi les Espagnols. >
Wellington au cornu de UverpotÀ,
rueaM-Galnilda. le l> Mplembre ISlI.
1 J'ai déjà, grftce à la négligence du gouveniement portugais, livré une bataille sur œlte frontière avec des équipements défectueui de tous genres; je suis à la veille d'en livrer une autre; mais je ne le ferai point. Il n*y a pas d'officier dans l'année qui souffrirait ce que j'endure journellement pour empêcher que la machine ne se détraque : cela ne peut pas durer. >
WeUingUm au comie de lÀverpofd.
rrentila, le 4 Jtc«mbre 1811.
1 Les Français commencent à s'apercevoir qu'ilssont dans l'impossîbilité de tenir leurs grandes années réunies pour toute opération de longue durée, et qu'ils ne peuvent rien faire avec de petits corps.
t Le malheur est que nous éprouvons à peu près les mêmes difficallés. Nous ne pouvons rien entreprendre avec un petit corps de troupes, et un corps considérable mourrait de faim. Hais nous jouissons dans la Péninsule d'avantages que n'ont pas les Français. Nous tenons toutes les rivières navigables, dont nous nous servons pour transporter nos vivres aussi loin que possible, et la puissance sur jper de la Grande-Bretagne protège l'arrivage de ces vivres et l'établissement de nos magasins sur la côte. >
WeUmgUm au comte de hiverjpool.
Gitleioi, le T JidtIct IBII.
< Que pensez-vous de chariots vides qui mettent deux jours à laire dix milles sur une bonne roule? Après tout, je suis forcé de paraître content, autrement ils déserteraient tons! i
W^tagimauirèt-hotuirableB. WeUedey.
rrcncda, la 9 Mrrttr lUl.
< Il n'y a rien de nouveau ici ; nous continuons à travaiQer aux ou-
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TTigesde Ciudad-Bodrigo; non-sealemeDt nons en payons toute» les dépenses ainsi que celles des magisins de la place , mais nos soldats lûDt les ouvriers qui les exécutent VoiUt ce qu'on appelle l'eBlhousiasine espagnol ! Je n'ai aucun doute sur la bonne vdonté du peuple ; mais j'en ai sur les talents de ses chefs pour le faire agir. >
WeUn^Um aa générât don Carbu de Eq)ana.
Badijoi. le S) atn ISI2.
• Votre Excellence ne m'avait pas dit que, faute du secours de IET on 30 soldats anglais artîfiàers, et dont les services sont nécessaires ponr d'autres objets essentiels à la cause espagnole, tout l'ouvrage resterait en suspens. Esl-il possible que Votre Seigneurie parle sérieusement? Est-i) possible que la Castille ne puisse fournir 15 ou SO tailleurs de pierres, maçons et charpentiers pour réparer ce poste important? Comment donc tous les grands ouvrages que nous voyons dans ce pays ont-ils été faits? Mais la lettre de Votre Seigneurie me suf^re cette triste réflexion, que tout ce qui regarde la guerre, comme tout ce qui est d'une exécution difficile, doit être fait par des soldats ai^^. n est de mon devoir de porter positivement ce &ît à la coo- " a alliées. »
Wdiiagton au emate de Liverpoot,
e»di]at, la XI mm Mil
« Uon intention avait été de commencer les opérations contre Badtjoc du 6 an 8 mars, et toutes les dispositions étaient faites en conséquence ; mais la grande et ricbe ville d'Evora, qui n'avait souffert en aocnne façon de la guerre, ne m'ayant pas fourni de chariots, je ne puscommencer que le (7, et les troupes furent ainsi exposées et contraintes à faire tons les travaux du siège pendant les pluies de l'éqni- Doxe, ce que j'avais voulu éviter. En ce moment, les poudres ponrle siège, beaucoup de projectiles et d'objets nécessaires aux ingénieurs ne sont pas arrivés à Elvas , ce qui nous oUige à consommer les muniticms de cette garnison. Je ruine les équipages de l'armée en kisant Uwisporter les manilions d'Elvas sur le terrain du siège, parce que le pays ne me donne aucun secours, ou que celui qu'il me prête est au-dessous des besoins du service.
« J'espère que le gouvernement de Sa Majesté usera de l'influence qi^il a sur le prince r^ot de Porti^ pour lui faire ordonner an
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goi^renieiDeiit local, noD-sealeuent de porter hbb Loiqu ait pour objet d'équiper les années da svuùère à les seitrç ra état dis défeadn le pays, maiseHcoreâebirequec«tlebi8oite»àaDlée,ctqnelepflaple du pays compreime qu'il Euit ofaéir & ses prascriplioM. >
WelGngimt à Son Exctilence CAoWet Stuart.
mcote-Oiilnaldo, le 18 aTTli lui.
< D'après ce principe de tromper le peuple, le gouverumeot local
du Portugal ne compte, en toute occasion, que sur les ressources et les secours de la Grande-Bretagne. A,Tec celle manière de yolr, lorsqu'on lui recommande de réformer les abus dans les douanes ou dans toute autre branche de revenu, de supprimer les établissements inu- Ules, de mettre de l'économie dans ses dépenses, afin d'être en état de pourvoir aux bestûns de la guerre, co gouvernement s'y refeae, oa ne s'en occupe pas, et puis fait de nouvelles demandes d'emf^imts et de subsides à la Graade-Bretagii,e.
t Dans le but de déguiser au peuple la véritable nature de I» guerre, toutes tes mesures qui ont été conseillées, pour mettn l'armée à nkéoe -de tirer parti des ressources du pays, ont été r^dues mpe^. Le goavemement de Portugal s'y serait opposé ou les aurait refiosées, si cda eût été possible, aprîs les ordrof doBpés en dernifu' lieu par le prince régent; mais on les a adoptées de si mauvaise grice, que ce qu'on a fait n'a servi de rien. Daprès le mémo principe aussi, les magistrau n'ont exécuté ces mesures que dans l'esprit oii le gouvemenienl les avait adoptées. 1
IFeUtn^ton ou frà-Aotton}^ lir B. WeUett^-
( le connais assez Ijien te senUmADt de qiielqpii^»'^)» de ow officiers, entre autres d'Alava lui-mâmç, sur l'em^lpi, dW officiçn vglaiB dans les afiaires de t'Çspagne, et je siûs iQtjmeiQeDt convaincu qoft cette proposition n'est nullement due au désir d'asté^orw ](t systèBie militaire des Espagnols ; il oe faut l'attribuer ^'a^ d^ de ne phu faire partie de la garnison de Cîudad-Rodrigp> Os abliprrent l)t cootraite qu'iippope la ^irde d'npe pldçe îqt^. Hb. aiAotrmi d'âtre exposés à moD ijwpectipn àaiai les visita qu» je fais^rfoift à U ff/nfitm»
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elà aunr^iTOcbeftssr lenr btdotenœ etleornuuiqiN de c&dpUae; reprocbM qn j'ai acqnii le droit de leur faire par lei Kcotin de tontee^iëee qas je leur ai doniiéB. Us ^jiiorrait paiwleasus loot la perspective d'Aire im jcor oa l'autre attaqaéft daus Cindaâ-Rodrieo. Ce denier sentiment est cflonniiBl too» tes Espagne Je voua reovoie li-desms k ce q» dit Roche avee tant de vérité : * lorsqo'un (Acier 00 an soUat espagaol prend la faite, le dernv endroit oà H courra est un ville fortiSée, qocnqn'il soit sAr d'y recevoir loale espèce desaoann....*
( lyaiord» je regarde les tnwpcs anglaises coBune les meillearea qin Bons ayons, et je ne venx pas les confiner dans ane gunisim. En secMid lies, les troofiea portugaises sont, après kss troupes an^aises, les meilleBres qui soient dans la PéaÙBule, et je ne mettrai dans les gannBoi»c|«ceUes<pieieserîH dans k nécessité d'eanployer de cette nanière. Je svis tanié dank des troupes portugaises régnliëres à Elva» ei us régiment à Aliraatès ; mais les fix-ts perlugaîs, en génârai, sont oecopéa par la nûlice portugaise, qai, de méoK qae tonte airtre mUiee, nepent pas régalièrement être envoyée au delà des frmtières di Pwtagâl, et si on l'y envoyait pendant qndqœ tesaps , elle déserterait.
I J^osiste donc sur oe point, qne les tronpes espagnoles sont les ganiisoM qui i^nvicsnaU aux forteresses espagnoles. Si le gouvernement espagnol dilRre à^anh avec moi sur ce pcûnt, et s'il innste pour qae je inettc des garaisons dans tes forts que noas avoi» pris à Fen- . noDD et que je lui û renia, 00 s'il ne prend pas les mayeng d'y mettre et d'y entntcaCT des garnisons soffisantes, je vous eWtis que je détruirai Badajoz et Gndad-Rodrigo. Il ne sera d'aucun avantage, ni pour le gouvernement espagnol, ni pour moi, que je sois attadié amune on esclave à la gû^e de ces deux places, pour les préserver des maus que ferait craindre le défaut ou l'insofisance des provisions diez elles.
« Les troupes espagjioles, toutefois, ne seront pas meilleures pour former la garnison de ces places (à moins qu'elles ne soient discipli- Dées> payées et Bonrries), qu'elles ae le soat pour les autres services ndlitaires, et je ne vois de chance poor eHes de devenir disciplinées qB'aatmt qu'elles seront payées et nourries.
■ Quant à l'emploi des officiers anglais dans les troupes espagnoles, je conserve à cet égard la même opinion que j'ai toujours eue. Des offilâcrs anglais seront pires qu'inutiles, s'ils ne sont pas soutenus dans leurs efforts par l'autorité do commandant en chef, qai dût avoir
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l'appai sincère du gouTernement, si l'on venl qu'il ait de l'autorité. Les officiers anglais, d'ailleurs, oot besoin qn'il y ait au-desans d'aux une autorité très-fctrte et qui soit e&eroée avec une grande rifoenr, afin de les retenir dans l'ordre et dans les limites voulues ; l'histoire de nos campagnes en Portugal fournira plus d'un exemple delà Yérilé de ces deux opinions. Les officiers anglais auraient plus de difficultés à vaincre en Espagne qu'ils n'eu ont eu en Portugal, et plus de tentations et d'occasions d'abnser de leur autorité.
( Je conserve aussi la même opinion relativement au commandement des armées espagnoles qu'on voudrait me donner. Je pense que des troupes qui ne sont ni payées, ni nourries, ni dîscifdinées (et elles ne peuvent être disciplinées et avoir de la subordination qn'aïUant qu'elles soient payées et nourries], ne sont dangereuses que pour leurs aniis, lorsqu'elles sont réunies en corps considérables. Comme guerillot, elles peuvent être de quelque utilité; mais il vaut mîeax, sans doute , que ces hommes soient sous les ordres d'un officier gnerUU, plus au fait de son métier, que ce qu'on appelle un officier au service régulier d'Espagne ; connaissant mieux le pays, thé&tre de ses opérations ; connaissant mieux aussi les habitants, et en étant mienx connu, n'ayant enfin aucune prétention à une réputation militaire.
- « Je ne commanderai jamais de mon plein gré des troupes qui ne peuvent ni ne veulent obéir ; et conséquemment, je désire n'avoir rien de commun avec le commandement des troupes espagnoles, jusqu'à ce que j'aie vu adopter les moyens de pourvoir à leur nourriture et à Irar paye, et jusqu'à ce que je sois certain que la satisfaction de ces deux besoins a en pour effet d'introduire parmi elles un système régulier de subordination et de discipline» •
Wel&agun m comte de Ixverpool,
fa«Dt«-la-rnu, le SSJbIb ISll.
f En même temps, je demande la permission d'exprimer à Tertre Seigneurie combien il est impossible d'espérer que cette armée on tonte autre puisse mener à bien les opérations en Espagne, étant ans» mal pourvue d'ai^ent qu'elle l'est. Nous ne pouvons rien obtenir du pays sans le payer comptant, et chaque jour de marche augmente notre éloignement de nos magasins et la difficulté de communiquer avec eux. La solde des troupes est arriérée de quatre mois et celle de
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l'état-m^or de six. On doit près de douze mois aus muletiers, et nous ■oaunes endettés pour les articles de fournitures de toute espèce.
• Je prie Votre Sugneurie de faire attentif»! k l'impossibilité où nous sommes de rester plus longtemps dus la position avanoée que nos succès nous ont permis de prendre, et de réfléchir aux conséquences qui, dans an pareil état de choses, résulteraient d'un échec. •
We^ngton au comu Bathunt.
Flarei di AtUi, le U J nillet Ull.
t L'armée alliée, k l'exc^tioa de la troisième division et de la cavalerie du généra) d'Urban, traversa également la Tormès dans la soirée, par le pont de Satamanque et les gués voisins ; je l'étaUis dans une forte position ayant sa droite sur une des deux faauteura appelées dos Arapiles, et sa gauche sur la Tormès, au-de8S(His du gué de Santa-Marta. i
WelUnglon ou comte Bathunt.
ladrU, le lo >tt1I ISIl.
c Je ne m'attends pas à beaucoup d'efforts de la part des Espagnols, malgré tout ce que nous avons bit pour eux. Us crient vivat, ils sont très-épris de nous et haïssent les Français ; mais ils sont, en général, de toutes les nations que j'ai connues, la moins capable de fEiire des efforts utiles. Cest le peuple le plus vaîn et en même temps le plus ignorant, principalement en fait de guerre, et par-dessus tout de )a gnen^ qui a lieu dans son propre pays.
t Je ne puis rien feire avant que le général Gastanos soit arrivé, et j'^nore où il est Je crains bien que tout ce que nous avons de mieux & espérer d'eux ne soit de leur apprendre à ne pas se faire battre.
• Si nous pouvons y réussir, je me chai^ du reste. *
WelimgUm au b^ès-honorc^le nr H. WelletUy.
Midrtd, la n >aùt isll.
• Que ^re de cette nation perdue? Quant à lever des hommes, exiger des vivres, on prendre quelque mesure pour les mettre en état
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de axitinner la goerre. il n'en faut pu parler. C'Mt one «érilé, qa'il n'y a penonoe capaUe de les exciter à Eaire des effbrtc cm de proéter de renUKMiùaaitie du peu{^ et de soi inimitié contre les Français. Lee gueriUat mtaie se tieuDent mi rqus duis les graBdes TiUee, s'y dirertnsent et pilleot ce qu'il 7 a de meilteur et de phis jvécimx. En attendaDt, personne ne s'occnpe de faire des efforts, siMt pour augmenter, soit pour consolider nos avantages. C'est là une fidèle peinture de l'état des affaires, et quoique j'espère encore pouvoir me maintenir dans la Gastîlle, et même accroître nos aYantages, je tremUe lorsque je réOéchis à l'immensité de la t&cbe que j'ai entreprise avec des moyens insufiSsanIs pour foire la moindre chose, et sans secours d'ascane espace de la part des Esp^nols, je puis mdme dire sans l'aide d'aocun iadiridu de la nation espagncrfe. >
Wellington au très-honorid>te sir H. WeUedey.
villa-Tarn, 1s 1 octobre 1*11.
