‹ Histoire du ForezChapitre 144 sur 154 · CHAPITRE XVm. SOI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVm. SOI

jiistice ëtaît le véritable bailli. Cet officier prit ^ le titre de vice-gérant, tenant la cour du comte de Forez, etc., et il est à remarquer que jusqu'à la liii du quatorzième siècle ces officiers furent presque tous pris parmi les chanoines de l'église Notre-Dame de Montbrison ; mais à partir de cette époque nous ne voyons plus parvenir à cette fonction que des laïcs, qui dès lors prirent le nom de lieutenant général du bailli.

Le bailliage de Forez jouissait de très grandes prérogatives ; mais elles s'accrurent encore lors* que, par l'union à la couronne, de bailliage comtal il dévint bailliage rojal ; car alors (par ëdit du roi François I.% de juin 1532), il put connaître de tous cas, royaux et autres. Jusqu'à la révolution, ce bailliage jouit de ce qu'on appelait alors le droit de concurrence et prévention sur les autres juridictions de la province, qui ressortissaient de lui.

La chàtellenie était la plus ancienne de ces - moindres juridictions. Depuis l'union à la couronne, les officiers en étaient nommés par le roi. Ils connaissaient de toutes affaires, excepté des cas royaux et privilégiés. En 1560, Papon fait connaître encore trente-quatre châtellenies qui étaient du domaine royal, « esquelles, dit-il, de tout temps et d'ancienneté, y a eu chastellains qui cognoissoyent des causes civiles jusques à soixante solds (sous); le surplus se traitoit à Montbrison par devant le juge de Forez, où

Zn HISTOIRE DU F0R£Z.

eiicores y aroit droit de preveatioa. » Voici ces châtellenies :

Montbrison Nërondé

Feurs Donzy

Saint-Galmîer Cleppé

Saint-Germain-Laval Saint-Maurice-sur-Loire

Cervières Villerêt Saiùt-Bonnet-le-ChâteauLe Yernay

Màrols Roannaison

Suri-le-Comtal Marcîlly

Sury-le-Bois Bourg-Argental

Saînt-Marcellin Pailïeret

Saint-Héand La Tour '

Saint-Haon-le-Ghàtel Yirignieu

Grozet Ghambéon

La FouîBouse Marclop

Saint-Jean-de-Bonnef. Lavieu

Ghâtelneuf Saint-Romain-le-Puy

Saint-Viclor-sur-Loire Montsupt.

« Les ToiSf dit en outre Papon^ pour le se-'* cours de leurs grandes affîtiises et ayde des âaances pour la guerre, ont prms argent sur lesdites chastelienies, au demer dix, sons âiciillé de lachet perpétuel, H <:e taismt ont acccndé toute justice ez-ûcheteucs, qui n^a pas esfbé csû*' méey et qa'ûs tiennent gratis :: dont aukuns f ont si grand proflSi; que d'an «eid exploit de jiistitt ils ont tiré la moiûé de ce que moiste le pn, et ce faisant, ayec le bon guet qu'ib ont en

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