‹ Histoire du ForezChapitre 110 sur 154 · CHAPITRE: XVU. Mf · texte numérisé non relu

CHAPITRE: XVU. Mf

Sdint^Yidal» et le reçurent comme ua Ubératew^ qm venait assurer le succès de leur cause, avec Taide de ses puissants auxiliaires^ les d'Urfé^ qui prirent une grande part aux engagem^iit^ qui eurent lieu aux. environs du Puy, prinçiparlexnent contre les châteaux d'Ëspaly et de, Polignac^ qui tenaient pour le roi, et que 1^ ligueurs ne cessèrent d'attaquer. Les deu]& partis renouvelèrent et abandonnèrent plusieu^ir fois leurs entreprises, toujours arrosées de sang et suivies de dévastations* Le jqégiment de mour sieur de L'£spinasse, commandé par k capitam? Hfiïïktyy fut celui qui se signala le mieux^

Pendant qu'Anne était ainsi occupé à çou^

mettre le Vêlais à la liguç, la paix vint à étr^

Iroqblée dans aQtre pays ps^: le: religionnai^ç^

Vantadour. Voici ce qu'on lit dans une lettre

d'Honoré d'Urfé aux consuls et échevins de

Ifyon» datée de; Sainl-Étienneji le 2 mai 1590 «

.«Je TOUS supplie de laisser sortir de vostre

siU^ quatre paqjiQts».... (mot t7/m£/^) avi sieur

Mathieu Falgard, marchand de nostre ville,

ayant charge de; :jq[ipnsieur Jehan Hure, aruiu:-

rier, afia qu'il jiit mqyen de prpmptiement parr

achever les cipr^sses et plastrons que je lui ay

coDimandé^ faut, pour moy que pour armer ma '

compagnie, qui est acheminée pour le secours

de la ville du Bourg-Àrgental, » etc.

. Chaste^ qui tenait epcore qqelques places

dans le Vêlais, sentant Timportance de cette

nt HISTOIRE DU FOREZ.

diversion, et espérant par là se décharger ait peu de la gêne que lui faisait éprouver notre bailli, envoya quatre-vingts arquebusiers à cheval et trente cuirassiers sous le commandement de Saint-Jusl» son propre frère, avec ordre d'aller rejoindre Vaniadour qui se trouvait à Saint-Sauveur.

Anne vit bien l'intention de son adversaire ; mais pour ne pas lui laisser un instant de repos, il écrivit du camp même d'Espaly au marquis dé Saint-Sorlin, lui faisant connaître Télat des affaires, et quant à lui désirant rester à son poste. « Et vous supplie humblement, dit-il, vous voulloir opposer à leurs desseings, en quoy vous pourrez estre assisté de monsieur de Chal-mazel, que je m'asseure ne manquera de vous aller treuver, avec ce qu'il a de la compagnie de monseigneur de Nemours. Aussi celle du •sieur de Varassiéu, et d'autres troupes, tant de nos amys que d'autres, et lesquels ils sera besoing envoyer du coslé de Firminy, pour leur empescher l'entrée de ce costé-là, et par mesme moyen vous conserverez et empescherez qu'ils ne s'estendent à Saint-Chamond, » etc.

Vantadour fut repoussé au commencement de juin ; mais on n'avait pu l'empêcher de Éaire de grands ravages dans le midi de la province. Quant à Anne, il était de retour à Monlbrison vers cette époque, ayant terminé les afikires dans le Vêlais* Dans ce temps, ses gens de

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