• fai le plus vif déùr de faire tout mon possîUe pour arriver i atteindre le but Intime où tend la nation espagnole dans sa juste guerre contre la France, et je ne vois aucune objection à me charger encore de la p^e et de la responsabilité qui devront peser sur moi, eo me mettant k la léle des armées espagndee. Mais je ne puis bire connaître que j'aœepte l'honneur que m'ont conféré les certes tA te gouvernement, avant d'avoir obtenu le omsentemeal deSon ÀUeae Royale le prince régent, à qm j'en écrirai im
Wellingtim au comte Bathurtt.
TUIi-Ioro, le s octobr* llll.
« Je suis bien fâché de ne pas pouvoir dire que tes iroupes espagnoles ontËiit des progrès sous le rapport de la discipline, de l'équipenifflit, de l'oi^nisalion et de l'esprit militaire. Je ne doute pas que, réunies à nos troupes sur le même champ de bataille, elles ne se comportent bien, etil serait possible, par de bonnes dispositions, d'empédier le retour de ces désastres terribles éprouvés par des corps détaciiés, et qui ont permis à l'ennemi de se répandre dans le pays et de mettre presque fin à la guerre. *
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Wamgimmitrii-kmwratUrirB. WtÛesley.
• Lek pnjeU pDar lever des brigades et pourvoir les armées n'ont pasteiensconimiui.
• J'ai bien peor qoe la faible épreuve que le pays a &ite du gouveroement des cartiss ne l'ait dégoûté de cette atoemblée. Les corlès sont très-impopulaires partout, et elles le méritent, à mon avis. Rien n'est l^os cruel, plus absurde ni [dus impolitique que leurs décrets contre les personnes qui ont servi l'ennemi. Par le fait, ils privent l'Ëtat de la [dopart de ses oieillenrs et de ses plus honnêtes serviteurs et ils soumettent k une enquête la conduite dé persotmes qui ont rendu les services les plus importants, t&ais secrets, et par conséquent Jalousés.
■ D est eitraorditialre qae la révolution en Espagne n'ait pas prodoit un seul homme qui connaisse la situation réelle du payl. On (lirait vraiment qu'ils sont toos ivres, s'occupant dans leurs pensées et dans lenrs discours, de tonte antre chose que de l'Espagne. Dieu sait comment tout cela finira! i
Wellington au eomle de Liverpoot.
CtodHl-IoérliO, te K nwnbn lUl.
■ n n'est pas ^ile en Espagne de juger les forces des armées ennemies. La disposition des Espagnols à exagérer leurs avantages entraîne les mieux intentionnés d'entre eux à tromper; ils ne veulent pas admettre que les Français aient plus d'hommes qu'ils ne leur en ont vu- Le diiflre de l'armée actuellement en Castille m'a été annoncé être de 15,000 hoiDâes, et depuis a parcouru tons les nombres entre < 5,000 et 90,000. Je ne me suis jamais trompé dans mon estimation des forces de l'ennemi, en m'en rapportant aux états, après avoir fait déduction raisonnable des pertes éprouvées pendant le temps écoulé depuis leur date. Idseulefoisqaeje me sois trompé gravement a étéàBorgos, où je m'en raf^portai an tHiiit du pays, et oti je fus porté i croire que les opération de sir H. Popham conlinoaient d'oeenper CaflareBi. >
WeBiiiglmhdmJ.deCarvajal,mHittredelaguerre,àCaAx.
rrenedi, la i dteembra IBU.
■ Je 8IÙS désdé d'avoir à vous informer qne la discipline des années
^vGoo^^lc
espagnoles est au plus bas, el que leur painance par conséquent est
bien tombée. Les officiers ni les troupes n'ont point été payés depuis des mois, que dis-je ? depuis des années. On ne doit donc pas s'attendre à ce que les troupes soient en bon état, ou montrent beaucoup plus de subordination dans le service. Plusieurs circonstances qui sont venues à ma connaissance et ont frappé mes yeux dernièrement [HxiuTent que le mal est profondément enraciné, et qu'il demande un remède plus énergique que la simple suppression des causes qui l'ont amené dans l'origine, je veux dire le défaut de solde, de vêtements et d'eQiets de première nécessité. Non-seulement vos armées sont indisciplinées et incapables , mais il existe encore parmi les officiers et les soldats une insubordination due au défaut de solde, de .vivres, de vêlements et d'effets, et à la misère qui en a été la conséquence, et qu'ils <»it en à supporter depuis longtemps ; mais les habitudes d'indiscipline et d'insubordination sont telles, que les corps qui ont été bien vêtus et r^olièrement payés par mes ordres, et qui, à ma connaissance, ont rarement éprouvé des privations depuis plus d'une année, si même ils en ont éprouvé, sont en aussi mauvais état et inspirent aussi peu de con- 8ance comme soldats que les autres. La désertion est considérable, même parmi les troupes dont je viens de parier en dernier lien. Je pais assurer à Votre Seigneurie que les officiers de t'armée en général (à l'exception de quelques généraux et de quelques officiers d'étatmajoret des régiments) se donnent fort peu de peine pour remédier à ces maux ; et au total, je suis fôché d'avouer à Votre Excellence, que je crois avoir entrepris une tâche dont le résultat offre aussi peu d'espoir qu'on en a jamais eu dans aucune entreprise. >
We^HgUm un nuirieluU Ben$ford, ekevtUier du Bmn.
rreneda, le 10 d«caiiihra lut.
« Il faut que je voie josqu'ob je puis m'aventurer, en mutant l'armée espagnole en état de bin quelque chose. De votre ne , vous n'avez rien vu d'aussi mauvais que les Galiciens. Cependant, ce sont les plus beaux hommes et les meilleurs marcheurs que j'aie rencontrés. Dieu sait que la perspective du succès, depuis mon voyage, n'est pas brillante, mais il vaut encore mieux tenter qudque diose. >
^vGoo^^lc
WMiiglon au lieutenant général GrtUuim, ckeva&er du Bmn.
rrcncdi, le II Jinrler ItlS-
( J'ai été à Cadix, où j'ai remis les aBiaires mililaires sur un meilleor pied qu'elles a'étaieat auparavant, et en voie d'organisation. J'ai ponrvn aux moyens de payer et de faire subsister les années, et nous commencerons avec quelque discipline. Je ne suis pas assez présomptueux, cependant, pour espérer que nous retirerons beaucoup d'avan> lages des troupes espagnoles au commencement de la campagne- CDonnel est certainement na homme capable et bien inlentioané dont on doit ^re grand cas. •
WetUngion au senor don Andres Angel de ta Vega, infanton. Trenedi, le 3 ifril 1811.
( Je suis pénétré de l'importance qu'on a attachée dans toute l'Espagne, ainsi qu'en Angleterre et dans les autres parties de l'Europe, an Èit de ma nomination au commandement des années espagnoles, et les officiers d'état-major espagnols qui sont ici avec moi rendront justice, j'en suis convaincu, à l'intérêt, au dévouement et au zèle avec lesquels je tâcbe de mettre les affaires militaires du pays dans l'état où elles devraient être ; mais j'y perdrai ma réputation ; plus l'espoir qn'avait fait naître ma nomination était grand, plus sera vif le désappointement et te regret de voir que les choses ne seront pas mieux qn'éles ne l'élaienl auparavant.
* Tavone que je ne me sens pas l'envie d'élre ta cause de ces impressions désagréables en Espagne, en Angleterre et dans toute l'Europe, et si l'on ne se met pas en devoir d'obtenir du gouvernement qnll force le ministre de la guerre à remplir les engagements contraclésavec moi, il me faudra bien, malgré moi, renoncer ii un emploi que /e n'aurais pas accepté si ces engagements n'avaient été pris, ou si j'avais cru qu'on ne les eût pas tenus, i
Wel&tgbm ait lieutenant général tir John Murray, baronnetmoAdt, le 18 inll ISIJ.
' En adressant un [dan d'opérations pour les troupes dans la Pénîn- ^* ■' est toujours nécessaire d'avoir présent à l'esprit leur incapacité
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militaire, leor maiHide tolal de tout ce qui poomit les mainteoir en corps d'armée et de tous les équipements indiipensaUes, tosils, canons, etc., etc., ainsi que leurs échecs réitérés dans rscc(Mmplissanen( des objets même les plus insiguifiants, malgré la bravoure personndle de ceux qui composent les années- Si j'avais eu i dresser on pbn d'opérations pour de vrais soldats, moitié moins nombreux, bieu équipés, et préparés h taire campagne, îl eût été tout différent; mais uo pareil plan ne conviendrait pas aux instremenls que je dois employer et ne pourrait être exécuté par eux. ■
Weli'mgUm au eomle Baihunl.
■ Je pense qne, par ces manœuvres, les cortès actuelles créeront la nécesuté apparente de continuer à siéger après te mois d'octobre, époque fix^pour leur dissolution et la réunion des nouvelles cortès. n est imposée de compter sur les desseins d'une pareille assemblée. EHe n'a aucun frein qo^nqae, et elle est conduite et gouvernée par la phts ^norante et û plus eSMoée de toutes les presses eStéAées, celle de Cadix. li crois qu'dle veut attaquer les décimes royaox et féodaux d les dîmes du clergé, sous prétexte d'encourager l'agricallare, et j'ai bien peur que, voyant que les contributions ne produisent pas autant qu'elle l'avait pensé, elle ne saiiûsse les rentes ftwcières de nos amis les grands d'Espagne. ■
WetËiigtim à dm Juaa (ïDttnota.
Iiu, M II tnll un.
■ Cest un fait, monsieur, que les troupes espagnoles, quoique tii petit nombre, meurent de laim daus des provinces riches qui, l'année dernière encore, sustentaient abondamment dix fois plus de Français. n est de (ait aussi que cet état de choses prônent de l'inexpérience, de la mauvaise administration et du mauvais emploi des ibnds publics. ■
W^ÙngUm au amie Bathunt.
• n me seu^ile que ta«t que l'Espagne sera gouvernée par le* cortès, d'ai»^ des pnacipes républieaing, nous ne pouMM M^nr
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acBM syaiélidntioD Oatk. MeoMcr de retirer aotre HsistaBce sans le fiùre, « nms n'uM/mom aicane uniliorstioD, ce serait «mpirer les aftriraa. Vo«s étet les meflleors sages pour dédder à vods pouvei ou Bvooftderaa retirer cette a8aislaiioe;niai8 j'avoue qw je ne crois pa& qoe l'Espagne soit une alliée utile, ou mtee soit jamais l'a^iée de rAngleterre, si le système répnblicaiB n'est pas mis î bas. >
WdËKgUm au 6atUnmt général lord W. Benùnck, chevalier da Bain. inirtU, f » yiUet IMt.
• le sais parfaitement dans quel mauvais état sont les équipements de tontes les années espagnoles; mais j'ai £iit tout ce que j'ai pa pour amener une amélioration qui n'a eu aucun effet jusqu'ici. Ni le gourer- ■ement, ni les cortès ne me paraissent prendre b^acoup de souci de la guerre étrangère. Le premier n'est qu'un instrument, qu'une créature de l'antre. Tout ce dont ils s'occupent, c'est de vanter leor stopide coDStitstJon et de «avoir comment ils feront la guerre aux évéqoes et aux prêtres. >
Wel&ngum au trh-honort^le tir H. WelUiley, chevaUer du Bain-
La Saca, la 14 iulllet lall.
• Cç dont je me plains, c'est qne le gouYemement, après avoir pris des engagements avec moi, sans lesquels je n'aurais ni pu ni voulu ccHiaerver le commandement de l'année, les a rompus non pas en nne, mais en mille circonstances, et qu'il semble le (aire de gaieté de Gffiur, parce qu'il connaît ma répugnance à abandonner le commandement à cause du mauvais effet que cet abandon produirait ponr la cause en Esp^ne ainsi que dans toute l'Europe. La conduite du gon> vensement est outrageante, et parce qu'elle est indigne, et parce qn'elle m'Aie toot pouvoir sur l'armée. Il faut qu'on me donne satisbction k ceA égard- ■
WetàngtoH ou comte de Liverpool.
LB Ski, le X itrilW 1«1-
■ Votre Seigneurie dcùt connaitre assea le caractère des espagnols etleurcondiiiteà notre égard pour savoirqu'il ne servirait de rien de
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les presser de prendre des mesures qui ne leur plairaient pas. Je n'ai pas vu chez eux la moiadre envie d'employer des officiers anglais à discipliner leurs troupes, de manière à ce qu'on en pnt tirer quelque parti utile; et je croîs que l'une des raisons pour lesquelles ils m'aiment tant, c'est que, contrairement à leur attente, je ne les ai pas pressés de preodre des officiers anglais. D'ailleurs, ainsi que je l'ai dit plus haut à Voire Seigneurie, les troupes espagnoles ne manquent pas de discipline, si par discipline on entend rinstruction ; ce qu'ils n'ont pas, c'est un système d'ordre qui ne peut élre basé que sur ua» paye régulière, sur des vivres,. de bons soins et des vêtements assurés. Tout cela, les officiers anglais ne peuvent le leur donner, et quoique les Portugais soient aujourd'hui les coqs de l'armée, je crois que nous devons leurs qualités plus au soin que nous avons pris de remplir leurs bourses et leurs estomacs, qu'à l'instruction que nous leur avons donnée. A la fin de la campagne, ils se sont comportés excessivement mal en plusieurs circonstances , parce qu'ils étaient dans nne misère extrême, le gouvernement portugais ayant négligé de les payer. J'ai obligé le gouvernement portugais à s'arranger de manière à les payer régulièrement cette année, et tout le monde sait comment ils se sont comportés. Nos propres troupes se battent toujours, mais l'influence d'une paye régulière se fait bien sentir dans leur conduite, leur santé et leur vigueur. Quant aux troupes françaises, il est notoire qu'elles ne font rieh si elles ne sont payées et nourries régulièrement. >
Wellington ou trèt-honorabU tir H. Wetledey, cheva/ter rfu Soin. Ten, le IS ocuibre 1S31.
■ Les calomnies contre moi et contre l'armée n'en finissent point, et je n'aurais le temps de rien faire, si je m'occupais à les r^ter, on seulement à en prendre connaissance. Tout nouvellement, on a fm occasion d'un libelle publié dans un journal iriandais et rapportant une conversation supposée entre Caslanos et moi (libelle dans lequel on m'impute d'avoir consenti à changer de religion pour devenir roi d'Espagne), pour m'accuser de briguer la couronne ; et là-dessns, ces imbéciles de duc de N... et de vicomte de N.- protestent formellement qu'ils ne sont pas du nombre des grands qui ont consenti à un pareil arrangement! Que > faire avec de semblables libelles et de pareilles gens.
siiHHi de les mépriser et de poursuivre son chemia, sans faire atteutioD iaa.\...
■ Best bien évident pour moi que si nous ne renversons pas la démocratie à Cadix, la cause est perdue ; mais comment s'; prendre? Dtea seul le sait ! ■
Wel&agUm au comte Bathurtt.
SiInt-Jau-de-lni , I« U iiiimiiliiii lail.
