‹ Histoire du ForezChapitre 127 sur 154 · CHAPITRE XVIU · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIU

Us se plaignirent lie n'avcâr pas les méoaes droits que les catholiques; boudèient jHenii, et se mirent à recommencer .leurs courses.

« S'estant voulu arresler au viUagfe de TE^a ^ em. Forez, eu furent deschassez par ceux du lieu, et la na^ison où Us avoîeut faict qtielques asseiQ]>lées ^ea exécration d'acs &xt htaslée<» Les mesmes voulaat s'arrester en qlielqûes terres du baron de Sainct-Priest, seigneur hautjusticier 4le Sainct-Estienne de Furaù, kditt seigneur s'y opposa, et les en empescha âvêc un zèle vraiisieAt catholique» » Ainsi s'exprime itti chroniqueur peu tolérant.

Chassés de tous cotés dans aotte pays» ils ne pureat tester à Saint-Oerttiain--Laval «f t à Iol Tour, qu'ils avaient demandés par assignat en i6ââ. Ils allèrent pendiuat quelque temps s'étahlir près de Bourg-Argental ; mais en furent encore chassés. C'est ainsi qu'Henri IV «Tait songé à eux.

Il parait qu'il j avait encore quelques débris de la religion protestante en I6&I9 puisque les habitants de Saint-Marcellin obtinrent par remontrances qu'on n'en pratiquerait pas les cérémonies daiis l'enceinte de leur ville.

- Le même esprit qui disait proscrire les dissidents de notre pajrs j dônn&ît naissance à cette foule 4ie maisons religieuses^ sans btrt comme

i) Ce village, dans lequel passe une crande noute, tire son nom

sans mérite, qui pulullèrent dans nos villes, dans les . cinquante premières années de ce siècle. Nous faisons une exception en faveur du célèbre collège de TOratoire, établi à Montbrison, par acte du 5 juin 162&, grâce aux largesses de Pierre Henrys. Cette maison, qui se trouvait dans les beaux bâtiments qu'occupe aujourd'hui rhôtel de la préfecture, rendit de grands services au pays. Il ne faut pas comparer non plus les faibles établissements dont nous voulons parler aux célèbres maisons de la Béniissons-Dieu, Bonlieu, Beaulieu, Val-Benoîte, etc. Cette dernière, il est vrai, avait été ruinée, et n'était pas fort riche alors. Elle n'avait qu'un revenu de huit cents livres, tandis* que la première en avait un de quatre mille, la seconde un de huit mille, etc. Puisque nous sommes sur ce sujet, nous allons donner ici un résumé approximatif des revenus des hôpitaux et maladreries du Forez, çxtrait d'une Pamllie royale de 16&7. Ces notes servent à faire connaître la vie locale.

Hôtel-Dieu de Montbrison.... 8,000 livres.

— Roanne 6,000

— Feurs MOO

— SaintJust . . . . • 2,000 Saint-Étienne n'est pas indiqué ici, parce qae

son hôpital ne fut fondé qu'en 16^5, par les libéralités de Jeanne Roussier, veuve de Jacques Bardonanche, qui mourut l'année suivante, religieuse de Sainte-Catherine. La ville de Saint-

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