‹ Histoire du ForezChapitre 121 sur 154 · CHAPITRE XVU · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVU

avait lui-même contribué à la mettre. Ainsi sont changeantes les volontés humaines! Myolans devait se trouver heureux maintenant de ce que le château de Polignac avait résisté à ses attaques et à celles des d'Urfé.

En décembre, le roi confirma à Balthazar de Rivoire les droits de la seigneurie du Palais, près de Feurs, « en considération, portaient les lettres, des services qu'il nous a rendus, durant nos guerres mesmes^ à la conservation du chasteau et place forte de Saint-Romain-le- Puy sous son obéissance ei à ses propres dépens. » — Trente ans après, la seigneurie du Palais fut érigée en marquisat, et comme U ne pliait pas toujours aux souverains d'avoir à soumettre des places comme Saint-Romain, on en fit sauter les fortifications (1633). Ce travail seul coûta douze mille livres!

Aimard, seigneur de Saint-Priest, quoique encore sous le poids d une condamnation pour l'assassinat des seigneurs de Saint-Polgue père et fils, qu'il avait commis quelques années avant, reçut du roi, cette même année 159Û, le titre de marquis, et son fils eut plus . tard l'honneur d'être un des quatre seigneurs français qui allèrent sur la frontière recevoir l'infante d'Espagne, épouse de Louis XIIL

Quant à Anne, nous avons vu depuis longtemps qu'il avait suivi le parti de Lyon; déjà comme un courtisan de vieille souche, quelques

prqpos tenus sur soti compte» et qui pouvaient lui nuire dans Tesprit du roi, le mettaient à la torture*

Cependant Tordre ne pouvait se rétablir tant que Montbrison, la capitale de la province» serait dans les mains dès liguenrSé Anne qui, mieux que personne» était à même d'apprécier cette difficulté» écrivait de Saint-Just» le 3 mai 1595» au connétable de Montmorency» qui était conmie l'administrateur de toutes nos provinces :

«( Lapiisereenlaquelleseverra réduit ce pauvre pays me rend importun en vostre endroit» voyant ceux qui traitoyent tous résolus de ne rien fÎEiire pour ce que vous m'avez mandé» et tellement irritez qu'ils se résolurent faire pis que jamais» si on n'y remédie, et le remède n'en peut venir que de vos mains» nous octroyant une pièce de •••• (mot Ulinble)^ de quoy tirer cent cinquante on deux cents coups» et des troupes pour conduire le tout» et je fairay obliger pour les frais des personnaiges bien solvables de ce pays» si messieurs de Lyon ne nous en veulent accorder autrement; et parce que j'ay bien cognu que plusieurs, par la jalousie qu'ils ont de moy» vous doK^rnent de faire ce que je vous pitHpose pour le bien de ce pays» pour leur oster tout subjet» je vous supplie ordonner que toutes les places qui se prendront sercmt razées» pour leur oster l'opinion que je me veuille establir, et aifitt qu^ils cognoissent que ce n'est non plus

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