• Os sont dans un état si misérable, qu'il est réellement bien diflSdle d'espérer qu'ils s'abstiendront de piller un snperbe pays où ils sont entrés en conquérants, et surtout lorsqu'ils se rappelleront les misères que leur propre pays a eu à souffrir de ses envahisseurs. Je ne puis donc pas risquer de les ramener en France, à moins que je ne sois en mesure de les nourrir et de les payer. La lettre officielle que j'adresse à Votre Seigneurie par ce courrier lui fera voir l'état de nosGnances et quelle est notre perspective. Si je pouvais à présent Ëiire avancer 20,000 bons Espagnols payés el nourris, j'aurais Bayonne. Avec 40,000, je ne sais pas où je m'arrêterais. J'ai maînlC' nant sous mes ordres à la frontière,ces 20,000, et même ces 10,000 Espagnols : mais je ne puis m'aventurer à les faire marcher en avant, fonte de moyens de les payer et de les entretenir. Sans paye et sans Boonifnre, il faut qu'ils pillent, et s'ils pillent, nous sommes perdus. •
WellingUm au comU Balhuni.
SilDt-Jeio-de-Lal, I» Il décambra tSU.
• An moyen des 30,01)0 hommes environ qui tiennent la campagne dans la Péninsule, le gouvernement anglais a, depuis cinq ans, nécessité l'emploi d'au moins 200,000 hommes des meilleures troupes françuses ; car il est ridicule de supposer que les Espagnols ou les Portugais eussent résisté un seul instant si l'armée anglaise se fAt retirée. >
Wellington au général MortUo.
SiInl-Jeni-de-u». M O Mcembra MU.
■ Je n'ai pas sacrifié des milliers d'hommes ni conduit mon armée
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sur le tarrikure fruiQiis pour que les sddats piUeot et maltra&eot les paysans français, au mépris de mes ordres ; je vons prie donc, aini qne vos ofBcïers, de vous bien meltre dans l'écrit qoe je préfere nne petite année qui obéisse et garde U discipline, à nne année nontbrense, insoumise et indisciplinée. Si les mesures que je sais obbgA de prendre pour forcer à l'obéissance et au bon onlre me font perdre des hommes et diminuent mes forces, cela m'est indiffâreat ; la Ëiute en reviendra à ceux qui, par la négligence de leur devoir, souffrent que leurs soldats se ûyr&ai k des désordres qui doivent faire tort il lenr pays. >
Weltâigum mt général dm M. Freye.
SilaWem-de-lDi, la M déocmbra Itll.
« Se n^DS de recevoir votre lettre du 26. 11 résulte de la correspondance du général Horillo que vous m'avee envoyée, qu'à plusieurs reprises j'avais averti ce général (pas moins de quatre fois), des [dainles formidées contre ses troupes ; et quoique Horillo nie que ses troupes aient &it du mal, il a «fit hii-méme au général Hill ■ que ce mal, il ■ serait impossible de l'empêcher, parce qu'il n'y avait pas nn
< soldat ni un officier qui ne re^ût des lettres de sa famille, en
< Espagne, pour hii dire que se trouvant en France, ît devait faire * fortune. ■
WeUingtan m générai dm M. Freyre.
' Il serait fort déshonorant pour l'armée espagode C|U£ k ctmdmie dont on se plaint ne fût pas modifiée; ayant pris des mesures pour fournir régulièrement aux soldats leur paye et leur nourritnre.jo désire vivement que Yaa prévienne ces plaintes coatiaoelles. >
Wettmgtm m comte SaUturtt.
< Je pais faire rentrer plus d'Espagnols en campagne, mais je n'ai pas les moyens de les entretenir eux et les troupes s
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aoffitiam et pprlugajites. CepcwiUiit, nâceasîté n'a pas de loi* et je k ferai T«air, si tes Anglua et les Portugais que j'attoods n'armsot p
bientôt. ■
Wdhytott à hrd Ikterpooi.
le liBTter ini.
• Les àrcoDslances dont je vous ai informé montrent à Votre Seigneorie que le système militaire de l'Espagne ne s'est pas beaucoup amélioré, et qu'il n'est pas fort aisé de combiner ou d'exécnter des opérations avec des corps si mal orgauisés, doués de si peu d'inteUîgence, et sur lesquels on ne peut compter. On aura peine à croire que œ soit ici que le général Hendizabal ait reçu la première nouvelle de la réunion des troupes ennemies à Séville. Toute combinaison soit pour la retraite, soit pour la déreose, aurait été rendue inutile par les ordres de la régence, qui détacha le g^ral BaUesteros dans le condado de NieUa, le SI décembre, le jour même oil Soult s'avança de Cadix sur SéviUe avec un détachement d'infanterie. ■
Z>tt mAne au même.
< Les divers événements de la guerre auront ^t voir à Votre Sùgnotrie que l'on ne peut faire aucun calcul sur les opérations dans lesqnellea les troupes espagnoles sont engagées. *
lard WelUngUmàU.Forjas.
ft Gttt« mesure (la dévastation du pays) pualtra néoeasaire à tons ceux qui rABéchiroot à la position dûs laqîwUe se trouve le pays ; db est d'accord arec toutes les autres mesures que, depuis un an, J'ai recunnuiidéee au gouveniement, afin d'tmpbi^er, ou à tout le mmus,
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relarder les progrès et l'établissement de l'eDaeini dans ce pays. Hais il parait que le gouvernement a découvert récemment que nous anoos tort tous tant que nous sommes ; et, à l'imitation de la jimte cratiale, il demanda à grands cris la bataille et de prompts succès. Si j'avais eu quelque pouvoir, j'aarais «npédié les armées espagnoles de répondre à un tel appel, et la cause serait g^ée ; maintenant que le pouvoir est en mes mains, je ne laisserai pas échapper la seule chance qui me reste pour sauver la cause, en donnant la pins petite attenUon ani suggestions insensées du gouvernement portugais.
■ J'avoue que ce changement de conduite de la part du gouveniementme blesse fort; et comme je dois l'attribuer aux personnes qui sont nouvellement arrivées au pouvoir, ce m'est une raison de blâmer leur nomination; si leur conduite me donne de nouveani sujets de plaintes, j'en écrirai au prince régent.
* Vous êtes libre de communiquer à la régence tout ou partie de ma lettre, selon que vous le jugerez convenable. >
Lord WettmgUm à M. Forjaê.
Pera-Nefrii, }" Dorembrc ISIO.
• Le fait est que le gouvernement, après la nominatioa du principal Souza comme membre de la r^nce, s'imagina que la guerre ponvait être Ëiite sur la frontière seulement (ce que moi et les officiers de ce pays nous avons toujours dit être chose Impossible}, et, au lieu de donner des ordres positifs pour toutes les mesures que nécessitait l'événement le plus probable, la retraite des alliés, le gouvememrat a perdu beaucoup de temps à discuter avec moi sur la convenance d'une mesure entièrement impraticable, et a oublié d'ordonner ce qull fallait pour l'évacuation du pajs situé entre le Tage et le Hond^
■ Je puis m'étre trompé sur le système de défense à adopter pour ce pays, et le principal Souza, ainsi que d'autres membres de la régence peuvent être meilleurs juges que moi de la capacité des troupes ainù que de la nature des opérations à faire. Dans ce cas, ils doivent désirer que Sa Majesté et le prince régent me retirent le commandement de l'armée. Mais ib ne peuvent douter de mon zèle pour la cause dans laquelle nous sommes engagés, et ils savent que je n'ai pas une heure, one
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pensée, qui ne soient employées à £yre triompher celle cause. Les aniulesdu gouvernement portugais nontrenxit ce que j'ai fail, et pa«t le gouTeroentent et pour le pays. «
ÉTAT DE l'aBMÉE ANGLAISE; DANS LA P£NIN3ULB.
Od connaît les brillantes qualités du soldat et de l'ollicier anglais ; dans celle note, il ne s'agira quede mettre en lumière quelques-uns de lenrs défauts.
WelhngUm ou lieutenanl-eolonel Bamet.
I 11 est extraordinaire que la résistance à l'aulorité soîl aussi fréquente qu'elle l'est de la pari des oflicîcrs et des soldats anglais... Je lâcherai d'obtenir des cours martiales générales qu'elles fassent sentir leur mécontentement d'une pareille conduite avec plus de force. •
Ordre génirid du ^9 mat 1809.
4 Les officiers doivent surveiller lenrs hommes dans les quartiers, aussi bien qu'en marche, sinon l'armée ne sera bienlftt plus qu'une troupe de bandits. >
Ordres généraux det 20 janvier et 25 mort <8(0.
t Les soldats de l'année ont reçu constamment les meilleurs Iraite-
menls de la part des habitants du Portugal; tandis que les exemples
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réitérés de vols, de violences el ds meurb«s, commis sur leurs personnes par des stddate qui s'écartent des détachements en mardie, sont une honte pour la répulalion de l'armée et de la natîoH anglaise. >
Dans son ordre du 10 novembre 1610, WellinglOD se plaint des fréquentes désertions à l'ennemi, > crime inconnu, dil-il, jusqu'ici dans les armées anglaises. >
H fil publier les noms des déserteurs, leur signalement, le lieu de leur naissance et te nom de leur paroisse, < afin, dit-il, qne leurs amis, * instruits de leur crime, s'apprêtent à les regarder comme perdus t pour toujours, et à les livrer à la justice, s'ils revenaient jamais dans < le pays aalal. •
Ordre du 16 février 1813, daté de Freneda.
Le général en chef se plaint, dans cet ordre, des dégâts commis par plusieurs r^imenla d'une division anglaise qui, en 1 81 0, avait brûlé la ville d'AlcoenIre, détruit l'aonée suivante les cantonnesMoU de la troisième division, à Aldea da Ponte, et brûlé récemment la charpente du couvent de San-Francisco, au grand dommage du service.
Ordre da 12 décembre 1840.
( Le commandant en chef apprend avec peine que, malgré ses ordres réitérés et les désagréments qu'ont éprouvés les officiers et les soldats de l'habitude de brûler les portes, les fenêtres, les meubles et les boiseries des maisons, cet abus continue encore... Le commandant en chef est honteux d'avouer que les troupes anglaises ont ainsi, dans plusieurs occasions, fait plus de mal au pays (le Portugal) que Tennemi. >
WeUmgum au comte lÀverpooL
rurale de sutaMo. 10 |u(n llll.
■ Les violences commises par les soldats anglais appartenant à cette armée sont devenues si atroces, et ^les ont {»)duit sur l'esprit du peuple de ce pays un effet si préjudiciable à la cause et en même temps si dangereux pour l'armée elle-mâme, qie je |me Vottt Seigneurie d'y alerter la plus sérieuN altealioB. >
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WeUingUM à—
t Le nombre dM sotdMs qui s'écartent d« laur régiment, sans a«ta« raiwa que de piHer, est un aiaibeur pour t'arméc et donne Ir pnuM évidente dn degré de relAciieneat de \» discipline dans les légôwnls, et de la négligente des oomnBndsHMs et des oflkxers dans l'observation de leur devoir >
(Voir aussi la lettre du 19 novembre, au comte Battinrst.)
NiPiEB, t. IX, p. 375, dît, à propos de la retraite de Bargos ; t Pendant que l'ariière-garde était ainsi engagée, l'ivresse et l'insubordination, suites ordiDaîres de la retraite d'une armée anglaise, jouèrent un grand r61e à Torquemada, dont les vastes magasins de vins devinrent la proie des soldats : on dit que 12,000 hommes furent vus à la fois dans un état d'ivresse complète. >
Ordre du 98 novembre 1812, aux commandatiU det diviàmt.
< Cest Bvec peine que j'ai remarqué que l'armée sous mes ordres HtUiaob^k cet égfo^ (lattiscipline), peadai^ la dernière campagi», au-dessous de ce que j'ai jamais vu dans aucune antre armée. Cependant) nous n'avons éprouvé aucun désastre, aucune forte privation. U est évîdeid, pour tous les oflîciers, que, du moment où les troupes ODt commencé leur retraite des enviroos de Burgos d'une part, el (Je Madrid de l'autre, les officiers ont perdu toute autorité sur leurs hommes... le n'hésite pas ù attribuer ce ma] à la négligence habibuiUe des odSpiers dans l'accomptiesem^t de leur devwr. >
WeUwgbm au comte BaAurit-
Wellington se pbint, dans celte lettre, des actes d'iadîaciidine el de pillage dont les soldats anglais se rendirent coupables après la bataille de Vittoria. (Un extrait de cette lettre est cité dans le texte.)
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Wellington au général Bamet.
• octobre lUl.
■ Dernièremenl, l'adjudant du 1 S* régiment portugais a été tué par des soldais anglais qu'il tâchait d'empêcher de piller Saint-Sébastien; daus une autre circonsLance récente, des sdc^ts d'infanterie ont tiré sitr un olficier et un piquet de 1 i dragons qui s'efforçaient de les faire sortir d'un cabaret... Si cela continue, si l'on admet les excuses d'un soldat pour avoir levé la main sur son officier, ou sur un olDcier non commissionné en service, nul ne pourra plus remplir son devoir. C'en est fait de toute subordination, et même de l'élat militaire chez
Ordre du i octobre 1813.
Wellington signale encore dans cet ordre la fréquence des désertions * crime, dit-il, devenu très-commun et qui jusqu'en ces derniers t temps était inconnu dans l'armée anglaise. >
Déjà antérieurement, dans un ordre du 10 novembre 1810, il aviii dit: < C'est un crime dont le commandant en chef n'a pas eu d'exemple dans toute sa carrière militaire, et qui était jusqu'ici inconnu dans les années anglaises, i
Nous avons cilé, dans le texte, les actes de barbarie et les dévastations commises à Ciudad-Rodrigo, à Badajoz et à Saint-Sébastien. On peut y ajouter le pillage du Retira (1 ) et les désordres graves auxquels se livrèrent les soldats anglais après le passage de la Bidassoa. Wellington essaya dans cette dernière circonstance de mettre on terme au pillage en renvoyant plusieurs officiers en Espagne, et en faisant mettre les régiments les plus coupables à la queue de l'armée-
L'instruction pratique des officiers avec lesquels sir Artbar Wellesley fit ses jA'emières campagnes ne devait pas être bien étendue, à eu juger par ses ordres du 23 mai 1803 et du 1 i juin de l'année suivante. Le premier explique aux officiers comment une colonne de [dusiears régiment» se forme en bataille, par la léle et par la quene, par le flanc ou obliquement à la ligne de marche; le second rappelle anx commandants des corps d'infanterie * que lorsqu'un bataillon est en
( ligne, le poste de l'oflicier commandant est derrière, au centre a» < lûlaillon. >
WelUngUm ait colonel Peacocke.
• Les officiers de l'armée n'ont rien ù faire dans les coulisses (du Ibédlre de Lisbonne), et il est fort inconvenant qu'ils se montrent sui la scène pendant la représentation... le suis Ëché d'apprendre que des officiers en uniforme, et le chapeau sur la tête, ont paru sur le théâtre pendant la représentation, et que quelques-uns d'entre eux ont commis des désordres et des violences dans les coulisses. >
WelUngton ou général Crawfurd.
