CHAPITRE XVIII. Î
d'unanimes plaintes fut celui du uiilods^ et nous ne craignons pas de dire qu'avec les idées actuelles sur la propriëtë il aurait dû paraître le moins injuste : c'était un droit dHinfeodatwn, et on ne peut trouver mal qu'un seigneur ait établi un impôt sur la terre qu'il donnait on confiait^ car la propriété féodale n'était qu'un droit conventionnel, dont très souvent les femmes ne pouvaient pas hériter. Nous avons nous-mêmes donné un exemple qui prouve que le roi, quand il avait la force, avait le" droit de confier à d'autres mains l'administration d'un haut-fief, comme il fit à l'égard de Guy d'Auvergne, au comment cément du treizième siècle. On est forcé d'admettre que la propriété fut^ alofs le droit- du vainqueur; droit dont nous usons encore, moins, absolument peut-être, quand nous avons guerre avec des peuples barbares.
Quant à nos idées, qui ne sont pas basées sur le droit du vainqueur, elles difierent en ce que nous ne croy(His pa^ que la terre appar-* tienne au plus foit, mais à celui qui la fertilise, et nous approuvons l'homme qui débarrassa laL portion que seul il exploitait de toute redevance. ' Mais encore une fois, il faut bien se pénétrer d'une chose, c'est que le milods, aussi bien que les autres droits féodaux, étaient des revenus que les vainqueurs (Francs ou Bourguignons) avaient éubUs sur la Gaule, leur conquête.
A travers toute cette crise désordonnée, en