‹ Histoire du duc de WellingtonChapitre 78 sur 86 · SÉVÉRITÉ DE WELLINGTON ENVERS LES PILLARDS · texte numérisé non relu

SÉVÉRITÉ DE WELLINGTON ENVERS LES PILLARDS

A ceux qui accusent Wellington d'avoir favorisé le pillage des villes prises d'assaut, nous opposerons, outre les faits cités dans le texte, les ordres du jour suivants :

Ordre du 13 août 1803.

« Le major-général Wellesley punira avec la plus grande sévérité quiconque pillera dans le fort d'Ahmednuggur. »

Ordre du 7 novembi-e 1803.

« Quatre tambours se rendront sur-le-champ à la tente du sergent prévôt pour appliquer 200 coups de fouet à N.., que l'on a trouvé possesseur d'un animal provenant du bétail pillé. Le général -major prévient qu'à l'avenir tout homme convaincu de pillage sera puni de mort. »

A. Wellesley au colonel Murraij.

« Si les alliés mahrattes ne savaient pas que je puis faire pendre tout individu d'entre eux qui se serait trouvé pillant, non-seulement il y a longtemps que je serais mort de faim, mais encore il est très-probable qu'on serait venu m'enlever mon habit jusque sur le dos. »

Ordre du 3 octobre 1810.

« Un soldat anglais et un soldat portugais ont été pendus aujourd'hui pour avoir pillé dans la ville de Leyria, où ils se trouvaient, contrairement aux ordres et dans un but criminel. Le commandant en chef espère que cet exemple servira à détourner les autres de ces actes honteux ; les troupes peuvent être assurées qu'aucun fait de ce genre ne sera oublié. Elles sont bien nourries et bien soignées. Il n'y a donc ancune raison de piller, et du reste, rien ne saurait jamais justifier le pillage. »

Ordres du 19 mai et du 21 mai 1809.

Dans ces ordres , plusieurs fois renouvelés, sir Arthur Wellesley indiquait aux chefs de corps un bon moyen de prévenir les actes de pillage; c'était de faire des appels d'heure en heure et de punir sévèrement les hommes manquants.

«... C'est le seul moyen efficace, écrivit- il à don Freyre (le 1 4 novembre 1 81 3), d'empêcher le pillage. La punition ne fait rien, car les soldats savent que pour cent hommes qui pillent un seul est puni, au lieu qu'en tenant la troupe sous les armes, tout le monde est intéressé à prévenir le pillage. »

Ordre du 7 avril 1812.

« 11 est bien temps que le pillage cesse dans Badajoz... Le commandant en chef a ordonné au maréchal prévôt de se transporter dans la ville, et de faire exécuter tous les hommes qu'il trouvera occupés à piller. »

Ordre du 8 avril 1812.

« Le commandant en chef réclame l'intervention de tous les officiers pour qu'ils l'aident à mettre un terme aux scènes honteuses d'ivrognerie et de pillage qui ont lieu dans Badajoz. »

A lord Bathurst.

21 novembre 1813.

« Les Espagnols ont beaucoup pillé et causé beaucoup de mal (en France) les deux premiers jours; mais ce malheur même nous a rendu grand service. Plusieurs pillards ont été exécutés, beaucoup ont été punis, et j'ai renvoyé toutes les troupes espagnoles en Espagne pour y prendre des cantonnements; cette mesure sévère a convaincu les Français de notre désir de ne faire aucun mal aux particuliers. »

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