I Tout cela ne signiGeraîl pas grand'chose, si notre état-major et les autres officiers s'appliquaient à leur métier, au lieu d'écrire des nouvelles et de passer leur temps dans les cafés. Dès qu'il arrive quelque chose, tout officier qui sait écrire et qui a un ami pour le lire se met à son pupitre pour faire le récit de ce qu'il ne sait pas et dtmner des communications sur ce qu'il ne comprend pas. Ces rapports sont bientôt répandus et exagérés par les oisils et les malveillants dont toutes les armées fourmillent. U en résulte que des officiers et des régiments entiers perdent leur réputation; qu'il se forme et s'entretient un esprit de parti qui est la peste de toutes les armées; la con6ance n'existe plus, et il n'y a point de caractère, quel que soit son ■Défile, point d'action, quelque glorieuse qu'elle soit, à qui l'on rende justice ensuite. J'ai été as!>ez heureux jusqu'à présent pour préserver mon armée de ce mauvais esprit, et je suis résolu à persévérer dans mes efforts, i
Wellington à lord lÀverpool.
< Je suis obligé d'être partout, et si je ne suis pas présent à une opération, tout va de travers. >
^vGoo^^lc
Ordre da 18 aoàl 1842.
< L'inobservation constante des ordres du... provient aniqnemeat delà négligence et delà désobéiesance aux ordres,doBt les oAiden ont trop conlraclé l'habitade. >
Ordre At S7 leplembre 1812,
< Le commandant en chef éprouve le plus grand chagrin d'être obligé de se plaindre anssi souvent de ce que les officiers de Tannée n'obéissenl pas à ses ordres; mais cette négligence est si Tréquenle, si évidente, et elle peut être suivie de conséquences d'une telle importance, qu'il ne remplirait pas son devoir s'il ne la relevait pas. i
We^aglon ait eoUmel Jorrtn».
s iMeembre ISIl.
f Personne dans l'armée anglaise ne considère un règlement ou nn ordre comme derant être le guide de sa conduite; on lit ces dbcumenlt comme on lirait une nouvelle amusante ; il s'ensuit que lorsque des arrangements compliqués doivent être mis à eiécntiOD, cbacnn agit i sa fantaisie. •
(La même opinion se trouve exprimée dans un ordre du SA novembre 1813 et dans une lettre du 18 juillet de la même année, au cohmd Torrens.)
Ordre du 8 octobre 1813.
• Le commandant en chef a déjà décidé que tes ol&ciers qui ont montré une négligence si coupable (en tolérant certaines violences commises par les troupes sous leurs ordres) seront renvoyés en Aogleterre... D ne vent positivement pas commander à des oÎBciers qui n'obéissent pas à ses ordres. *
Wellinghm au général Hope.
B Mtabr« llll.
f Serions-nous cinq fois plus nombreux que nous le sommes, il j aurait dauger à pénétrer en France, si nous ne pouvons pas empêdwr les soldats de piller. >
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La déposition suivante, laite pur Wellington devant ta cour royale (l'enquête, donne une juste idée de l'état moral du soldat anglais: ( 1^68 officiers non commisuonnés, dit-il, que je fis Donmer dans la
< Péninsule ne devinrent pas de bons olQciers. Ils étaient en général
< querelleurs, et ils arrivaient dans une société aux manières de la- ■ quelle ils n'étaient pas babitsés. Ils ne pouvaient d'ailleurs rïén en- ( dorer, échauffés qu'ils étaient par le vin et les liqueurs. >
ANNEXE N" iO.
riIBLESSE DBS ARMÉES KSPAGH0LB6.
-Les volontaires e^agnols étaient individuellement actifs, sobres, braves, animés de sentiments patriotiques; mais les corps Tonnés de volontaires étaient, sons le rapport du conntandemeitt, de l'organisation, de réquipement, de l'administration et de la discipline, trop in- Cnieurs à l'année française pour soutenir la latte en rase c-ampagne. Les ofDciers espagnols manquaient d'expérience, avaient peu d'instruction et aSectaiest une si ridicule conâance dans leur mérite, qu'ils ne profilaient ni des conseils ni des avertissements qu'on leur donnait : îk ne s'entendaient pas entre eux, ne jouissaient d'aucune autorité, et n'exerçaient pas la moindre influence sur leurs subordonnés. On ne peut leur contester le courage du soldat ; mais comme chefs ils ne montrèrent absolument aucune fermeté sur le champ de bataille. C'est ce qui explique qu'ils eurent comparativement bien moins de généraux laés on blessés que les Français et les Anglais.
Pour apprécier la faiblesse des armées espagnoles, il suffit de rappeler quelques faits empruntés aux relations des batailles livrées par ces années de 1808 à 184 i.
■ A Rio-Seco, les volontaires furent sa'isîs d'une terreur indicible. Lasalle, avec 1 ,200 hommes, poursuivit S&,000 fuyards qui poussaient des hurlements de désespoir (I). •
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ABelchile, le géaéralBlake se vit lâchement abaBdonoé par sessoldais, au moment où il voulut les porter en avant.
A Satinas, les corps nationaux, * les meilleurs de ce genre, dit Na- (ûer, que l'Espagne ait eus, ■ jetèrent leurs armes après le premier choc.
A Valls, le maréchal Saint-Cyr défendit à son artillerie d'oanir le Teu sur les bataillons de Reding , parce qu'il craignait que ceax-ci ne prissent la fuite avant que son inËmterie eAt pu les joindre. (Nolei que les soldats de Saint-Cyr étaient des hommes de nouvelle levée, * te rebut de Piaples et de Rome, de ces Étals d'Italie qu'on ne pouvait citer comme militaires sans les ridiculiser. ■ (1)
A Arzobispo, le corps d'Albuquerqne, attaqué par le duc de Trévise, ne montra aucune consistance et s'engagea, — pour nous servir des expressions de Wellington, — dam une fuite konteiue.
Tout aussi pitoyable fut la conduite des Espagnols de Hendizabal, atlaquésetmisendéronteparSoull,en18H,snr laGebora,
Pendant la campagne de 1 809, l'armée de del Parque, attaquée par des forces inférieures en nombre, s'enfuit à Alba de Tonnes en jetant ses armes.
A Falcet, en Catalogne, les Espagnols lâchèrent pied avant que les premières compagnies de flanqueurs les eussent abordés (S). Ds essuyèrent encore, peu de temps après, une déroule complète à \eatallas.
En 1809, lamtral Colingwood écrivit, à propos des (^rations de Saint-Cyr (3) : • Tout va mal en Catalogne depuis la chute de Roses. Les Espagnols sont en force, et, pourtant, dès que l'ennemi parait, ils sont frappés de terreur et se dispersent. ■
Cette même année, les volontaires de la Romana, culbutés par le maréchal Mey, jetèrent leurs armes et rentrèrent dans Jeurs foyers.
En 1812, à Valence, le général Blake , quoiqu'à la tète de
18,000 hommes des meilleures troupes que la (^talogne eAl fbrmées,
fat asses pusillanime pour se rendre. Avec un peu d'audace, il aurait
facilement traversé tes lignes d'investissement de Suchet.
Cette même année, le général Drouet, avec des forces inférieures es
(I) N«Fin, I. III, i>. IM..
ii) CoIlnKwoad «■rdiit itcc » floltlIK Ici cAlei i9 U CiUlofiif. It «I
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nombre, Gt éprouver un échec sanglunl au corps de Morillo à Almagro.
Celle même année encore, O'Donnel. avec 6,000 baïonnettes, 700 chevaux et 8 pièces de canon , fut allaqué et mis eu Tuile par 1,500 Français, sous le commandement de Delort O'Donnel eut 3,000 hommes tués, pris et blessés, tandis que son adversaire laissa à peine 200 hommes sur le terrain.
Au mois de juin 1 81 3, le général Harispe, avec 8,000 hommes, mil dans une déroule complète 35,000 Espagnols à Alcira sur le Xncar.
Nous n'en finirions pas si nous voulions citer tous les combats qui mirent en évidence la faiblesse des troupes espagnoles et l'incapacité de leurs généraux. -
An reste, les témoignages invoqués dans le texte (chap. XIV, p. 31 9 et suivantes) ne sauraient laisser aucun doute sur ce point.
Noos nous bornerons à compléter ces témoignages par la lettre suivante du brave et chevaleresque duc d'Albuqnerque.
Le duc ifAtbu^uerque à M. Freyre.
• Pendant nos marclies, nous nous arrêtions pour nous reposer, comme des troupeaux de moutons, sans prendre aucune position, de sorte que si l'ennemi l'avait su, il nous aurait battus partout où il nous eût attaqués. Si, dans la soirée du 26, je ne fusse pas sorti de la ville avec ma division, et que je n'eusse pas réussi à arrêter l'ennemi, toute l'armée eût été dispersée, toute l'artillerie et les ^ages qui étaient dans les rues de San-OIlalla eussent été perdus. On peut juger de ce qui fût arrivé, si l'ennemi, qui était à portée de fusil, n'eût été arrêté; car un assez grand nombre de soldats avaient déjà jeté leurs armes, etc. ; les commissaires avaient abandonné plus de quinze mille rations de pain; les charrettes obstruaient les rues, etc. Je le répète, nous sommes journellement exposés, et notre marche ressemble à une caravane de pèlerins. Nous n'avons aucun ^ard pour la distance, l'ordre ou la discipline; et nous menons toujours avec nous le parc d'artillerie, qui devrait rester à deux ou trois lieues en arrière. ■
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ANNEXE N° ii
ENTHOUSIiSHE DES ESPACHOLS.
Il y eut des périodes dans la guerre d'Espagne où l'enlboasiaUDe fut aussi vif que général : après l'éineute d' Ântejuez , après Bayleo , après le départ de Napoléon et après l'évacuation de Madrid par Joseph. Hais eu deborsde ces périodes» on eut à coBSlater use grande indiflërence , quelquefois même des actes de faiblesse et de trahîBoa. Lorsque, par iatervalle, l'ealbousiosne se réveillait, il s'évaporait presque aussitAt en vaines proHiesses , en orgueilleuses paroles. Cette iiKd)ililé de conduite est inhérente d'ailleurs au caractère espagnol. Après chaque désastre, les vtlaniaira et les^tierititu se croyaient aussi redoutables que la veille. On eût dît, à les entendre, qu'ils étaient les meilleurs sddats de l'Europe ; mois leurs actions ne répondaient point à la haute oiùnion qu'ils avaient d'eux-mêmes ou qu'ils voulaient inspirer aux autres.
En voici quelques preuves, tirées au hasard des correspondances officielles et des ouvrages les plus estimés sur de la guerre de la Péninsute.
Vam'trtU CotinQwood aa i/énérat Datrifinple.
■ Je n'ai jamais eu beaucoup d'espoir dans le su«:ès des Espagnols, et je ne vois aucune raison de changer d'opinion. •
Au général Moore.
• Il est singulier que les Français aient pénétré jusqu'à Valladolid, et qu« cela n'ait fait aucune sensation sur le peuple- •
Le cdonel Graham à tir /. Moore.
axlrlil, t actobr* ISOS-
• Les Asiuries n'ont pas encore fourni un soldat. >
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Le générât Bmrd à J. Moore.
Coro|nr. U «Labre It
■ Noos D'avons reço aucune espèce d'assistance da gouvernement. ■ (Jontc locale.)
■ L'argent apporté par le Ptuum el desliné » la province de Léon, (laquelle n'a pas encore levé un seul homme), est resté dans le port oii il a élé débarqué. •
Le major Cox atigénériU Dalri/mpU.
• J'avone francbement que je ne puis m'empédier de craindre qu'une cause aussi grande el aussi glorieuse ne soit mmée par les Tunesles effets de la jalousie el de la division. >
Le capitaine Csrrot attgénéral BainL
< Cette province (les Asluries), qui fut la première à déclarer la guerre à la France, n'a, depuis sept mois, pris aucune disposition pour empêcher l'emiemi de l'envahir. >
Journal de J. Moore.
s dCMMbr* m».
* Ici le peuple ne prend part à rien. Nous avons la plus grande peine à trouver des gens qui nous donnent des renseignements. *
Le prince de Neufchàtel aa nmrahtU Soidt,
10 dCcembra IHM.
• La ville de Madrid est parfaitement Iranqtiille; toutes las boutiqoes sont ouvertes et les anmsements publics sont suivis. ■
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M. Freire à J. Moore.
I, I4<t«ccmbr« 1808.
< L'extinction de l'eathousiasme populaire dans ce pays et les moyens de le faire renaître nous enlraîneraient dans une trop longue discussion. >
A J. Moore.
Iiiinitnriue, 9 deccnibre 18M
* De ce câlé, le peuple est passif. ■
Le général pùrlugait FranceKO de PaïUo Lcite, au ifénérat DatrympU.
Kslremoi, m ifplcinbre IBOS-
■ Les Espagnols ont promis beaucoup et ne font rien. > David Baird à J. Moore,
Ailnrei, 10 novembre IWB.
• Les autorités locales n'ont pas seulement négligé de nous envoyer des vivres, mais encore de nous donner les moindres renseignements sur les opérations des armées et les mouvemenls de l'ennemi. ■
I Je savafc qu'on ne voudrait jamais croire à l'apalhic el'ù l'indiKrence des Espagnols. ■
Le lieutenant Boolhbij à J. Moore.
La Pucbli, l«|inirlcr I8M-
< ... Quant aux déGlés, lout forts qu'ils soient, il n'y a personne à qui je puisse les confier, ou qui veuille les défendre ; aucun Espagnol ne pense à la marche de l'ennemi avec d'autres senliments que ï'indiffêrence ou quelque espoir que Dieu et l'armée anglaise sauveront le pays. .
En 1 809, le gouvernement local de Tan'agoae était si négligent et si corrompu que les armes envoyées par l'Angleterre, an lieu d'être em-
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ployées à la défense du pays, furent vendues à des marchands étrangers, t {Correspondance de lord CoUingwood.)
M. Canning à M. Fràre.
• Il parait que les Espagnols o'onl fait aucun eObrl, soil pour seconder les opérations des Anglais, soit pour défendre le Ferrol, soit pour sauver ce qui peut se trouver dans le port. •
Pendant la retraite de J. Moore, 1 0,000 hommes de troupes espagnoles, sous les ordres de la Romana, se débandèrent pour ravager la contrée. Il n'y avait plus en ce moment dans Varmée nationale la moindre conSance ni le moindre enthousiasme.
Dans une lettre du 47 août 4809, le général Hill se plaint à sir Arthur Wellesley de ce que des soldats espagnols aient tiré sur les hommes de sa Ivigade chargés d'aller au fourrage.
• Malgré la haine du peuple portugais pour la France, malgré sa docilité naturelle et la supériorité manifeste de la condition du soldat sur celle du paysan ou de l'artisan, le recrutement fut toujours difficile. On eut constamment sous les yeux l'odieux spectacle d'hommes qu'on diai^eaît de chaînes pour aller renforcer des armées combattant pour une cause populaire, et qui aurait dA être sacrée. ■ (Namer, t. IV, p. 66.)
