‹ Histoire du eiel et de la terre: nouvelle physique célesteChapitre 20 sur 22 · Priez que ces choses n'arrivent point durant l'hiver · texte numérisé non relu

Priez que ces choses n'arrivent point durant l'hiver

20. » Si le Seigneur n'avait abrégé ces jours, mil homme n'aurait été sauvé; mais il les a abrégés à cause des élus qu'il a choisis.

23. » Prenez donc garde à vous; vous voyez que je vous ai tout prédit.

24. » Mais dans ces jours-là et après cette affliction, le soleil s'obscurcira et la lune ne donnera plus sa lumière.

25. » Les étoiles tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.

30. » Je vous dis, en vérité, que cette génération ne passera point que toutes ces choses ne soient accomplies.

31.» Le ciel et la terre passeront^ mais mes paroles De passeront point.

32.» Quant à ce jour-là, ou à celle heure, nul ne sait, ni les anges du ciel, ni le Fils (Thomme), mais le Père seul (Dieu).

33.» Prenez garde à vous; veillez et priez, parce que vous ne savez quand ce temps viendra. »

(Euaiigile selon saint Marc, chap. xiii.)

» Par ces passages, que je pourrais faire suivre par bien d'autres, vous voyez que le but premier de la mission du Christ n'était autre que celle d'annoncer aux peuples qu'était arrivé le temps de la grande promesse qui devait réhabiliter Phuraanité devant Dieu et lui restituer sa primitive et si pure félicité; mais ce qui devait être fatalement précédé d'une terrible tourmente planétaire, de la destruction de notre monde plein d'iniquités et de douleurs, et de laquelle sortiraient peu d'élus au monde nouveau,

»Si je voulais vous rapporter encore ici, à l'appui de cette vérité touchant la mission du Christ et le but de ses JÊt;angiles ou nouvelles (qui est la traduction littérale du mot hébreu évangile), il faudrait vous, citer V Apocalypse tout entière; car l'auteur de cette œuvre , saint Jean , le disciple bien-aimé du maître, semble s'être complu^ pour lever tout équivoque, à rapporter, dans leurs détails et avec le langage astrologique, les futurs épisodes de cette grande tourmente prophétisée par toutes les générations» épisodes météorologiques et géogoniquesqui sont absolument semblables à ceux qui apparurent lors du bouleversement planétaire produit par l'arrivée de la lune, la première femme céleste, la femme qui n'était pas d'origine humaine.

» Prédire l'avenir était bien chez les astronomes anciens une science sérieuse et à laquelle ils avaient foi. Les mouvements des étoiles, dont ils ne pouvaient définir la cause, leur avaient donné cette croyance. La précession des équinoxes ayant toujours été pour eux un mystère incompréhen-^ sible, ils firent de sa grande période, une période religieuse

et sacrée, qu'ils appelèrent apochata%asi9 ou restilutio^ à cause du rétablissement des étoiles aux mêmes positions» par rapport aux cercles de la sphère que ce mouvement produit. Les astrologues et les théologiens firent toujours, jusqu'aux derniers temps du moyen âge, de ce retour purement astronomique, un retour moral et physique des choses humaines, et auquel Virgile lui-même avait foi , comme il le prouve dans ces vers :

Alter erit tum Tiphjs, et aller quae vehat Argo

Delectos heroas : erunt etiam altéra bella,

Atqne iterum ad Trojam magnus mittetar Achîtles.

Eclogue iTy r. 34-

» Saint Jean, le Christ et ses disciples, tous contemporains de Virgile, avaient aussi la croyance du poète romain, laquelle fut, à vrai dire, toute la philosophie de l'antiquité. Or, en prophétisant pour le siècle du Christ une tourmente planétaire qui devait détruire le vieux monde pour en produire un nouveau, tous les prophètes, ainsi que le Christ et saint Jean^ étaient loin de vouloir inventer des événements nouveaux; ils annonçaient uniquement le retour de pareils et aussi terribles épisodes planétaires^ qui avaient détruit le premier séjour de l'homme, son Paradis terrestre; ils annonçaient enfin , d'après les observations du ciel et d'après les croyances astrologiques reçues alors , que la grande période du malheur humain était à sa fin ; que la resUtution du Paradis terrestre allait s'opérer ; mais que ce fait devait être fatalement précédé dune grande tourmente planétaire, d'une abomination de la désolation , de la destruction du vieux monde, à laquelle peu d'hommes -échapperaient. Enfin, il devait se produire, à la restitution du Paradis terrestre, toutes les calamités et tous les désastres {danétaires qui avaient eu lieu lors de sa perte.

» Mais ce grand événement devait, d'après l'esprit astrologique, être précédé, comme l'avait été la destruction du Paradis terrestre, d'une étoile nouvelle apparaissant au ciel. Effectivement > vous savez qu'une nouvelle étoile devait, selon les prophéties dos mages ou savants de l'Asie, jouer un

grand rôle dans la délivrance de l'humanité; elle devait apparaître à la naissance de l'Agneau libérateur et tout puissant, c'est-à-dire à Tépoqueeù la constellation de TAgneau deviendrait équinoxe du printemps, et ainsi au siècle du Christ. Si cet immense échafaudage scientifique (que les terreurs de toutes les générations des siècles avaient érigé en ce monument gigantesque qui, jusqu^à nos jours, quoique de matériel il soit devenu spirituel^ est encore considéré comme une œuvre divine), recelait dans ses flancs la plus grande déception que rhumanité ait jamais essuyée, c'est que errare humanum est*

» Mais, puisque cette grande prophétie n'était, d'après l'esprit astrologique, que l'annonce, pour le siècle du Christ, du retour d'une grande tourmente planétaire, qui jadis détruisît la surface primitive de la terre, et bouleversa notre globe jusque dans ses entrailles, nous devons trouver dans les récils des événements annoncés par la prophétie, comme devant se reproduire de nouveau à la nouvelle destruction du monde, tous les épisodesqui accompagnèrent la première destruction amenée par le satellite ; et nous devonsde même voir, dans la prophétie de cette tourmente planétaire, une nouvelle étoile remplir la terrible mission de mort que possédait la lune, lors de son arrivée vers la terre.

» Prenons V Apocalypse. Dans le chapitre iv nous trouvons les premiers et successifs symptômes qu'amena l'approche progressive du satellite vers notre planète. Comme toute la science devinatoire des astrologues n'était que d'observer les faits civils et moraux se passant sous un aspect céleste, et de calculer le retour de cet aspect céleste, sous lequel devait, selon la croyance astrologique, se reproduire ces mêmes événements, l'usage des prophètes était de toujours parler au passé , ou autrement dire de prophétiser en narrant des faits jadis arrivés. Saint Jean et tous les prophètes astrologues agissent ainsi ; car^ dans le fait, leur science n'était que de raconter, comme devant se reproduire à Une époque calculée, des événements qui avaient déjà eu lieu à une époque antérieure.

308 PHYSIQUE CÉLËSTli'.

» Voulons-nous retrouver les premières commotions de U terre et le trouble porté dans son atmosphère, lors des premières atteintes du satellite se ruant sur notre planète? Saint Jean nous dit , dans son Apocalypse (réYélation), au chapitre iv :

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