CHAPITRE XYII. 2Si
le mandement de Saint'-Maurice, et dont îb payèrent la solde. Ils portaient en 1577 le titre de ccMsimandants du fort de Verdier, qu'ils avaient dëfendn en 1563» et empêchèrent la surprise de Thixy et Lay par les religionnaiies K Au commencement de 1595, Saint-Soiiin obtint même quelques avantages* Anne en lait part à inessieurs de Lyon, par lettre du 2& mars* «•••••• Monsieur le marquis de Saint^Sorlin
a surprins Chalain^e-Gomtal, et fait piller et ravager ce qui estoit dedans, qui est une très belle et signalée prinse pour un prince cle s'at- ^quer particulièrement à maison de gentilshommes. Ce qui me fait croire qu'it n'avott traité qu'à autre fin que de tascher sous couUeur de ce, de surprendre quelque place ; pour moi )e n'y ayois aucune assurance, et n'ay laissé de me tenir toujours sur mes gardes, etc.... Je
suis encore attendant la resolution qu'avea prinse, de laquelle je vous supplie me faire certain, aiEu que je sache si je me tiendray à paix ou à guerre. Je pense que petit à petit leurs forces diminueront, ainsi qu'on m'a donné advis, mesmes les messieurs d'Auvergne à qui
les • (mot UUstUe) manquent, sans lesquels
il est (difficile d'en jouir. Si cela est, je vous en donneray advis. Cependant je vous ptie me vouloir assister enrers messieurs les trésoriers
1) Pbai«£tti, Lyonnais dignes de mémoire.
généraux, et nous mettre d'accord pour le fait des tailles, aiEn de nous oster de la confusion oii. nous sommes réduits, etc.*.. J'en attends quelque bon 'événement au proffit de tous et soullagement du peuple tant afflige. »
Quoiqu'il en soit de ces petites victoires de Saint-Sorlin dans nos pays, son parti n'avait plus aucun espoir ; elles n'avaient guère pour but que de faire accorder de meilleures conditions. Depuis la prise de Lyon, notre métropole, ce parti était comme mort ; aussi la plupart de nos ligueurs s'étaient hâtés de l'abandonner.
Le connétable de Montmorency, avec ses deux filles (la* duchesse de Vantadour et la comtesse d'Auvergne), après avoir séjourné quelque temps dans Saint-Étienne, s'était rendu dans le château de Saint-Chamond, appartenant au comte de Myolans, qui déjà sans doute avait fait sa soumission. Ayant pu se convaincre des nouveaux sentiments de ce dernier, le connétable l'envoya comme gouverneur en Vêlais, et le roi confirma cette nomination dans les termes les plus flatteurs, le 28 octobre, cherchant à s'attacher ce soldat, et par lui ses frères d'armes, dont il avait pu apprécier les talents, quoique dans des armées opposées aux siennes.
Le seigneur de Saint-Chamond établit son gouvernement dans le château de Polignac, à défaut de la ville du Puy, qui tenait toujours ppur les ligueurs, entre les mains desquels il