En 4809, la junte centrale avait dans ses coffres (^usieurs millions ; ses magasins regoi^eaienl de munitions et d'armes d e toute e^>èce, envoyées d'Angleterre, et qu'on laissait détériorer plutAt que d'en laire usage, quoique dans les provinces non soumises les demandes d'armes fussent continuelles. {CmretpondatKe de lord Ù^ingwood : JVémoiredu général MiUer.)
< Wellington à tord Lwerpool.
■ Le peuple de Gastille est mécontent des Anglais, qni n'ont tenté aucun effort pour lever le siège de Ciudad. Ce mécontent^nent, joint à l'effet qu'a produit une meilleure conduite de la part des officiers français, a probablement été cause que les Espagnols ont cessé de correspondre avec nous et de nous donner des renseignements, soit
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directeoieni, soit par l'intermédiaire des gras qu'ils eaiplotenipoar «a
avoir.
A la fin de 1 81 0, le peuple des campagaes était si mal disposé, qu'il prit souvent le parti des Français contre les nationaux. Il n'y avut plus sur pied que de petites armées sans consistance. Joseph et Soult étaient même parvenus à former des régiments espagnols pour combattre les pariidat.
En 181S, le duc de Dalmatie avait tellement avancé la pacification et la soumission de l'Andalousie, qu'il trouva moyen d'avoir 6,000 tMcopeieroi en campagne et 30,000 gardes natioDaux dans les postes fiulifiés (1^ Ces troupes fraternisaient avec les siennes et conbatlaient résolument les corps de l'armée insurrectîoaaelle. La preuve, c'est que. dans celte mène année 1812. 460 cjcupetenw i-epoussèrent une sÂtaque laite par 3,000 Esp^nols de la division Cuevas contre Ossuoi ; qu'aucune révolte, aucune défection ne se déclara parmi les gardes nationauTï quand Soult fut obligé de quitter l'Andalousie pour mener set troupes disponibles au secours de Bad:^2, et que tous hii prêtèrent maio-forte, q«aad Blake maiùfetta l'iatenlion de prendre Sé- Tille{S).
En 1840, Joseph écrivit à l'empereur que la désertiCHi du» les troupes espagndes à sou service dimùuuùt chaque jour, â que s'il pouvait l£S solder eutctement, elle di^raltrait tout à fait.
En 1813, les restes de cette armée nationale combattirrat snr la Nivelle les troupes espagnoles de Freyre.
Sucbet était également parvenu à former un corps de gardes nalionales,.spécîalement chargé de combattre les/urii^iaf.
£t au commencement de 4813, quand toutes les cbanoes éUûoit pour Wellington, le général Clausel oi:ganisa sans la moindre djflicullé huit oompagnict franches espagnoh^
Dans la Biscaye, on vil mainte fois les paysans vepir eo aide aw Français. Napier rapporte, entre autre, qu'ils attaquèrent les bateani de la frégate VAmelia pour sauver les munilioas de l'envahisseur. (T. VU, p. 8.)
En 1810, après la déroute d'Ocana, les paysans, indignés de la fuite
des soldats espaf^nds, oondaisireot les Français dans les retraites où ces sddats s*éliùeat réfugiés. L'histoire des guerres offre peu d'exemples d'une trabtsoa pareille (I).
' L* plupart des prisonniers d'Ocana demandèrent à servir dais l'année fraoçaise. * Ce fait, dit Napier, qui était arrivé à Badajoz et dans d'autres droonslaitces, prouve que certains Espagnols eomiMltaient avec plus de vigueur pour leur oxmarque întmi que leurs cohipalrioles n'en mettaient à combattre contre lui.* (T. IX, p. 426.)
En 181 1 , les Espagnols n'avaient pris ancune mesure pour la défense de Tarragone (î), le dernier boulevard de la Catalogne, la def de Virience, et la ville qui, après Cadix, avait le plus d'importance mil^ire. Féroces autant qu'indolents, ils refusèrent ht suspeasion d'armes réclamée par Suchet pour «isevdir les bosnaes Inès à l'attaque d'(Mivo. Gomme il n'y avait pas de terre sur ce rocher, il EiUul oddner les cadavres par le feu. Dans rialérieur de la ville régnmeit le désordre et la folie. Rien ut! comprmnit autant le patriotisme et la Ivavoure des Espagnols que cette misérable défense.
Les Galiciens, pendant toute la durée de la guerre, ne monli^iit aocun empressement à combattre les Français. CoRlreras, dans ses Mémoiret (écrits par lui-même], raconte qu'il avait Tbabitude d'envoyer dans les villages qui devaient fournir leur coidingent des colonnes mobiles accompaguées d'un bourreau pour punir les rélraclaires (1810). • Malgré cette sévérité, dit Mapier, malgré l'arf^eat et les armes que l'Angleterre ne cessait d'envoyer, jamais la Galice ne soutinl les opérations des Anglais. • (T. V, p. S93. )
Mon-seulemenlun grand nombre d'Espagnt^ servaient dans l'armée Èançaise ; ils venaient encore en aide à l'ennemi ea s'eugageaul à bord des corsaires qui infestaient les c6tes de la Péninsule.
II est prouvé que peu de temps avant la bataille de Sal^manque, une négociation secrète fut engagée entre Joseph et des membres in- Bnenls des cortès. Il s'agissait de reconnaître la dynastie du fi^re de l'empereur, à condition que le roi approuverait la politique intérieure des cortès. Les négociations, interrompues par la victoire de Wellingtim et par l'enlrée des Anglais à Madrid, furent un moment reprises en 181 3.
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On lit dans un curieux ouvrage, intitulé Bourrimne et ut errairi, qu'au couuDencement de cette anaée, le fôctieux comle de Hontijo, alors général dans l'armée d'Elio, avait fait secrëlemeot la propositîoa de soutenir le roi avec ses troupes. < Peu après, l'armée de del Parque s'étant avancée dans la Manche, fit une offre semblable (1). > La conversation que Josepli eut avec le célèbre Mina, en 183i, à Londres, conBnne ces faits et met au jour d'autres défections du même gaire. (V(Hrnolret.U,p. 32i.)
Comme preuves du mauvais vouloir et de rhostilïlé secrète des Espagnols, nous citerons encore les faits suivants :
Après la bataille d'Albuera, le général esp^nol Blake refusa des hommes Beresford pour enlever les blessés; la plupart de ces malheureux restèrent jusqu'au lendemain matin sur le champ de bataille.
La veille de la bataille de Talavera, les fuyards de Guesia se jetèrent sur les bagages des Anglais et les pillèrent. Non moins ingrats, les habitants de la ville avaient enterré leurs vivres pInlAl que de les vendre à leurs alliés qui mouraient de faim.
En 18t3, les autorités de Saint -Sébastien ne voulurent accorder à Wellington ni bateaux, ni charrettes, ni bâtiments publics pouvant servir d'hftpitaux (2).
Ces refus de la part des magistrats espagnols se renouvelèrent fréquemment à toutes les époques de la guerre. La correspondance de Welhngton en fait foi.
Lorsque le duc, revenant de son expédition de Burgos, s'arrêta sur la Turmès, près de Salamanque, * il délivra aux troupes espagnoles une grande quantité de vêtements, d'armes et d'autres oi^ls, tirés des magasins de la ville; mais, une heure après la remise de tous ces effets, il eut le chagrin de les voir vendre jusque sous ses fenêtres (3). >
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SÉTftRlTÊ DE WELLINGTON ENVERS LES PILLARDS.
A ceux qui accusent Wellington d'avoir favorisé le pil1a(^ des TÏItes prises d'assaut, nous opposerons, outre les faits cités dans le telle, les ordres du jour suivants :
Ordre du 13 août 1803.
• Le major-général Wellesley punira avec la plus grande sévérité quic(HX]ue pillera dans le fort d'Atimedouggur. ■
Ordre du 7 novend/re 4803.
* Quatre tambours se rendront sur-le-champ à la tente du sergent prévAt pour appliquer SOO coups de fouet à N.., que l'on a trouvé possesseur d'un animal provenant du bétail pillé. Le général-major prévient qu'à l'aveni r tout homme convaincu de [rillige aéra puni de mort.»
A. W^$Uy au cotoncl Murray.
« Si les alliés mabraUes ne savaient pas que je puis faire pendre lonl individn d'entre eux qui se serait trouvé pillant, non-seulement il y a longtemps que je serais mort de faim, mais encore il est très-probable qu'on serait venu m'enlever mon habit jusque sur le dos. »
Orrfre da 3 octobre 1810.
I Ud soldat anglais et un soldat portugais ont été pendus aujonrd'hiù pour avoir pillé dans la ville de Leyria, où ils se trouvaient, contrairement aux ordres et dans un but criminel. Le commandant eu chef espère que cet exemple servira à détourner les autres de ces actes honteux ; les troupes peuvent être assurées qu'aucun bit de ce genre ne sera oublié. Elles sont bien nourries et bien soignées. U n'y a donc ancnne raison de piller, et du reste, riea ne saurait jamais justifier le louage.-
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Ordret du i9 mû et du H m« 4809.
Dans eu ordres, plosieun fois reooiivelés, air Arthor Wdlulejr indiquait aux chefe de corps nn bon moyen de prévenir les actes de pillage; c'était de faire des appels d'heure en heure et de punir sévèrement les hommes manquants.
<. ..C'est le seul moyen efficace, écririUilidooPreyreÇef 4 norembre1813), d'empAcher le pillage- La punitEon ne &t rien, car lei soldats savent que pour cent hommes qui pillent un aenl est piui, an lira qu'en tenant la troupe sous les armn, tout le Bituide ett iatéreiséà prévenir le pillage. >
Ordre du 7 aorU iSMt.
> U est bien temps que le pillage cesse dans Badajoz... La commandant en chef a ordonné au maréchal prévAt de se transporter dans la ville, et de ^re «séeuto' tons iee boaimos qu'il troimra ooc^iés i inller.i
OréredaSaml 1849.
> Le commandant en chef réclame l'interrention de tons les officien pour qu'ils l'aident à mettre un tentie aux scènes beatnues d'ivrognerie et de pillage qui ont lien dans Badajoz. >
A tord Batkiiru.
t Les Espagnols ont beaucoup pillé et causé bewconp de mal (en France) les deux premiers jours; mais ce malheur même nous a rendu grand service. Plusieurs [ullards ont été exécutés, beaucoup ont ^ punis, et j'ai renvoyé toutes les troupes espagncdes en Espagne pour y prendre des cantonnements; cette mesm ■évèr» a convainai les Français de notre désir de ne Esiire aucnn wsà mx particdkn. *
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SIPPOHT DO CENTRAL GiZAN SUR LA BATAILLE DE VITTORIA.
c L'armée du Midi était en position sur les hanleurt en avant et Rusoortw, lor8quele4S,à2hearesderaprès-Bidî,je reçus Tordue du roi de compléter la garDÎGon da fort de Paocorbo à 600 hommes, et de porter l'armée sur la rive gauche de l'Ébro, passut par le pont d'Ar- BODûK, [tenant toutefois posiUon en avant de œ Ûeave poar coaTrir la mante des troupes de l'année du Centre qui, de Trevino et de Haro, se portait par la route de la PueUa sur Vittwia.
t En conséquence de cet (sdre, l'armée du Hidi commença son mou* vemett- rétrograde à l'entrée de la nuit, et au jour je loi fis prendre position en arrière de Hiranda. Vers midi, les troupes de l'année du Centre ayant (enniné leur mouvement, celles de l'année dn Midi reprirent le leur, en se dirigeant par la route de la Pnebla sur Vittoria, oà, d'iqwès l'ordre que j'en avais reçu, le quartier-général de l'armée devait idler a'^blir; c'est par suite de cet ordre que le parc d'artillerie et les équipages de l'armée, qui depuis deus jours ét^|ant établis à la Pnebla, fiirâu envoyés à Vitloria.
« En débouchant de la I^iebla, je trouvai le roi qui &isait prendre position à la garde ainsi qu'aux troupes de l'armée dn Centre, sur le plateau qui se trouve sur la rive gauche de la Zadorra, eu laoe dn riila^ de Handarès, dans l'objet de soutenir des troq[>es de l'année de Portugal qui se retiraient de Montevilé ayant un bible «>gagement avec l'ennemL Cet engagemeiA étant terminé , et le général comte Baille ayant pasaé la Zadorra, je reçus l'ordre dn roi de fÉiire prendre pONtMKi i l'ailnée du Blîdi sur la hauteur en avant du village d'Ariniz, plaçant les troupes à cheval sur la roule, la droite près de ta Zadorra, et pro l ong ea nt b gauche sur la montagne de Zubijana (de Alava).
t L'ursaée du Centce dut se fonoer en seconde ligne, sur fa hauteur de Jforyarita, et fut chargée de garder le pont de Villodas, et de Trespueales. Les Ironpes de l'armée de Portugal qu'avait avec lui le comte Beille furent prendre poùtion en troisième ligne, sur la même
• La cavalerie m'élant inutile dans la position que prenait l'année, la f'*diTiaÉaadedragon6futettvoyéei Ali, et laS*à AriagB.Ladivi- ■ion de cavderie l^ère resta à Ariniz, où le quartier général de l'armée
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* là coloune ennemie qui avait, eu rengagemeol avec les troupes dé l'armée de Portugal établît son camp sur la bauteur en avant de Hontevilé, en portant ses avaot-postes de gaucbe sur le village de Nanclarès, et ceux de droite sur la Zadorra.
t Le 20 au matin, je rectifiai la position que l'armée avait prise le 19 fort lard. La brigade d'infanterie de l'avant-garde, aux ordres du général Haransin, occupait le village de Zobijana. La petite roule qui de Zubijana conduit à la Pnebla fut reconnue, et de forts postes furent établis sur les hauteurs à la gauche de Zubijana pour obso^er la vallée deTÉbro, celle de Trevino et le point de la Puebla. De celle posilion on voyait encore parfaitement celle du camp ennemi ; et aucun mouvement ne pouvait être fait sans qu'il fût aperçu. ' I La journée du SO se passa sans aucun événement et sans que l'ennemi Rtancune espèœ d'observation sur le îaad qui était 'occupé par l'année.
t Dans la nuitdu 20 au 21» un déserteur ennemi arriva âmes avanlpostes, et donna ponr renseignement qu'il avait laissé, il y avait qaeAques heures, lord Wellington avec un gros corps de ses troupes snrla route de Bilbao à Viltoria; ce déserteur fut immédiatement envOTé ao quartier-général du roi.
t Le 24 , à 5 heures du matm, on aperçut beancoop de mouvement danslecampennemi;on y vit les troupes se former et les tentes disparaître. J'en fis immédiatement prévenir le roi, qui se trouvait dans ce moment sur la hauteur de Margarita, et qui se rendit immédiatement à la droite de ma ligne, d'où Sa Majesté apercevait le mouvement de l'ennemi.
