‹ Histoire du ForezChapitre 111 sur 154 · CHAPITRE XVn · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVn

Chàteaumorandavaient fait un prisonnier important nommé Corneton. Le mois suivant il se vit sur le point d'être obligé de marcher pour aller délivrer monsieur de Ghenillac, son oncle (par sa femme) 9 que Chazeron assiégeait dans son château. Liorsqu'Ânne eut reçu de Lyon la compagnie' de chevau-légers qu'il avait demandée, elle devint inutile, parce que Chazeron abandonna le château de Chenillac»

Anne *se rendit ensuite dans l'Auvergne, et était de retour à Saint-Just le 23 octobre. U écrivit de là à messieurs de Lyon pour leur demander leur compagnie de chevau-légers et celle de gens de pied, « pour une chose plus importante que je ne saurois dire. » Nous n'avons pu découvrir ce que ce pouvait être.

L'année suivante, il parait que les royalistes firent quelques progrès, aussi le bailli écrivait de Montbrison, le iâ février 1591, aux consuls et échevins de Lyon :

« Messieurs, je reconnoîs assez qu'il est besoin que ceux qui ont du zelle au party de la Sainte-Union se déclarent, et que proposant toutes choses nous chassions les ennemys de parmy nous ou eux nous. C'est pourquoy je me suis pensé ce soubz le bon plaisir de mon- , seigneur le marquis de Saint-Sorlin, qui represante la personne de monseigneur son frère en tout ce gouvernemant, faire convoque^ une assemblée la plus générale que je pourray, tant

de la noblesse que des villes, pour faire rettener le serment que nous avons fait ci devant poijyr la conservasston de la religion catholique, apostolique et roomine, et du païs, envers touts et contre touts, soubz l'autorité de monseigneur lo duc de Mayenne et de mes^eigneurs de NemotuES et de Saint-^Sorlio, et de. ne permettre neul vivre en paix dans ce pais qui ne fasse le. mesnuB serment ^y offrant touttefpis conserver les biens de ceux qui ne le voudrput feire, et qui sans troubler le pais jront faire la guerre ou demeur rer ailleurs, comme il leur plaira. Yoillà le dernier remède que. j'avois toujours gardé pour une estremité^à laquelle estants arrives je ne fais point de doubte qu'on n'en doive user, ea quoy je vous supplie me tenir la main. Nou3 sommes une trentaine et des premiers de ce païs qui sînerons cella j ceux du Puy et du Vêlais qui tiennent nostre party s'y joindront; ainsy ne reste que d'avoir l'autorité de mondict seigneur de Saint-^Sorliu, et savoir s'il vous plaist estre de la partie;, afin que touts par ensemble nous puissions faire quelque chose de bon, et bref que nous soyons du tout ou maistres ou vallets. Touttes les villes de ce païs y sont portées et ne sauroyent eslre les choses mieux disposées qu'elles sont. Le lieu de l'assemblée sera fort, propre en ceste ville, si vous le trou f et

1) Les biosi'aphes parisiens ont assuré qu'Anne n'était pas M"

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