CHAPITRE XVIII. S
qui donc avait semé Tëgalité, abattant la tête de toutes les plantes un peu hautes qui entourant la royauté, la garantissaient des orages populaires ?
169/i. Ghapelon nous a retrace dans son poétique patois une époque désastreuse, où nos pays furent ravagés en même temps par la guerre, la famine et la peste. Nous n'essayerons pas de détruire dans une mesquine traduction française la vigueur et la vérité de sentiments qu'on trouve dans les vers d'un de nos plus aimés poètes nationaux ; nous ne regrettons qu'une chose, c'est de ne pouvoir ici donner la pièce toute entière.
AbregedDs tout iquen ; parlons de noutre fiore,
Que 8*ai mettoot le gens plus lestous que de liore ;
Jamai vou s*êre veu lou dégât qu'éy Tant fat^
You Ty a cinq cents méy sons qu'éy Tant préy à prix fat,
£t vou n*éy pas assu ; si lou bai lion retoroe,
You n'y-ora mai que d'un que léyssarant lour corne.
You ne veut qu'orphelins, que veuves, que chiapiaux
Avouai de crapous néys, sen conta lou mantiaux.
Dempeu nô ou dix méy, j'y créy que la grapd clochi,
A bien gagni de liards à la marei parochi ;
Lou prêtres d'autra part aat bien fat lour zarais ;
Y Tant veu de lour jour ce qu'éy véyrant jamais.,/
Tiranchie tous lous jours ne sai quand de presonne;.
De Ty tourna sungie tout mon corps me frisonne !
Loaplus fermou-ayant pô, et met que vou zô diô.,.
Tremblava bien souvent au plus fort de lltiô, Quand je veïns de gens que ne créyant pas cbéyre, Et qu'ériant din séy jours couchits sur les zytéire : Jugie si j'aïn bien fantezi de dina, Et si prenin plaisir de lou galoupina.
You n'y-aït bien souvent que je considerava, Avouai que je riin, avouai qui badinave :
Tou me trahit lou ziA quand vous falit chanta. Et tous lous requiem ne faziant que tionta.
Quand quauques étrangiers nous voyant en besouni, Vou lou fazit sôva, ou ben faire la trouni; Y sai nous preniant tous par d'empestifera.
A vingt lieus k Tentour chacun n'ére embera ; Lengun voulit venir adure de denrée ; Tous lous jours lou bon DiA s'ay fazit se courvée; You veït tous lous jours prêtres ou capucins Confessa de âôrous mai de quaranta-<;in ; Yous entendîa le gens par toute le charreire. Disant : Un tau éi mort, je lou venou de véire; Una tella s'en va; vou n'y a que quatrou jour Que tréy de sous effans sont partis sen tambour ; You n'y a encore dou que vaut pleyer bagageou* La mort din pô de tion l'ay a fat de ravageou.... Un autrou tantequant vous donne par dessert Que pôrou Poulegniay devint pis qu'un désert ; Qu'ô l'ai veut plus lengun; qu'éy l'ant sara boutiqua; Qu'éy l'ai 'sont tous férus de quaqua fîevra étiqua; Qu'ô n'éi bien descendu environ milla corps, Qu'ant metta noutron crA puyant couma un chat mort; Et qu'aux autrous quartiers voué tout la mêma ch6sa: Lou Fessant, lou Mont-d'Or, vez lou Gaux, vez
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