1 Peu de temps après, les rapports du général Haransin annoncèrent qu'une forte colonne arrivait à la Pnebla, et qu'elle ctuitinnait son mouvement par la grande roule, se dirigeant sur Arinls, tandi» qu'une colonne moins forte sa dirigeait sur la crête de la montapie île Zubijana, par la petite roule. Des ordres furent immédiatemrat eovoyés au général Maransin de se porter, avec la totalité de ses troupes, sur la crête de la montagne, afin d'y devancer l'ennemi. Le général Darricau reçut ordre de remplacer, avec une de ses brigades, le général Maransin au village de Zubijana. Le général Maransin commença son mouvement, mais l'ennemi, qui de la Puebla s'était dirigé sur Zubijana, étant arrivé avant lui sur la crête de la montagne, ce gén^l ue put parvenir à y monter et à s'y maintenir, d'autant ^ba que les troupes qui débouchaient de la PueUa par la grande roale prenaient en grande partie la même direction, cl qu'elles allaient
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coatînuellement reaforçaot celles qoi éUient déjà arrivées sur la crête. I Le général Maransio se maintint sur le revers de la montagne- La brigade de la 6* division, qui s'était portée snr Zubijana, s'établït'sur la hauteur en arrière de ce village, eu arrêtant, par on tea soutenu, te mouvement de l'enaenii. L'artillerie de la 6* dïvisiou ainsi qiie la gaucfae de cette li{tne prirent part à l'aclion, et le village de Zubijana fut repris. La colonne qui avait continué son mouvement par la grande route fut vivement canonnée par l'artillerie de la division de cavalerie 1^^, qui était dans la batterie nouvellement construite, et par celle de la 6* divîsîan,et fui arrêtée dans son mouvement par le fendaftS* régioMDt qui défendait la batterie, et par les troupes qui défendaient l'approche du bois ; elle prit position et ne chercha plus à pousser vivement son attaque. Pendant que cette attaque avait lieu sur la rive gauche de la Zadorra, le corps ennemi qui était campé à Montevîté s'était rapproché de la Zadorra ; toutes les troupes qui le componîeat s'étaient massées en arrière du village de ^anclarès, d'où une t>artie Glait sur Villados, mais n'avait encore rien entrepris. Cette tranquil- IKé de la part de l'ennemi sur ma droite donnait h penser que son attaque sur la gauche n'était point la vraie, et qu'es la faisant il n'avait d'autre intention que celle de nous (Aiiger à dégarnir notre droite, en portant nos forces sur ce point. J'en fis l'observation au roi, vais elle ne fut point goûtée. H. le maréchal Jourdan nyaut annoncé ouvertement et publiquement que tous les mouvements que feisait l'ennemi sur notre droite n'étaient que de fausses démonstrations, aux.quelles on ne devait faire aucune attention, et que si nous perdions la bataille ce serait parce que la montagne qui était à la gauche de Zubijana resterait au pouvoir de l'ennemi, en conséquence je reçus l'ordre de reprendre cette position, et de m'y maintenir; et le général Tilly fut envoyé, par l'ordre direct du roi, avec sa division de dragcms pour observer le débouché de la vallée de Trevino sur Vittoria, par ou l'on présumait que l'ennemi se dirigeait. Je crois même que M. le général comte d'Erîon reçut l'ordre de faire «énerver le même point par une de ses divisions, et le roi quitta la ligne de la droitepour se porter à la gauche de la i* division; sans doute pour être mieux à même de diriger le mouvement de troupes qui allait s'exécuter dans celte parUe. — En conséquence de cette disposition du roi, la 3° division, aux ordres du général Vîllatle, reçut l'ordre de partir de sa position en arrière d'Ariniz, de se porter sur la hauteur â la gauche du village de Zumeizu, d'y former ses troupes, et d'attaquer, par la crête des montagnes, les troupes que l'enn^ni y avait établies. Les généraux
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Darricau et Haraïuin Imeal (H^reDiu da moDvaDMtnt da gdDéral Vfl- Ultfl, et reçarent l'ordre de le seconder dans cette attaque en atUqnaat à leur tour les troupes qu'elles avaient sur leors fronts, afin de les enpécber de renforcer celles que le général Villatte idiait attaquer. L'artiUerie, qui était à la gauche de la 4' division, fut reoforcâe par i pièces, et le Teu le plus soatennrecommatça. Ces diverses dîspoMitioas furent ponctoellenKDt exécutées. -~ Le général Villatte attaqoa reunemi avec sa vigueur ordinaire ; rien ne put résister au cfaoc da sa division. La position qui devait nous assurer le gain de la bataille fut reprise, ainsi que la banteur qui se trouve sur le front de Ztd>ijana, et l'ebUenii fut cullmté sur tous les points. L'afiàîre était dans cet état à l'année du Midi, lorsque des avis parvenus au rtH annoncèrent que les troupes qui étaient établies le long de la Zadorra étaient fortemnit attaquées; que l'ennenil passait cette rivière sur le pont de Treapoentes, et que le général Avy, qui gardait celui de VOIadoa, avac le S?" de diassénrs à cheval, et S pièces de cancm, ne pouvait plos s'y maioteuir. Siir ces différents avis, le roi me donna ordre de cesser loole attaque sar l'ennemi et de replier l'année du Hidi sur une poùlioa plus eu arrière qni ne serait indiquée. Un mouvemeot pareil était irè»difficile à foire, puisque les deux tiers de l'armée étaient engagés avec l'enneini, et qu'il me fallait beaucoup de temps pour foire prév«iir le général Villatte, qni se trouvait dans les montagnes et en avant de h ligne que l'armée allait abandonner. J'en fis l'observation à Sa Majesté. Je lui dis même que si elle avait les moyens de résister ans attaques que l'ennemi ferait sur la Zadorra, je croyais pouvoirlui répondre de me maintenir dans la posititm que j'occupais ; mais sa réponse fat qu'il fallait se retirer. Dès lors, je dos m'occuper à rallier le plus possible de mes troupes en donnant l'ordre aux divisions Conroux, Darricau et Villatte, eti la brigade Marannn de se replier de position en position jvsqa'i ce qu'ils fussent arrivés snr celle qui devait m'étre indiquée par H. le marédial Jonrdan. Ces ordres une fbis transmis, je me portai sur la hauteur en arrière d'Àriniz, où je donnai l'ordre i la divinon Lcnl de se rendre, après avoir toutefois f^it occuper le village d'Àrinis par on de ses ré^ments. Ce mouvement n'avait pour but que de contenir h colonne ennemie qui marchait par la grande ronle, et celle aussi qui allait déboucher par le pont de Villados, afta de donner pins de fooilité an restant de l'année qui était & la gauche de se retirer. Ce monveoeot s'exécuta avec calme. L'artillerie de la réserve, celte de la 3* divi^oa, et celle de la première et de la cavalerie légère qui s'y rémiimt firent un si grand fea qu'elles arrêtèrent le mouvement des coIobms en-
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DOniefl, et doonirent une grande focililé aux troupes de la g: de se replier- Hais Bte tKWvant débordé sur ma droite par l'ennemi qni avait passé la Zadorra, je dus penser à me replier pour venir pTfBdre position sur une hauteur en arrière dn village de Margarila, qni était occnpé par des troupes de l'armée du Centre, lesquelles étairal fortement engagiées avec l'ennemi. Ce monve L'artillerie et la 1" diviaion, que je dirigeai | mèreot de nouveau et reounmeiûèrflnt leur ligne se trouvant continaeliement débordée, i pour prendre la posiUon dont le roi m'avait pa aux portes de Vîttoria, je dus continuer mon mouvement sur cette ville, après toutefois avoir encore pris posîti<n à..., toqjoors dans l'inlentïOD de soutenir, avBC ma division de droite et mon artillerie, la retraite du restant de l'armée qni, sans cette disposition, se serait nécessairemeiit iroorée compraniie. ■
LXTTRBS 8VR DirVlB SIUBTS RKUTIP8 A Li GOmUt
d'espaghe.
Joseph à Napotém.
IrltlaM», 3t aoAt mm.
« Votre Majesté ne rend pas jasâce à son frère lorsqu'ils pense qu'il n'y a pas une tête ici : je ne manque ni de tdte, ni de conir; et quand je senis pétri de boue, j'ai trop vécu près de vous pour manquer detéteMdecoar.
« Le major généra (1) ne me iraile pas non plus en roi. L'adversité
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élève les hommes de ma trempe, et Alexandre traitait mieux ses ennemis vaincus. le n'ai aucun reproche à me feire : humble, t'U lef<aa,dant ta protpérité, j'aurai data la position où je niti la fierté (f un homme. Écrire au général Belliard, au maréchal Bessières, an général Hoothion que Voire Majesté désapprouve mes opérations passées, c'est m'6ter la confiance dont j'ai besoin pour mes (^rations à venir. Écrire i tout le monde ce qui ne doit être dit qu'au cbeT, c'est 6t«- à l'autorité l'ensemble et le serf, non moins néœssaîres à l'année qœ dans le gouvemement. •
Joieph à Napoléon.
■Ir udi, 2t wptembM IH».
€ On m'oppose des lettres du m^jor général : celoi-ci dmt avmr le i' et le 12*, celui-là le 55* et le 36*; toujours c'est la volooté de Votre Majesté qu'on oppose à la mienne.
t Je prie Votre Majesté de ne donner tes ordret qu'ànuA, et je let ferai exécuter. Qu'elle m'aulorite à ôter le commandement à celui qui répond par det conseils aux ordres qu'il reçoit, et surlout qu'elle pente bien quU n'y a personne dans [armée moint tâtonnenrqne moi; et ifuej'enste été te maître absolu de met mouvementt, ayant sous moi des chefs doàla et décidés, tels que Ney, I^febvre ou Merlin, Cennenù sermt en déroule parloul.»
Louis Paiafox au roi Ferdinand VIL
Les provinces d'Espagne, depuis qu'elles sont sous le joug des
Français, sont dans un état critique causé par l'absence de Votre Majesté; il n'existe pas d'autorité suprême, dirigée par une seule volonté, ce qui serait indispensable au bien de la monarchie. Chaque
' province est indépendante, et il faudrait, ou un chef suprême auquel elle obéirait, ou une direction unique.
< Les chefs et les juntes se croient siipériears les uns aux antres, et de toutes ces prétentions, il résulte naturelleçneiit des désordres.
' C'est à ces abus qu'il faut s'en prendre, si je n'ai pas^.exIeniBné les Français, et si je ne les ai pas forcés à repasser tes Pyrénées, i
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Napoléon à Joteph.
(ilnl-GluK, 19 octobre IMB.
c L'enoemï esl-tl h Bui^os ? Avez-vous laissé quelques troupes dans la dladelle, ou l'avez-vous détruite? Je ne sais absolument rien de ce que TOUS avez fait, sinon que c'est fâcheux. Je ne puis comprendre pourquoi l'étal-major n'écrit pas dans le plus grand détail tous les événements, comme cela doit être, et ne m'envoie pas les rapports des généraux a£n que je comprenne l'état de la question. A chaque escarmouche, je dois savoir combien de blessés et de tués, en&n le moindre détail. On me manque doublement en tenant une conduite si inexplicable. L'état-major doit écrire tous les jours trois pages, i
Joatpk à Napoièon.
< Le duc de Dantzig refuse d'exécuter les ordres que je lui ai Mvoyés; il s'appuie sur des ordres contraires qu'il a reçus du priuce deNen(ch&tel.>
NapoléoH à Joseph.
I Mon frère, j'ai lu un article de la Gaxelle de Madrid qui rend compte de la prise de Saragosse. On y fait l'éloge de ceux qui ont défiôida celte ville, sans doute pour encourager ceux de Valence et de Séville.
( Voilà, en vérité, une singulière politique. Certainement, il n'y a )HS UD Français qui n'ait le plus grand mépris pour ceux qui ont défendu Saragosse (1). Ceux qui se permettent de pareils écarts sont plus dangereux pour nous que les insurgés. Je crois bien qu'O'Barill ne l'a pas fait avec mauvaise intention ; mais voilà deux fois que cela lai arrive. >
j)> 00 loll que celle IMI noir pooT I wl*r«nKun di
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Jotepk à Napoléon.
■«dru. » irrll IRI».
< Sire, le maréchal Jourdan vient de me commuiiiquer une lettre du ministre de la guerre, du 9 avril ; elle contient des reprodies assez vîfe et, je croîs, pen mérités, en ce qu'OR se plaint qu'il n'y a pas en Espagne une impulsion centrale instantanée qui dirige tons les mouvements de l'armée.
t Le ministre de la guerre doit sentir que cette imjtiMon centrale «i itutanianée ne peut exister, dans l'état actuel des choses, que pour l'exécntlott des ordres qui arrivent de Paris en Espagne, à mesure de leur arrivée, puisque des ordres sont des ordres, etquejedoisy obéir, d'autant plus qu'il arrive tous les jours que les divers généraux reçoivent des ordres pareils, et que je ne puis pas prendre sur mot de rien y changer, sans courir le risque de voir mes ordres inexécutés, en contradiction avec ceux qui arrivent de Paris.
< Si, au lien de cette méthode, le ministre de la guerre prenait cdie de ne correspondre, pour les monvements des troupes, qu'avec ie maréchal Jourdan, nous serions sûrs au quartier-général, et toate l'année saurait aussi que l'action est imprimée du quartier-géndril d'Esi»gne; qu'ainsi elle est une et doit être réalisée sor-le-diamp. Si, mieux encore, le ministre de la guerre, au lieu de transmettre des ordres qui doivent être exécutés, se contentait de nous ^re connaître les intentions de Votre Majesté en masse, et nous dtninait des inMmclions et des directions générales, qui dussent être modifiées selcui les changettents survenus dans les aiSkires d'Espagne depnis que ces instmctiom ont été tracées à Paris; si Votre Majesté, me donnaat ses conseils, me laissait la bcullé de les suivre ou non, selon les événements, et qu'elle me témoignât la confiance dont j'ai besoin pour moimême et pour les antres, alors it pourrait y avtnr une direction centrale et instantanée, une impulsion qui partirait du quartier-général des armées d'Espagne, et qui naîtrait, autant que pos^Ie, des directions générales de Paris, subordonnées aux événements survenus et aux d^ils do moment; aUtnje pourrait, avec pbu dejuttice, Hre respoit- $abte de» memrei que j'aurais ordonnéet. i
Jotepk à Napoléon.
iiieicu, n idIh lan.
« Votre Majesté ne se doute pas que d^mis plus d'un mois je bùs
pooraûvre dan» le» montagnes des troupeaux de 7 à A mille mérioos, cOBdmts par des soldats^ 4" corps d'armée, devenu ber^en pour te eemptede quelques génératn, qui les dérobent ainù à leurs drapent, et les mérinos à leurs propriétaires (1).-. >
Joteph à f/apotéon.
