‹ Histoire du ForezChapitre 119 sur 154 · CHAPITRE XVn. S · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVn. S

de bon en ce pais, ne rinterrompez corne lorsque {'eux pris Surieu (Suri), car sans vostre trefve le roy tiendroit sans difiqulté et Montbrison et tout ce païs. Je ne veux ingérer de vous pro^ poser ce que vous avez afTaîre, car vous estes bons et sages ; mais il me semble quand vous respondrez à monsieur le marquis de Saint- Sorlin qu'il satisfasse aux contrevassions ( conrtrayentions) que les siens ont premièrement faits à la trefve, et qu'on le contentera touchant Chasteauneuf, ou que c'est une place qui appartient au roy, et qu'on ne la peult quitter sans son commandement, qu'il ne sauroit que redire; et bref, messieurs, la trefve luy est chose si avantageuse qu'il ne la veult pas refuser pour cest article. Au reste, je ne faudray (manquerai) d'avertir le sindic de ce que vous m'avez mandé, et y tiendray la main de tout mon pouvoir, pour le désir que j'ay voir union bien establie entre nous. Mais je ne panse pas que cella se puisse faire que par une assemblée du païs qui sera fort diilicile, à cause que ceux des villes n^ s'osent mettre aux chans, parce que lés Nemourùus n'osservent neulle trefve, temoing la defaicte de la compagnie de monsieur de Chevrieres. Touttçfois je fairay en cçUa et toute aultre chose ce que vous treuverez bon, vous suppliant de croire que quelques mauvais offices que vos députez m'ayent rendus prez de sa majesté, je ne désire que de vous en rendre

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de n boAS que vous cognoîsûes le toit que rot» aret ea en leur donnant ceste charge. Je ae recherche rien de noureau : le goaremeinent de ce païs sépara de ceUuj de Lkm a esté à trois de mes prédécesseurs devant moy ; quand j'y demeuneray, comme le roy me faict cest honneur que de m'en assurer, vous y tirerez du service de moy plus peut-*estre que celluy de vostre ville, à qui je ne me les^eray pour le moins jamais surpasser en honne voulkmté de TOUS servir, etc.

« Saint-Just, le 17 may 159%. »

On voit que le parti des nemouristes, comme Anne les appelle, était encore puissant dans notre pays. lis assiégeaient Yillerét à la fin de septembre, puisqu'on leur attribue le massacre du savant Antoine d'Urfé, lorsqu'il passait près de cette ville, le i.*^ octobre, se rendant de GhâteaumcHrand à la Bâtie, ou il alkit laire sa première visite à ses parents, après son élection à l'évéché de Saint-Flour.

Nous ferons remarquer que ce fut un De la Mure (Guy), qui, ayant assemblé les communes, chassa les capitaines Rozan et Gagemont, qui faisaient ce siège. Ce Guy était châtelain de Saint-Maurice, où déjà deux de ses aïeux s'étaient illustrés, fouitiissant au roi pour maintenir sa couronne, disait un procès-verbal de cette châtellenie, trois cents homme de pied et cinquante chevaux, qui avaient été levés dans

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