‹ Histoire du ForezChapitre 118 sur 154 · CHAPITRE XVir. t · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVir. t

Cette question des finances, de la tatltè était ' une des plus épineuses, des plus difficiles $ traiter, et malgré les fréquentes plaintes d'Anne, rien ne fut bien réglé. U écrivait le 30 juillet aux consuls et échevins de Lyon, leur ofitant ses troupes^ sa personne, et ses amis mêmes, pour le secours de leur TiUe horriblement maltraitée par Saint-Sorlin, qui Toulait délivrer son jfrère devenu prisonnier de Henri IV t « «[uoique les- officiers db bureau des finances ne na'aye donné occasion d^estre porté de bonne volonté, ce n'est maintenant que Ton s'en doit souvenir ; ains ( mais ) oublier tout, pour ne songer qu'à la fidèle afiection deue*au service^ de son roy....» €e langage était un peu nouveau dans la bouche d'Anne.

Dans le mois de mars il fut publié une trêve entre les troupes royales et celles de Saint- Sorlin. Ce genre de paix.n'étaît favorable qu'a» |mrti des ligueurs, qui composé |cesque exclusivement de soldats toujours en armes, savaient profiter des occasions, slnquiétant peu des articles qui les gênaient. Lorsqu eMe fut expirée (en avril), notre baiUi supplia messieurs de Lypn » de ne pas la renouveler : il vaudrait bien mieux ,< leur disait-il, travaifier à ime paix véritable* Cétaît en effet le seul moyen de tuer ce parti. Son conseil ne fut pas écouté ; mais voici une lettre qui justifie §es craintes. Elle est datée de Saint-Just-en-Ghevalet, le 17 mai 159û,

14g HISTOIRE pu FOREZ.

« Monsieur le marquis cle Saint-Sorlin me pardonnera, leur écrit-il, car je ne luy ay }amai$ mande que j'eusse pris Chasteauneuf» pour estxe du domaine du roy ; bien ay-je mande que je pe pansois avoir en rien rompu la trefve en Iç faisant fortifier, parce qu'il n'y a neul article qui defande de fortifier les places, si ce n'es( du long de quelques; rivières. Que touttefois si cella se treuroit contrevenant à la trefve, que je le fairois razer, pourveu qu'il fict repérer les çontrevanssions qu'ont faict ceux de Sainct-r Ge^nain-Laval• Premier, qu'on se soit saisy de Chasteauneuf, qui a toujours esté de mon deparlement, je vous laisse à juger si je ne luy pas offert la raison. Il m'escrivit une lettre plaine de menasses pour ceste place-là, qui certainement leur importe, à cause que le passage d'Ambert leur est fort malaisé, et qu'iU lie peuvent avoir ni bois ni avoine de la montagne à Montbrison ; mais cella ne m'esmeult guieres. Si la trefve est estimée profitable (ce que je ne tiens pas qu'elle soit), il me semble qu'il vau( n^ieux leur laisser ces deux places qu'ils tiennent en Dombes, que vous pourrez prendre à touttes heures, estant prez dç Lyon, que de quitter Ghasteauneuf, par le moyen duquel vous leur rendez une telle ville que Montbrison presque inu tille. Je vous supplie, messieurs, ne regetter tout le mal sur moy, et puisqiie je commanse à faire quelque chose

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