‹ Histoire du ForezChapitre 117 sur 154 · CHAPITRE XVIL Î · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIL Î

pour son service que neul aulfre, non estant cella et contre la youllonté de sa majesté, vous voulez que je n'y aye que voir^ ou pour le moins que je me tiene à ce qui fut accordé avec monsieur le président des monnoies, avant que vous eussiez pris Techerpe blanche* Je vous supplie juger que puisque nous sommes touts soubz un maistre, il faut aussi que je jouisse de Totorité qu'il m'a donnée. J'ay maintenant tout 1er fort de la guerre de ces quartiers siu: les bras : monsieur le marquis de Saint- Sorlln, messieurs de Maugeron, Montespan; Gîmel, Montfau, Achier, Destain, et générale-^ ment toutes leurs forces dans le cœur du païs^ assistez de canons qui en deux heures peuvent estre mis en batterie devant les places que je tiens. Tellement qu'il faut qu'elles soyent- d'ordinaire fournies d'hommes pour recevoir le siège ; chose qui ne se peut faire sans, une essessive dépense, qui ne peult provenir de mes moyens, mais de ceux du roy ; ce qui fait que je m'en aide pour luy conserver ce que je luy ay acquis avec la pointe d^ mon espée. Puis Feurs a esté repris et Crouzet sur l'eunemy, oit je ne puis moins que d'eistablir garnison sus le fait des tailles. Quant à ce que vous m'aviez accordé, c'estoit tout ce qu'il pouvoit faire d'entretenir la garnison des places que je tenois bien petitement, et pensions alors que la trefve continueroit, ce qui n'a peus estre. Il est biea^

raisonnable que m'eslargissant sur Teimemy»

et croissant la dépense, que je croisse aussy de levëe de deniers, et puis messieurs vos tre* soriers généraux ne me laissent pas libre ce qui me fut mesmes accordé, comme vous pourrex voir par la coppie que je vous envoyé, car Roane m'estoit laissé ; oultre cela, monsieur de Saint-^Sorlin a tellement ravagé une partie des paroisses ou parcelles qui m'estoient laissées, qu'il est du tout impossible d>n rien tirer.

Touttefois s'il plaist à messieurs les trésoriers généraux m'allouer mon estât, tant pour les places que je soullois tenir, que pour celles qui ont esté prise modernement, je le prendray par leurs main^, ne désirant rien tant que de voir un bon ordre à tout, et leur porteray non seulement l'honneur et le respect qui leur est deu; mais tout ce qu'ils en sauroient désirer de moy, qui vous supplie de croire, etc.

« •••. U seroit bon qu'ils (les trésoriers) pra«nissent la paine de m'envoyer quelqu'un pour se résoudre de tout avec moy, et le plus promp^ tement sera le meilleur. On pourra par mesme moyen traiter avec monseigneur le marquis de Saint-Sorlin des tailles, qui fait semblant l'agréer ayant esté proposé par quelques gentilshonunes du païs, qui se £aschoient voir payer la taiiie deux fois. Croyez que je suis entièrement à vostre disposition puisque vous avez embrassé le service du roy. »

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