‹ Histoire du duc de Wellington (volume 4)Chapitre 8 sur 22 · ISI U DU · texte numérisé non relu

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(6) VolrZM'fufctei, t.lX, p. el, une retire au Welllnston cxpoie li gïrenl 1 ng pM «lolfner B«ua.

(7) LtltTt da 11 JiUn IBH, d don Juan O-Donoju.

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de son propre mouvement, à la régence de Madrid, pour lui recommander une amnistie générale en faveur de tous les Espagnols exilés : « Si mes efforts, dit-il, pour délivrer le a pays de ses oppresseurs sont couronnés de succès, tôt ou « tard des négociations s'ouvriront pour conclure une paix cr définitive entre la France et l'Espagne, — or l'amnistie « écartera la plus grande difficulté qui s'oppose à la conclu- « sion d'un tel arrangement. Au surplus, tous ces exilés, les « uns fort riches, tes autres doués de grands talents, seraient « en France une sorte de levier au moyen duquel cette puis- « sance révolutionnaire pourrait troubler perpétuellement la n tranquillité intérieure de l'Espagne. »

Ainsi, quelques jours après la bataille de Vittoria, et dans un moment où d'affreux libelles désignaient Wellington à la vindicte publique comme un ennemi de la nation et un pillard incorrigible, ce général, prétendu si sévère el si dur, prenait sous sa tente l'initiative de U seule mesure généreuse qui eût été proposée depuis l'origine de la guerre : « Les idées « que je viens d'exprimer, dit-il, me sont personnelles; ja- « mais je n'ai entretenu la plus petite correspondance à ce « sujet avec le gouvernement anglais qui, je crois, n'y a ja-

a mais songé Je puis attacher plus d'importance à ces

« idées qu'elles ne méritent, mais du moins elles me sont « inspirées par un dévouement sincère aux intérêts de l'Es- « pagne. »

Il faut lire cette admirable lettre pour apprécier les nobles et généreux sentiments de Wellington.

Rappelons encore la démarche qu'il fit, en 1810, auprès du comte Liverpool, dans le but de provoquer une souscription nationale en faveur des Portugais ruinés par la guerre (i), — et les mesures énergiques au moyen desquelles il empé-

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cba le pillage et la dévastatiûQ des provioees eBvabus pAr ses troupes, alors même que les habitants de ces proviooes fanaA très-mal disposés pour lui (i).

La TÏe de Wellington abonde en traits de ce genre. On sait comment il recueillit et 6t élever le fils de d'Hoondiab. trouvé sur un champ de bataille de l'Inde ; — comment il intwvint en fav^r du général Franceschi (a), du jeHoeHa»< carhenss et de plusieurs antres victimes de la barbarie des gouvernements de la Péninsule, — et avec quelle sollicitude il protégea contre la fureur des Portugais les blessés et les soldats ennemis que le sort de la guerre avait fait tomber entre ses mains après l'évacuation d'Oporto, en mai 1809. A l'occasion de ce dernier fait, il adressa aux habitants la proclamation suivante (3) : « Je vous engage à être miséricore dieux envers les blessés et les prisonniers. Les lois de la « guerre leur donnent des titres à ma protection, et je sais « décidé à la leur accorder. »

Pour assurer à ses soldats la même protection, le duc , connaissant l'bumanilé des ofBciers français, éoivit (4) au général Kellermann : « J'ose réclamer vos bons ofSees au- <t près du général en chef de l'armée française , et vous re- « commander mes blessés. Si c'est le maréchal Sonlt qui V commande, il me doit tous les soins qu'il peut donner à a ces braves soldats, car j'ai sauvé les siens, que le sort de la

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