‹ Histoire du ForezChapitre 134 sur 154 · CHAPITRE XYHL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XYHL

ha Uontat, Chavigaai, la viala, lou fauibourg, Tous lou petits endrets que s'aî sont à Tentour.

Si noutrou pare«-graDds ériant inquô sur terra, Sariaot-y pas surpréy de s'ay véire }a guerray La pesta, la famina

Ce morceau, ëerit potur Saiiit<-Éâeiine, nous donne idée de l'eut dans lequel se Crouvaîl le reste du pays.

Gomme établissement important, nous mentionnons ici la fondation du couvent Sainte- Marie de Montbrison, dont le beau bâtiment, qui ne coûta guère que deux cent mille lirres, fîit construit dans l'année séculaire 1700, par Martin de NoinviUe, architecte de Dijon. Quoique un peu écrasé, ce bâtiment, surmonté d'un dôme élégant, ne manque pas de grâce. Dans ceuyre, l'église, qui «st placée sous le dôme, et qui sert aujourd'hui aux séances de la cour d^assises, a trente-six pieds de large dans le milieu de la croisée, soixante^ouze de long, et quarante-Ufi de haut sous la clé de voûte K

L'église Notre-Dame de Saint^Étienne ne lut achevée que peu de temps avant cette époque. Elle a trente-<ûnq pieds de large et cent dix de long. Sa façade n'a rien de gracieux. La 43onstruGtion de cette église, qui jusqu'en i7S& ne fut que succursale, devint à Saînt- Étîenne un sujet de graves contestations.

1) Demièreineitt, en réparant ce d6me, on lui a fait un j^rand tort en faisant (Jlifparaltre lei 4ieiia-de-bQeut

Depuis sa fondation, dont la date est assez incertaine, si on s'en rapporte aux chroniqueurs de cette yille, mais que VAlmanaeh de Lyon (1786^ place en 1296^ la grande ëglise de Saint-Etienne» dëdiée à ce saint, avait joui du privilège d'être Tunique paroisse du lieu. Ses bénéfices étaient considérables, car dans ce dix-huitième siècle elle compta jusqu'à quarante mille paroissiens, tant de la ville que des environs* Aussi un vieux proverbe la mettait au nombre des trois bonnes paroisses de France : « Saint-Eustache de Paris, Saint-Nizier de Lyorj, Saint-Étienne de Forez.» Sa circonscription territoriale était beaucoup trop grande alors; mais elle avait été réglée dans un temps où la stérilité réelle du sot de Saint-Étienne éloignait de lui les cultivateurs. JNTous avons vu les premiers anachorètes de Val-Benoîte s'établir dans un désert que Saint- Etienne à couvert de maison : c'est que si la stérilité était à la surface de la terre, à l'intérieur se trouvaient les trésors que ses industrieux habitants ont si bien su exploiter. Bientôt sa population s'est accrue hors de toute prévision. Notre-Dame réclama le rang de paroisse; mais comme tout abus n'est anéanti que parce qu'en vieillissant il perd ses forces, malgié l'impérieuse nécessité, ce ne fut qu'à son corps défendant, et après avoir été plusieurs fois jottée

1) Mous ayons les meilleures raisons pour croire que c'est la véritable date 4e la fondation de l'église de Saint-Étienne.

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