‹ Histoire du duc de WellingtonChapitre 75 sur 86 · FAIBLESSE DES ARMEES ESPAGNOLES · texte numérisé non relu

FAIBLESSE DES ARMEES ESPAGNOLES

Les volontaires espagnols étaient individuellement actifs, sobres, braves, animés de sentiments patriotiques; mais les corps formés de volontaires étaient, sous le rapport du commandement, de l'organisation, de l'équipement,, de l'administration et de la discipline, trop inférieurs à l'armée française pour soutenir la lutte en rase campagne. Les officiers espagnols manquaient d'expérience, avaient peu d'instruction et affectaient une si ridicule confiance dans leur mérite, qu'ils ne profitaient ni des conseils ni des avertissements qu'on leur donnait : ils ne s'entendaient pas entre eux, ne jouissaient d'aucune autorité, et n'exerçaient pas la moindre influence sur leurs subordonnés. On ne peut leur contester le courage du Soldat ; mais comme chefs ils ne montrèrent absolument aucune fermeté sur le champ de bataille. C'est ce qui explique qu'ils eurent comparativement bien moins de généraux tués ou blessés que les Français et les Anglais.

Pour apprécier la faiblesse des armées espagnoles, il suffit de rappeler quelques faits empruntés aux relations des batailles livrées par ces armées de 1 808 à 1 81 4.

« A Rio-Seco, les volontaires furent saisis d'une terreur indicible. Lasalle, avec 1 ,200 hommes, poursuivit 25,000 fuyards qui poussaient des hurlements de désespoir (1 ). »

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