Midrld, 18 Inniel )l».
f ... Je dis plus : je pense que les deux mesures que je propose suffiront ponr terminer les affaires d'Espagne comme Votre Majesté peut le dfeirer ; fente de les adopter, Je crois qne tout cela finira mal et trti-
Jouph à Napotéon.
t Sire, j'adresse à Votre Blajesté la lettre que je reçois de H. le maréchal Ney, en réponse à celles que je lui ai écrites de Hadrilejos, le 3, cl de Madrid, le i i. Je lui donnai l'ordre de se rendre auprès de . moi; j'avais des intentions très-bénévoles pour lui, comme le verra Votre Majesté : je comptais lui donner le commandanent da 4* corps, el par là lui éviter le malheur de désobéir aux ordres de V<Àre Majesté, ou le désagrément de se trouver sous les ordres du marécbal Sonlt.
« Votre Majesté verra que le maréchal Ney a cm ne devoir pas obéir k mes ordres, et qu'il ne parait pas disposé k obéir à ceux du maréchal Soult.
« Voire Majesté fera bien de rappeler en Allemagne le marécbal Ne;. D ne servira pas bien avec le maréchal Sonlt. >
Jotepk à Napoléon.
■mdrM, » «Mt l§M.
■ Le maréchal Ney continue à ne point obéir ni au marédial Soult, nî&nuù
D du officiera («aériui dont tnil parltr Ici II Ni JOMph.
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« l£6 insurrecliODS de la Galice et celles de la Castille sont dues en partie à TexaspératioD dans laquelle on a mis les habitants da pays. .Votre Majesté sait que je n'ai sur les troupes que l'autorité qu'elte bk donne. Lonquim maréchal ne m'obéil pat, que Votre Majetti le mt, el qu'elle permet qu'il continue de commander ton corpt, il ne me rate pliu iTaulre parU à prendre que de marcher sur lui avec les troupes qui vow dront m'obéir, ou à souffrir f ignominie el la désorganisation de Formée, ou à supplier Votre Majesté de donner le commandement de ses troupes h Uft homme autre que mm ; el comme ta royauté tout entière de [Espagne est aujounThuî dans te commandement de Formée française, je suppSe Voire Majesté d'accepter ma renonciation form^ au trine tTE^agne. Je désire qu'elle se persuade bien que, quel que soit le parti qu'elle prenne, je serai toujours, tant que je vivrai, n'importe où et dans quelle situation, son ami et son frère le plus aOectiouné. >
Napoléon à Clarke.
Se b [SU bru un , 10 otlobre IW».
< H. le général Clarke, je désire que vous écriviez au roi d'Espagne pour lui faire comprendre que rieu n'est plus contraire aux. r^les militaires que de faire connailre la force de son armée, soit dans des ordres du jour, soit dans des proclamations, soîl dans les gazettes; que lorsqu'on est induit à parler de ses forees, on doit les exagérer et les rendre redoutables, en en doublant ou en en triplant le nombre; et qu'au contraire, lorsqu'on parle de la force de l'ennemi, on doit la diminuer delà moitié ou du tiers; qu'à la guerre tout est morai; quels roi s'est éloigné de ce principe lorsqu'il a dit qu'il n'avait en tout que 40,000 hommes... •
Joseph à la rdne Julie.
Hidrid, 8 Dotenbra ISM.
< Le métier que je faià est intolérable tel qu'il est aujourd'hui. Si les rapports de l'empereur avec moi ne doivent pas changer, il laut que ma position change ; si sa conduite a eu pour objet de me dégoûter de l'Espagne, son but est rempli. Toute autre destination politique me conviendrait mieux. S'il lui convient de me laisser retirer au foud d'une province, loin des roules fréquentées, avec ma famille et no petit nombre de personnes peu signifiantes, je lui promets d'y nvre comme si je n'avais jamais connu d'autre étal. Je ne paraîtrai jamais k
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Paris : des livres, des arbres me distratront, et mes enfaots m'unaseroot. En&n tout genre de vie me convient, nnl n'est au-dessus ni au-dessous de moi ; mais rbumiliante posture qu'on voudrait me faire tenir sur le trône d'une grande naUon ne me convient pas. Je veux savoir ce qu'on veut de moi, el me retirer si ce qu'on me demande répugne à ma fierté, le ne veux pas être sous la tutelle de mes inférieurs; je ne veux pas voir mes provinces administrées par des hommes qui n'ont pas ma confiance; je ne veux pas être un eniânt couronné, parce que je n'ai pas besoin de couronne pour être homme, et que je me sens assez grand par moi-même pour ne pas vouloir monter sur des échasses... >
Ferdmmd, prince da Atturiet. à J<aejA.
c Sire, Votre Majesté a bien voulu me permettre de cmnpter sur son amitié. Je viens l'implorer aujourd'hui, en la priant de m'accorder son appui auprès de Sa Majesté l'empereur, son auguste frère, pour la réalisation du vœu cher à mon cœur, celui de voir mon sort uni au sort d'une nièce de Sa Majesté Impériale et Royale et de YotPe Majesté Catholique, conformément à l'espérance que j'en ai conçue depuis longtemps. A qui puis-je plus convenablement m'adresserqu'à Votre Majesté Catholique pour un objet si important pour moi? Elle m'a donné le droit de compter sur son intervention, el Votre Majesté Catholique ne me la refusera pas en ma qualité de prince d'Espagne.
< Je la prie aussi de m'accorder la décoration de l'ordre qu'elle Tient de créer sous la dénomination d'Ordre royiU teEipagne. J'ai le désir de prouver à Votre Majesté la sincérité de mes sentiments et ma confiance en elle.
■ De Votre Majesté Catholique, le dévoué frère (1 ). i
FuiDinAHD.
Joieph à NttjuMon.
Sinli-larli, U MTrisr lel*.
. Je dois penser que Votre Majesté doit aussi désirer de me mettre
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dans one position convenable vù^-vis de tout le monde ; eUe ne peaC pas TOidoir qne Bon frère soU à chaque instant hamilié par des orâiei qoe lui transmettent des généraux q/ù lèvent des ôopto, font des pn>damaUona, émanent des lois, et me rendent ridicule aux ynx de BUS Doneaax sujets.
• Les généraux Kdiermann et Loison, entre antres, ont bennooap bit de ces dioses-li. >
J<mph à iVapotéon.
« ... H. le marédial Ney a poussé l'insolte jusqu'à faire enlerer les caisses de mon recevenr, dans la ville même d'AviU, par des troupes de son corps d'année, qui ; sont entrées et ont exécuté ses i»ojets devant la garnison, à taqneUe le gouverneur a heureusement d(mné l'acàn délaisser faire.
* Si Votre Majesté n'a pas autonsé le maréchal Ne; à oel acte, et ml décret connu de moi de moi ne l'y aulwîse , le maFéctoI Ney sera puni par Virtre Majesté, je n'en doute pas.
■ Depuis longtemps je ne suis pas bien traité. Le temps écUren \9tn Hiiiesié; mais, dans aucun cas, Votre Majesté ne peut vouloir (^soD frêne, nmi qa'ïi puisse être, soit humilié et insulté, ie deuKudB justice à Votre Majesté, et je m'abstiens de toute autre «^ilication. »
Joiepk à Napoléon.
SidrU, la aoU wia.
■ Je tenà en sorte que la réponse qne j'attends de Vqtee Majesté me trouve à Madrid ; mais je la supplie de ne pas me faire atlôdre longtemps, car les choses sont plus fortes que les hommes; et, le jour où je serai entièrement abandonné par ma garde, par mon serrice, par tout ce qui constitue un gouvernement, je n'aurai plus d'autre parti que celui de rentrer en France pour me mettre à la disposition de Votre Majesté, en la priant de trouver bon qne je me réunisse à ma famille, dont je suis séparé depuis six années ; il est temps qne je retrouve dans l'cdscnrité domestique des afièctions et un csdme que le IrtMe m'a fait perdre, sans m'avoir rien donné en échange, puisque ce n'est pour moi qu'un lieu de supplice, d'oîi je contemple passivement la dévastation d'un pays que j'avais espéré pouvoir rendre beureux.
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• Je ne pais [dus m^Bie aujourd'hui, comme l'année passée, trouver on nfoge à l'armée. En combattant les ennemis de Voira Majesté et de rEspagne, nés iren étaient distraits du speidacle qui m'afiUge aujourd'hui, et du moins ma poùtion était compatible avec l'honneur. Si tout ce qui est répauda par les officiers qui arrivent de Paris, rendu vnùHublable par la lettre dn prinoe de Neufehftte), du 44 juillet, se vérifie-, si Votre Majesté m'ôte le commandement de l'armée d'Andalousie, et affecte exclusivement les revenus de ces provinces à l'armée, je n'ai plus d'autre parti k prendre qu'à quitter la partie •
Joteph à ta reine Jtdte.
■adrM, U aaAt 1*10.
• .» Si l'on veut tenir à l'Espagne ce qu'on loi a promiB, me donner toute autorité sur l'année, avoir en moi la confianoe qoi m'est due, l'Espagne sera pacifiée et amie de la Fnmce]dans un an ; si l'on continue dans le système commmcé depuis lévrier, toute l'Espagne sera bientôt une ardente fournaise d'où personne ne se tirera avec honneur. Dn ne connaît pas cette nation. Oui, c'est un lion que le raison condmra avec nn fil de soie, mais qu'un million de soldats ne réduira pas par la force militaire. Tont est ici soldat, si on veut gouverner militairement; tout sera ici am^ si on veut parier de l'iodépendAnee de l'Espagne, de la Uberté de la nation, de sa constitution, de ses cwlèe. Voilà la vérité : qu'on choisisse. Le temps prouvera ce que je dis.
Conserve cette lettre, elle est prophétique. Quant à moi, je serai heureux de rester roi d'Espagne, si je puis faire le bonbeor de la nation et m'acquilter envers la France en lui faisant de l'Espagne une b(«uie et utile amie; c'est ce que je ne puis faire qu'autant que l'empereur aura confiance en moi- S'il en est autrement, si l'on veut établir des gouvernements militaires, je ne suis pas propre à cela ; je ne puis pas être témoin de la flagellation des Français et des Espagnols. Je m'enveloppe de mon manteau, et il ne me reste qu'à me retirer. ■
Joseph à la reine JvUe.
■ijrld, IS aotembre laiO.
■ .- Je redeviens simple particulier avec plaisir dès que je ne puis {dus remplir mes devoirs de roi d'Espagne ; je trouverai de la grandeur dans la vie privée, du moment qu'die ne sera pas tous les jours un reproche que je me ferai à moinnéme, comme celle que je mène ici dejmis l'iinlitution des gouvernements militaires.
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■ Ce n'est pas l'ambition qui m'a foit aocepler la puissmce ; c'est la nàaoa et le sentimenl de ma dignité qui m'en fait a' l'ombre, lorsqu'il m'est démontré que je ne puis plus rien pour le bien de l'Espagne et de la France, et que je me déshonore ici comme un idiot, ou un ambitieux intrigant et dissimulé. Je ne suis ai l'un ai l'autre, et je le prouve en quittant le palais des rois, en témcùgaant ù l'empereur mes véritables sentiments. >
Joteph à Berthier.
Madrid, U r« Trier I8II.
> ... Les Espagnds qui prennent du service ne désertent pins aajourd'bDi, tant ^u'i/t «ml paifét; l'opinion publique ne leur fiait plos abandonner les drapeaux; ce n'est que le dénûment oîi ils setronveiit de tout, tandis que dans L'Andalousie on se livre à toutes sortes de profusions. Français et Espagnols, tout ce qui est auprès de mcû est dans Va plus affreuse misère. Aussi ne pois-je répondre de rien. •
Joteph à Berthier.
• ... Dois-je répéter si souvent que les troupes à mon service ne sont ni payées ni vêtues depuis huit mois? Celles de l'empereur n'ont pas de solde depuis sept; leur snbsistance même est compromis* aujourd'hui]... ■
Joiepk à Napotém.
> Sire, je ne puis assez redire à Votre Majesté que l'opinion est toi très-améliorée; que je suis sans ai^nt; qu'avec quelques millions nous ferions des progrès prodigieux, qui épargneraient biai du sang et des peines dans la suite. Toutes les bandes demandent i entrer à mon service; elles suivent le mouvement de l'opiniCMi : mais je n'ii pas le sou, je ne puis payer personne. •
Joiepk à Berthier.
■idrli, U M4t un.
• % j'avais reçu les secours qui m'ont été promis i Piris, j'aarû
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10,000 Espagnols au lieu de 5,000, et je pourrais suffire à tout; mais, sans argent, je ne puis babiller, équiper, solder des troupes nouvelles. On ne se bat plus pour des opinions ici : je le répète, aujourd'hui l'i^inioa est pour nous. Avec de l'aident on anrait plus de soldats qu'il n'en 6iul, désertant moins que les étrangers qui sont dans l'armée rraocaiae... ■
Jotepk a Berlhier.
■idrlil, M Mût 1811.
€ ... Si c^t état de choses dure, avant six mois nous évacuerons l'Espagne, faute de vivres. L'ennemi n'épargne pas l'argent. Quant à moi, pour tout dire d'un mot, puisque j'ai un chiffre, je ne sais pas comment je payerai ma table dans iiuit jours ; tous mes employés sont encore pis.
■ 11 faut que l'empereur connaisse la vérité, et je vous prie de ne pas lui laisser ignorer le contenu de celle lettre. El cependant, le moment d'uu grand changement est arrivé ; mais l'opinion cède à la force des choses.
■ Sans argent, sans territoire, sans troupes, sans autorité, comment l'opinion peut-elle longtemps entourer un homme? Une seule cliose me console : je n'ai pas ntérilé un pareil sort; mais ce qui ne me console pas, c'est que l'empereur use inutilement ses forces en Espagne, tandis qu'avec peu de moyens on pourrait tout terminer. ■
/ofepfc à Berthier.
■wirld, t (cpumbra l«ll.
■ ... Je le dis avec regret, mais je le dis avec v^lé : les affaires vont mal et très-mai en Espagne. 11 y a autant de despotes qu'il y a de gOQTf^eurs, de généraux et même d'intendants. Chacun fait des lois à sa guise; il n'y a nulle unité, nul ensemble. Les peuples, tiraillés dans tous les sens , alignés , dégoAtés , reprendront leur dernier courage, celui du désespoir.
• Les mesures prises par M. le duc de Raguse sont une nouvelle preuve de cette vérité. On exaspère le peuple sans profit. Il lirappe une «mtributicm de quaU« millions de réaux au moment même ofi il quitte la province de Tolède ; je n'en suis pas même prévenu, et la province de Tolède s'étend jusqu'aux portes de Madrid, et la province de Tolède ' T. m. 96
est presque en totalité occupée par ma garde, par des régiments espagnols!... ■•
Naptdém à Qarke.
kajert, ) octobre 1811.
■ Monsieur leducdeFeltre,jevouseavoie les lettresduduc de Tareote. Donnez le commandement de l'armée de Calalogae au général Decaen.
Répondez au duc de Tarente qu'il ne doit correspondre en ries avec le roi d'Espagne, ni répondre à aucune lettre de ses mioistres.
< Vous donneree la même instructiou au général Decaen. ■
J(aeph à riapotéon.
