‹ Histoire du duc de WellingtonChapitre 48 sur 86 · MO · texte numérisé non relu

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L'aile droite avait fait à peine 10 kilomètres dans la journée du 17.

Un second courrier fut envoyé au maréchal le 18, à quatre heures du matin, pour lui réitérer l'ordre expédié la veille.

A cinq heures, on reçut au quartier général un nouveau rapport, daté de Gembloux, deux heures du matin : « Dans ce rapport, Grouchy rendait compte qu'il avait appris, à six heures du soir, que Blùcher s'était dirigé avec toutes ses forces sur Wavre ; qu'en conséquence, il avait voulu l'y suivre à l'heure même ; mais que les troupes ayant déjà pris leur camp et fait la soupe, il ne partirait qu'au jour pour arriver de bonne heure devant Wavre, ce qui aurait le même effet : que le soldat serait bien reposé et plein d'ardeur (i). »

Il pleuvait sans interruption depuis le 17 à midi; le terrain était fortement détrempé; les soldats, d'un autre côté, avaient beaucoup souffert dans les marches et au bivouac. Est-ce la raison qui empêcha l'empereur d'attaquer de grand matin? Plusieurs écrivains le prétendent (2) ; mais, en étudiant les ordres donnés depuis la veille, on a quelque peine à admettre cette explication (0). Il semble résulter, en effet, de ces documents, que l'empereur s'attendait à n'avoir que les Anglo- Néerlandais à combattre, soit qu'il jugeât l'armée prussienne désorganisée, ou qu'il crût Wavre occupée seulement par une fraction de cette armée, ou qu'il regardât la jonction de Blucher et de Wellington en avant de la forêt de Soignes comme impossible. De toutes ces suppositions, la dernière est la plus admissible, parce que, pour se réunir aux Anglais,

(1) Mémoires de Napoléon. Gourgaud donne la même explication.

(2) Entre autres les auteurs des Victoires et conijuétes, t. XXIV, p. 201.

(3) D'après de Vaudoncourt (t. IV, p. 23) l'empereur, assuré par la dépèche du maréchal Grouchy (reçue à cinq heures du matin) que son aile droite serait à Wavre vers midi, voulut attendre jusqu'à ce moment pour attaquer. 11 fallut d'ailleurs accorder aux soldats quelques heures pour faire leur repas et nettoyer leurs armes.

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