‹ Histoire du ForezChapitre 115 sur 154 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

canoDy deiix grosses couleuvrines et trois compagnies de gentiï de pied, soubzia charge d'uii nooimé MeziereS, M anseau (du Màiis), qui commandoit à touts les capitaines, luti desquels s'apelloit Lafau, Tàultrë Lanoue. Ils demandent, estants là-hault, les usensiles : il fallut * les bailler, et ils cousterent à la ville plus de niil escus, et fiiretit payez Tespacé de huict niois. » Les troupes du duc de Nemours furent ensuite employées à soumettre les petits forts de la Plaine, qui opposèrent plus ou nloins de résistance. D'après un chroniqueur, Saint-SdrKri Se vit forcé de faire venir du canon pour forcer 8uri-lè-Comtal, en octobre 159S. Mfliis ifàntîcipons pas sur les événements.

Le faîle des grandeurs est bieh soutent voisin de Tabaisseuient. Nemours était parvenu à Tapogée de la gloire; il était maître absolu dans toute la province, au nioyen des garnisons qu'il avait placées dans Toissey, Belleville, Thizy, Charlieu, Saint-Boniiet, Montbrison, Virieu, Gondrieu, Vienne et son fort Pipet, etc. Ait moment où il s'y attendait le moins(septembre) j jf)ar ordre de Mayenne, son frère aîné, le lîguieùf le plus capable et le plus désintéressé, des barricades s'élevèrent dans Lyon mênie^ la capitale de son nouvel empire : il fût cerné et conduit avec quelques-tms de ses comjplices au fort de Pierre-Scise. Il parvint à s'en évader; mais mourut peu après, sans avoir pu jouir de ses

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m HISTOIRE DU FOREZ.

travaux* Saint-Sorlin hérita de son nom^ et de ses desseins» et Mëzières resta gôayerneur à Mont*brison^ ; mais ce coup arait été mcMtel, dans nos paySy au parti de Nemours et à celui de la ligue, qui déjà en avait reçu un lûen rude lors de rabjuration du roi.

Aussitôt que cet événement fut connu» Anne»

résolu à suivre la ligne politique des cousais et échevins de la ville de Lyon» leur écrivit» sept ou huit jours après :

« Messieurs» ayant seu assuremant se qui s'est £siict dans vostre ville» ]e me suis approché jusques icy de vous aultres» pour estre plus près si je vous puis faire service en quelque chose» comme j'ay plus amplemanl mandé à monsieur de Lyon, Seulement je vous suppUeray faire très assuré estât de moy et de ce qui en despand; et croyez que tput mon but n'est qu'à mainte* nir la patrie en bonne paix» qui est se me semble se que nous devons tous désirer. Aussy crois-je que l'on ne me voudra tollir (enlever) se qui m'appartient en se païs» et qu'on ne me peut mettre doupte» et me raportant à la suffisance du sieur de Jas» présent porteur» je iiniray ceste-cy» demeurant à jamais» etc.

« A la Bastie^ le â& keptembre i69â. »

1) Ces mutations fréquentes de noms, et la quantité dos titrts» rendent très difficile l'étude de cette époque de Phistoire.

2) «Le3mar8l6§itfu8t fondue une cloche pour Sainct-André de MonU)riMa, et fust parrain Htonaleur de la Rta^eiv, 9ergmU

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