• Je suis aujourd'hui réduit à Madrid. Je suis entouré de la plus horrible misère, je ne vois que des malheureux autour de moi ; les principaux de mes fonctionnaires sont réduits à n'avoir pas de feu cbex eu\. J'ai tout donné, tout engagé; je suis moi-même tout près de la misère. Que Votre Majesté me permette de rentrer en France, ou que Votre Majesté me fasse payer exactement te million par mois qui m'a été promis à dater du 1" juillet; avec ce secours, je puis me traîner; sans cela, je ne puis pas prolonger mon séjour kî, et je serai embarrassé de faire même mon voyage : j'ai épuisé toutes mes ressources. ■
Jo$eph à CanJxaiadew de France.
■tdrtd, !• JuTfer 1811.
> En revenant en Espagne, il y a six mois, j'y ai rapporté de Paris la promesse de voir : au mois de septembre, te commandement et l'administration réunis dans un centre intéressé à la prompte pacification de l'Espagne; la promesse qu'il serait versé à mon trésor, à Madrid, le quart de toutes les contributions du royaume, cdie du cobh mandement des troupes des armées de Portugal et du Hidi, qiù se replieraient dans l'arrondissement occupé par l'armée du Centre.
■ Aucune de ces promesses ne s'est vérifiée
* La misère des employés civils est si grande, que j'ai tel de mes principaux fonctionnaires publics qui n'a pas de fini chez lui, 1^ antre quin'apasdepain, et îln'estpasdejonr,inonstcnrlecomte,qiKjeiie
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doDne à des geas à qni il est dft par l'Étal dix mille francs d'appointémenls, cmtfnna (et je vomies nomme)... ■
Napoléon à Berihier.
hrh, e liPTkr IBIl.
> HoB cousin, il y a dans les rêveries du marédul de Saxe, parmi beaucoup de choses extrêmement médiocres, des idées sur la manière de faire centriboer les pajs ennemis sans fatiguer l'année, qui m'ont paru bonnes. Lisez-les, et mettez-en le contenu dans une inslnicUon qd sera destinée à être enToyée à mes généraux en Espagne. ■
Joiepk à Bertlàer.
m L'empereur doit regarder comme uue preuve nouvelle de l'intérêt qui, par tontes les raisons possibles, m'attache à son service et au bien de la France, l'observallon que je renouvelle encore aujourd'hui de l'iodispensable et urgente nécessité de centraliser dans les mêmes mains la direction des armées et de l'administration, et la direction à doouer à l'ofùnion de toutes les provinces ; car le but de la guerre est un et dans l'intérêt des deux nations. Sans ces deux mesures principales, les affaires d'Espagne ne finiront jamais, ou finircwl mal pour les armées de Sa Majesté Impériale- •
Napoléon à Bertlùer.
nrli. lA mm isil.
€ Hon cousin, faites connaître au roi d'Espagne, par une estafette extraordinaire qui partira ce soir, que je lui confêre le commandement de toutes mes armées en Espagne, et que le maréciial Jourdan remplira les fonctions de chef d'élat-major. Vous informerez le roi que je lui (âis connaître mes intentions sous le point de vue politique par le canal de mon ambassadeur... >
Joteph à Bertlùer.
Ridrld. IT iTTlL IMS.
■ Je n'ai aucune notion sur les forces ennemies, ni sur les forces de l'armée française, chaque général s'étanl absolument isolé de moi
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depuis riostiUilion des gouvernemeots militaires. Je ne doute pas que l'emperear ne veuille me donner toute la laUlude indispensable pour changer l'état actuel des choses, et qu'il ne iQe continue les secours d'argent, dont j'ai plus besoin que jamais. Je n'ai point de noavelles du duc de Dalmatie; mais il n'est que trop probable que Badajoz doit être tombé au pouvoir de l'ennemi, et que Ciudad-Rodrigo a livré à l'armée anglaise tous les moyens d'artillerie qui existent en Espagne.
■ Les guérillas sont dans les gouvernements militaires des armées, car Uendizabal commande, à la télé de 42,000 hommes, à Potès; 3,000 sont sur l'Ëbre, 3,000 aux portes de Tolosa.
> La famine est dans les Villes; te désespoir est dans les campagnes, privées de tous moyens de transport et des moyens de labonra^. L'armée n'est pas soldée depuis plus d'un an. L'officier est malheureux, et le citoyen ne sait plus que croire du présent et du futur. >
Don Miguel Asuoua an mimttre de» affmret étrangères h Paru.
• ... L'opînioQ que les régiments et les corps espagnols sont nuisibles parce que ceux qui les composent désertent et vont augmenter le nombre des ennemis après avoir causé de grandes dépenses à VËtat, est ici généralement reçue, et par conséquent prématurée.
■ J'ai représenté au ministre qu'aucune mesure n'était {Jus nécessaire et plus politique que celle-là, parce qu'aucun gaaiaaaaeal ne peut exister sans force; que quoiqu'il soit vrai que dans le commencement la désertion fôt considéiâble, elle n'était pas si abs(^ae ni si complète qu'on le disait, puisque tontes les masses d'insurgés qui avaient pris te nom d*armées ont disparu, et se réduisent à quelques partis de brigands qui présentent peu d'attraits à ceux qui ont pris du service sous les drapeaux du roi; que tous les jours le nomïwe diminue à mesure que l'esprit, public s'étend dans les provinces, et qu'il est i espérer que bientôt on n'en voudra plus; que les corps espagnds employés aux garnisons laissent libres les troupes fi^çaises pour les opérations de la camp^ne, comme tes généraux français le désiraient, quand ils se plaignaient d'être obligés de diviser leurs forces pour conserver la tranquillité dans tes provinces déjjt soumises... •
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Joteph à Soult.
■ ... Le maréchal Marmont a l'ordre de suivre l'arniée anglaise par l'Estrainadure, en passant te Tage à Almaraz, si lord Wellington passe sur la rive gauche de ce fleuve, et fait mine de se porter en Andalousie. Le maréchal Harmont laisserait pour la garde de ses provinces la moitié de son armée.
■ Vous, monsieur le duc, vous recevez parla présente, tordre poàiif, à votre tour, de détacher le comte d'Erbm, avec le tien de voire armée. Vous le cbat^rez de suivre le mouvement de l'ennemi sur la gauche du Tage, de l'observer sans cesse, de retenir sur celte rive le corps du général Hill; et si ce corps passait sur la rive droite malgré sa présence, le comte d'Erlon devra se diriger vers le pont d' Almaraz, à l'effet de couvrir Madrid et d'être en mesure de prendre partaux événements qui pourraient avoir lieu. Le comte d'Erlon doit comespondre le plus souvent possible, par toute sorte de voies, avec te général Dannagnac, qui «miDiande sur le Tage à Talavera, à Almaraz, etc., etc.
■ Le mceèt det armée» françmset en Etpagne dépend dégomuât de taccord qm dtnl exuter entre Ut arméet du Midi et de Portugal Je suis placé an centre pour cela. Si le général anglais prend une offensive décidée sur l'une de nos armées, il doit y être Ixittu, si le maréchal Marmont d'un c6té, et vous de l'autre, monsieur le duc, vous exécutez ponctuellement les ordres que vous recevrez, et si vous pouvez obtenir que la correspondance devienne plus active entre ces divers corps, et par tontes sortes de voies. •
Joteph à Berthier,
lidrid, IS mal IBIl.
■ ... i' Va conseilla d'État, mon commissaire auprès du duc de Raguse, qui m'en fait l'éloge depuis un an, qui a beaucoup travaillé, est chassé par le général Foy comme un vil coquin, et pourquoi? parce que le général Foy veut faire à Talavera ce qu'il a foit, il y six mois, à Placencia ; qu'il veut pouvoir tout faire, i' La province d'Avila m'annonce des députatîons pour se plaindre d'un ordre du jour qui ordonne de brûler tous les villages qui ne fourniront pas ce que l'on demande, dans un moment oii le peuple n'a pal de pain. 3° La provinca de Ségovie est envahie par l'année de Portugal ; les mécontentements y grossissent-, on défend au peuple d'obéir à toute autre autorité qu'à
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celle du colonel du 50* régiment de Carmée de Portugal.
> le n'ai point de nouTelles de l'armée duJHidi, de l'amée du Nord ni de l'Aragon. Le général Dorseone m'écrit qu'il m'est pas sous mes ordres ; le maréc4ial Sachet ne m'a pas écrit depuis vingt jours, et ne me rend compte de rien. Le duc ieha\ma.VÊe ne m'a jamàt écrit et pareil ignorer mon commandement. Que l'empereur ne larde pas i se proooiicer, sinon tout croulera dans ce pays, surtout ^ l'c»peraar part pour le Nord. •
Joteph à Clarke.
■ ... J'avais déjà écrit particultèrement an général Caflarelli et à M. l'intendant général Dodon (lettres n" 2 et 3 des*éM.), parce qu'il n'y avait pas nn moment à perdre pour ramener l'armée du Merd ai système de centralisation adopté par l'empereur, et auquel elle s'est jusqu'ici refusée. En effet, le duc de Raguse ayant insisté, ainsi que TOUS le verrez par sa lettre du 29 du mois dernier au maréchal Jourdan, qui vous la communique, pour Obtenir le concours de l'armée da N<H^ dans le cas prévu par les instructions de l'empereur, je n'ai pas hésité à donner au comte GaffareHi les ordres positifs que vous trouverez consignés dans la lettre que je lui ai écrite k 3 de mois. J'espère que je serai obéi, et que ces dispositions ne rencontreront plus d'obstacles, surtout d'après les explications que contient votre lettre du 13, et qui ne laissent aucune incertitude sm* les inlMitionsde l'empereur, que vous aurez sans doute fait connaître directement aux généraux en chef. J'ajoute ù ces mesures celle d'envoyer un de mes aides de camp au duc de Dalmatte, avec les expéditions des lettres que je lui ai écrites les 19, 26 et S8 du mois dernier ; lettres qui ont toutes élé communiquées à H. le prince de Neufchàtel, el dont les copies sont actuellement entre vos mains. Je presse de nouveau l'exécution des ordres que j'ai donnés ponr faire agir le comte d'Erion dans (es diverses hypothèses développées dans ces lettres.
• J'ai écrit aussi au maréchal Suchel, ainsi que vous ranree vu par ma lettre du 29 mai au prince de Neufdifttel, pour faire marcher «ae division de l'armée de Valence. Ainsi, je pense avoir fait tout ce qu'il y a en mon pouvoir de foire pour soutenir l'armée de Portugal, eu la
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dégager selon le mouTeniMit de l'eDDemi, el couvrir eu même temps Madrid. >
Le eotond Betpra à Joiepk,
Milllr, n Juin IRIï.
• J'ai enfin demandé à U. le maréchal Soiilt si, dans le cas où les Ironpes anglaises marcheraient sur le Nord, le comte d'Erton recevrait l'ordre de passer te Tage. On me répondit positivement que non. Je n'ai pas cm devoir prolonger la discussion, et je priai H. le maréchal de faire connaitre lui-même & Voire Majesté ses iotealions. >
Joieph à SouU.
Madrid. M juin m:.
< ... Les événements ont assez jiult/îéfejmeniretf ne j'acaif/irtiefiel prouvé terreur diau taquetle vout ita tur tei véritdttet prcjett de» Angliài. Vous ave% pu vous tromper; mail li vom avez formeUemenl défendu (tu comte d'Erton de pauer te Tage, dan» te aa où les Angtaii ijui sont en Eitramadure se porttnàent mr ta rive droite de ce fleuve pour te joindre a» grot de Carmée ennemie, vous aurez donné au comte d^Erton des ordres contraires à ceux que j' m donnés à vous et à lui-mime; mua ave% mil votre autorité au-destus de la nàenne; vous ne me reconnaissez pat comme commandant des armées en Espagne.
t D'après cela, placé, comme je le serais, dans rallernalive, ou de me priver de vos (airats et de votre expérience militaires, on de laisser briser entre mes mains, dès les premiers pas, le pouvoir que je tiens de l'empereur, je ne puis hésiter..— >
Josepli à Sot^t.
< Monsieur le maréchal, j'ai reçu voire lettre du 8. Je vois avec la plus vive peine que les nouvelles désastreuses du 22 juillet, que vous coQoaissez, n'ont pu modifier en rien la résistance permanente que vous avez mise en vous isolant entièrement des affaires du Nord. Je vois, d'après ce que vous me mandez, que beaucoup de mes lettres ne vous BMt pas parvenues; nais je vois aussi que celie du 9 jmUet vous est parvenue huit joart après ta date. L'exécution de ta mesure qu'elie prétérit eût sauvé Madrid et peut'être CAndalouMe. Si j'eusse été rejoint
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par les 40,000 hommes que je vous ai demandés, lord Welliagton n'eftt pas impunémeat approché de Madrid; il eût été inquiété dans le Nord ou suivi daus le Hidi, quelle que Tàt celte de ces directions qu'il eût donnée à son armée. Hais le passé ne nous appartient plus, m le duc; venons au présent... »
Joiepk à Clarke.
( Monsieur le duc, il y a trois mois que je n'avais eu des noavdles de France ; je n'en ai eu ici que par les papiers publics. Rien ne m'est parvenu, ni de la grande armée ni de Paris, depuis le S juin. Je ne trouve pas de nouvelles de l'armée du Portugal ni de celle du Nwd. ■
Joiepk à Clarke.
VallulalM, 10 11 m ISlS.
* Le maréchal Jourdan vous envoie exactement les nouvelles du Hidi; elle sont on ne peut plus Hivorables. Le parti anglais a le dessous. Les troupes de l'insurrection se désorganisent ; et pour peu que les afiaires générales de l'Europe le permettent, je ne doute point que dans l'année courante, nos affaires ne prennent dans la Péninsule un aspect plus favorable que pendant celle qui vient de s'écouler. >
Joseph à Ctarke,
■ Le temja ne fut tout le» jours que me convaincre davantage que j'ai bien vu. Je n'hénte donc pat h. répéter : ballons tes Anglais, Us vrais ennetnit de la France en Espagne ; et les Espagnols redeu'tendroni des alliêt, et Us rentreront dans le système de la France, dans lequel i/i ont été depuis cent ans, et qu'Us regrettent tous les jours davantage. •
Joseph à Clarke,
< J'ai trop appris à me« dépens qu'il est impossible de commander des armées françaises organisées, conduites et administrées oomme elles l'ont été ; que, roi d'Espagne et général en chef, l'un nuit à l'autre.
et que, finissant par n'être ni l'un ni l'autre, je nuis à la France et à l'Espagne en ];HMioitgeant les déchirements, tandis que je n'ai jamais eu d'autre but ni d'autre ambition que de servir l'une et l'autre. La paâfitMàoK de Œtpagne par la forte de» arme$ eit im/xuriUe; je ne puij fue répéter aajoard'kvi ce que je dit depuit bmgtempt. ■
Oarke à Jourdan.
A l'approcbe de l'ouverture de la campagne, les dépêches de Sa najesté ne m'enlretenaieul qne de la mésintelligence des Anglais et des Espagnols, des dispositions favorables de la nation pour le roî, et même des ouvertures de plusieurs chefs pour se rallier à lui et lui amener sons ses drapeaux des corps d'armée entiers. »
Majesté